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Asso YOG'ART est une association régie par la loi du 1er Juillet 1901 - Asso YOG'ART a pour objet la diffusion et l'enseignement du yoga à travers l'organisation de séances pratiques, de stages... pour l'approfondissement du yoga et d'une manière générale, la mise en œuvre de tout ce qui pourra concourir à favoriser cet approfondissement.

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Haridwar 2018

03/03/2019

Haridwar 2018

À la fin de l’été 2017, je décidai de repartir en Inde, avec quelques amis,  pour les vacances de Février 2018. Comme à chaque fois, durant cette période de l’année, mon premier objectif était de retrouver de bonnes conditions pour participer à la « Nuit de Shiva » (Shiva Ratri).  J’avais déjà vécu cette grande fête religieuse en 2011 à Varanasi et l’expérience avait été si forte que je m’enthousiasmais à l’idée de revivre une nouvelle fois cette fête en Inde. Cette fois-ci je jetai mon dévolu sur Haridwar,  la porte des Dieux, aux pieds des contreforts himalayens. Selon l’emploi du temps de mes amis et l’organisation de mon planning, curieusement je partais seul pour rejoindre Haridwar et participer à la Shiva Ratri. Même si beaucoup d’adeptes du yoga se disent intéressés par la Shiva Ratri, au final très peu la vivent selon la coutume traditionnelle.  La dévotion à Shiva n’est pas une activité ordinaire. Dès qu’il s’agit de tisser ce lien de manière efficiente et véritable, il se trouve finalement très peu de candidats. J’ai pu vérifier la rareté des véritables dévots de Shiva également en Inde.

 

 

Pour expliquer ce phénomène, vient en premier lieu, la barrière de l’identification à une divinité masculine. De manière générale,  les femmes ont du mal à s’identifier aux qualités masculines du dieu Shiva. De fait elles préfèrent s’identifier à d’autres divinités féminines, comme la Mère Divine, la Sainte Vierge ; Lakshmi, Tripura Sundari  etc…

 

En deuxième lieu, vient la barrière de l’identification à un Dieu ambivalent. En effet Shiva possède de nombreuses effigies et de nombreux aspects différents qui peuvent apparaitre contradictoires. Par exemple il est le Seigneur des Larmes (Rudra), le Destructeur (Virupaksha), le Maitre de la Mort (Maha Kâla), le terrible (Bhairava) et encore d’autres personnages inquiétants. Dans cette même veine, Shiva n’est pas une personne très fréquentable, il est accompagné d’une bande de voyous et de marginaux (les Gana) qui ne pensent qu’à faire la fête, à rire et à profiter de tous les plaisirs de la vie. Shiva, lui-même, est le maître de toutes les drogues, son activité principale étant la somatisation des drogues les plus fortes avec notamment l’Opium, le Cannabis Sativa et le fruit de la Datura. Entré dans un perpétuel coma, à l’image d’un cadavre exquis, Shiva  rêve le monde, le crée et le démonte dans le vide de sa propre mémoire.

 

En troisième lieu, il y a des austérités à respecter durant la Shiva Ratri. Il faut jeûner toute la journée et idéalement pratiquer toute la nuit, avec la récitation de mantra, la participation à des puja et des méditations sans dormir jusqu’au petit matin. Cela est très difficile et demande une véritable abnégation sans faille.

 

Pourtant en sanskrit la racine « Shiv » signifie auspicieux, favorable, gracieux. C’est ainsi que pour ses plus fervents adeptes, Shiva est avant tout un Dieu d’amour et de compassion. Il habite Kashi (Varanasi anciennement Bénares)  et accueille en son sein libérateur, toutes les âmes qui montent vers le ciel  avec la fumée des buchers funéraires de Manikarnika Ghât. Son cœur bat non loin de là au Kashi Vishwanath Temple ou Golden Temple, le temple d’Or en raison de ses portes et de son toit recouverts de feuilles d’or. L’autel principal qui accueille le Jyotir Lingam vibre au rythme des puja qui se succèdent quotidiennement depuis des temps immémoriaux. Le Vishwanath Temple est à mon sens l’endroit où le lien avec Shiva peut être ressenti le plus fortement sur cette planète. Les plus fidèles dévots sont immédiatement intoxiqués par la présence ineffable de Shiva, leurs yeux se révulsent vers le haut (Shambavi Mudrâ),  car ils ressentent la verticalité de l’énergie qui monte jusqu’au ciel.  Les fidèles de Shiva sont réputés pour leur ardeur et leur ferveur.  Certains errent comme des possédés,  sur les ghâts de Bénarès, la sébile à  la main, en psalmodiant le célèbre mantra  « Om Namah Shivaya ».  Selon ces dévots, mendier Son amour, en ce monde, est la seule activité véritable. Celui ou celle qui ne le réalise pas est perdu et ne peut jouir de Sa grâce.

 

 

Mais cette fois-ci, j’atterris au Centre International  Mâ Anandamayee à Kankhal, près du mausolée de la grande sainte de l’Inde,  dans une maison d’hôtes extrêmement bien tenue (2). Shri Mâ Ananda Mayi est l’une des personnalités spirituelles les plus emblématiques de l’Inde. Elle fut connue en France grâce notamment à un médecin exerçant dans les environs de Marseille qui partit pour l’Inde en 1950 à l’âge de 36 ans et y est resté après avoir rencontré Mâ Anandamayi. Il annula son billet de retour, vendit son cabinet médical par correspondance et entama pendant 19 mois une vie de voyages auprès de Mâ ... Jaï Mâ

 

La Shiva Ratri ayant lieu dans la nuit du lendemain, je décide d’aller visiter, ce premier jour dans la ville sainte, les ghâts où les pèlerins se baignent à Har Ki Pauri. La foule est compacte et j’avance en jouant des coudes pour accéder au pont qui mène au ghât principal. Je suis le seul européen et j’ai peur de me perdre dans ce dédale géant de rues et d’accès au Gange. Traversant  l’un des grands ponts, un vent venu des montagnes me rafraichit, le soleil inonde tout ce peuple d’une lumière éclatante, je ressens la beauté et la grandeur du lieu. Ici le Gange prend plusieurs bras et son débit en cette saison est fougueux.

 

Mais passé le pont, je sens que j’ai présumé de mes forces, la fatigue des longues heures du voyage ainsi que l’horaire très matinal du train me rattrapent d’un seul coup. Mes jambes flageolent et je suis pris de vertiges. Je me dis que ce genre d’expérience n’est plus de mon âge. Enfin je déambule dans la foule en me laissant aller à bien respirer avec le ventre. Incroyable, j’aperçois un grand panneau : une Guest House de l’Office du Tourisme Indien ! Je m’avance et tout de suite, un homme fort aimable me prie d’entrer pour me reposer dans le hall d’entrée. Assis confortablement dans un très bon fauteuil, il me sert un verre d’eau et me laisse souffler dans ce havre de paix. Mon hôte n’est autre que le directeur de cet établissement, nous entamons une conversation de circonstance, puis il m’invite à signer un registre de visite pour faire valoir la pertinence des dépenses du  contribuable indien. Je commande à la cantine attenante quelques chappattis et une bouteille d’eau et je reprends quelques forces en mangeant. Tout va bien, Shiva veille sur moi. Je décide d’en rester là pour aujourd’hui, je reviendrai demain durant la journée de jeûne.

 

Le jour de la Shiva Ratri,  je recouvre une bonne santé, mon corps accepte bien le jeûne et je retourne dans la foule des pèlerins pour visiter les ghâts qui bordent le Gange.  Je fais un peu de tourisme, prend des photos, discutent avec des locaux qui m’interpellent gentiment en me demandant d’où je viens. Inévitablement je me rends à la statue géante de Shiva, trônant majestueusement debout avec son trident. Enfin je fais quelques emplettes avec l’achat de Mâlâ en graine de Rudraksha (rosaires indiens) de bonne facture et une superbe conque naturelle avec un son qui me plait beaucoup. Et pour finir, j’assiste à la fameuse Ganga Aarti sur le ghât principal à Har Ki Pauri. La foule est immense et je mesure la ferveur de tout un peuple pour ses dieux et ses déesses. La spiritualité en Inde est réellement vivante et se trouve présente partout dans le cœur des hommes et des femmes de ce pays. Enfin je retourne à Kankhal au Daksh Mahadeva Temple (3), près du samadhi de Mâ. Je me fournis en eau du Gange dans un canal qui passe à côté, achète une offrande de fleurs et me positionne dans la file d’attente du temple. Je me retrouve seul européen au milieu des familles indiennes. À part quelques regards curieux, il semble que je m’intègre plutôt bien dans cette journée dédiée au culte de Shiva. Arrivé au saint des saints,  j’arrose le lingam d’eau du Gange et y dépose mes fleurs. Je constate la singularité de ce lingam, il dépasse de peu son support féminin (Yoni) et possède une forme creuse à l’intérieur.

 

 Shiva emporta alors la dépouille brûlée de Sati et entra dans un épouvantable chagrin. Ses pleurs n’en finissant pas, ivre de douleur, Shiva entama alors une danse macabre (Tandava), la danse céleste de destruction qui menaça de détruire la terre entière et tout l’univers. Vishnu décida alors de mettre fin à cette situation déplorable et découpa de son disque tournoyant (Sudarshana Chakra)  le corps restant de Sati en 54 morceaux qui tombèrent à différents endroits sur terre. C’est ainsi que selon cette légende, chacun de ces lieux est devenu un sanctuaire dédié au culte de la Déesse (Shakti Peeth). Shiva put enfin faire son deuil et selon une autre légende il retrouva Sati ressuscitée en la forme de Parvati. À ce titre,  Manikarnika Ghât est l’endroit où tomba la boucle d’oreille de Sati et le lieu le plus réputé est le temple de Kamakhya dans l’Assam où serait tombée la vulve de Sati.

 

Je rentrai à ma chambre et me posais pour quelques Mâlâ à Shiva. La Shiva Ratri représente comme une faille dans l’espace-temps. Elle est la seizième division de la lune, invisible et subtile (Ama Kâla), au moment de la lune noire. Cette nuit permet dit-on de sonder les profondeurs de son cœur et d’ouvrir une porte vers l’infini de la conscience. L’adepte qui médite profondément peut alors laisser venir à lui de nouvelles formulations, de nouvelles orientations pendant que d’autres pensées et d’autres devenirs se résorbent et disparaissent par cette même porte, dans l’obscurité de la nuit noire. Il s’agit comme d’un renouvellement des énergies du devenir, de  retrouver de nouveaux désirs et de nouveaux desseins. De plus la Shiva Ratri permet de tisser, années après années, ce lien  avec l’invisible et le sans forme, en la présence ineffable de Shiva. Dans le Tantra, la conscience est à la fois immanente au monde tout en lui étant transcendante. Cette philosophie prône une parfaite souveraineté de la Conscience sur toutes choses et sur tous les devenirs. La Nuit de Shiva aide à comprendre cette suprématie de la Conscience Divine.

 

 

Enfin sur le coup de minuit, je retournais au Daksh Mahadeva Temple. J’y retrouvais une petite communauté de fidèles venus faire les dernières offrandes de la nuit. Ma présence fut bien acceptée et je restais ainsi spectateur discret des us et coutumes du temple. Une petite assemblée d’une dizaine d’hommes se retrouvait  joyeusement pour un moment de convivialité et de partage avec le Baba du temple et le jeune Pujari chargé des rites. Je récitais mentalement des mantras une bonne heure en ce lieu particulièrement chargé et m’en retournais tranquillement à la chambre pour méditer jusqu’au petit matin. Je vécus ainsi une Shiva Ratri, somme toute ordinaire, dans l’usage indien, sans démesure, ni sensation extraordinaire, mais avec l’expérience d’une participation sincère aux rites et aux usages de la tradition.

 

Le lien avec Shiva est difficile à tisser, il faut une vie entière pour le rendre véritablement solide et tangible. Il s’agit d’entretenir un véritable échange d’Amour : d’un côté, le fidèle doit montrer une sincérité et une dévotion sans faille. Il doit engager non seulement son cœur mais également son corps et toute son âme. En retour de ces preuves d’Amour et de fidélité, Shiva montre régulièrement sa présence et dispense ses bonnes grâces à l’encontre du fidèle. À l’aide de ce Bhakti Yoga, lorsque ce lien devient suffisamment solide, l’individu, ou la conscience incarnée (jivatman), transcende les vicissitudes de l’expérience terrestre en résidant à l’intérieur de Soi dans une dimension purement spirituelle  (paramatman). L’adepte ressent l’immobilité dans le changement, il réside au centre de la roue des énergies comme dans un éternel présent.

 

En vérité, qu’existe t- il d’autre  que cette seule présence ?

 

Om Namah Shivaya.
Om Hrim Haoum Namah Shivaya
Om Hring Huaong Namah Shivaya

 

 

Michel Chauvet

 

 (Avec l'aimable autorisation de Yoganet )

 

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la porte du palais des dieux - 1

24/01/2019

la porte du palais des dieux - 1

« … Des bruits de rire, des ombres de lumière résonnent à travers mes oreilles, me séduisant et m’invitant. L’amour éternel et sans limite qui brille

autour de moi comme un million de soleils, m’appelle encore et encore à travers l’univers. Jai Guru Deva Om. Rien ne changera mon monde. »

« Across the Universe » John Lennon (Rishikesh 1968)

 

Indira Gandhi airport a l'air d'un pot de masalas sur le feu prêt à exploser, et ce n'est pas la mousson au dehors qui va arranger les choses. Elle a déferlé toute la nuit sur Dehli, qui se réveille sous un ciel de charbon. Débauche d'énergie, de couleurs, et de sons assourdissants, au départ de la capitale indienne.

Plus de huit heures de vol depuis la France, pour atterrir à Delhi. Il m'en faudra presque autant pour rejoindre Rishikesh, la capitale mondiale du yoga.

Dépassé Haridwar (c’est l’une des sept villes sacrées en Inde). Welcome, bienvenue dans la somptueuse et mythique vallée des Saints. C’est à Rishikesh « la porte du pays des dieux » selon la mythologie hindoue, que se trouve le passage qui mène au paradis.  

Les premiers contreforts des Himalayas se dessinent en fond de carte postale, à mon arrivée. Le crépuscule pointe son nez. Il fait un peu moins chaud maintenant, et l’air est enfin plus respirable. Le Gange a littéralement doublé de volume pendant la saison des pluies. Les eaux du fleuve laiteuses et crémeuses à souhait, scintillent dans l’obscurité naissante.

Le légendaire ashram de Maharishi mahesh Yogi (l’ashram des Beatles pour les touristes) s'est engourdi avec nostalgie dans les brumes, sur les hauteurs de Ram Jhula.  

Pour trouver un endroit sûr où dormir ce soir, il me faudra traverser le fleuve et Laxman Jhula Bridgequi danse le moonwalk, et se déhanche dangereusement sous l'effet du vent.

Première nuit indienne, hypnotique à souhait. Où je rêve tout le long de Rishikesh et de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant (dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation, dans le panthéon des divinités hindoues). Les grondements magiques du Gange en bande sonore m’accompagnent jusqu’au réveil, en fanfare, avec les cloches et les chants de l’ashram. Le ton de mon séjour est donné.

Premier réflexe après le chai épicé, me faufiler entre les gouttes de pluie tièdes du matin, puis enchainer les positions de yoga comme elles viennent, sur la terrasse de ma chambre. Comme dans un rêve, je m’enroule et je m’étire un long moment, au-dessus du Gange. Prolongation toute naturelle de ma séance en mode pranayama (yoga du souffle et de la respiration), le cœur au repos et la tête dans les nuages.

 

 

« En des temps très anciens vivait un "voyant", un Rishi qui se nommait Raibhya. Un jour, il vit apparaître le seigneur Vishnou sur la branche d'un manguier qui se courba sous le poids divin. Ainsi naquit la légende de la Terre du Manguier incliné, Kubjamraka, que l'on appela aussi Rishikesh, en hommage à celui qui y maîtrisa ses sens. Ce lieu est depuis les origines un havre de paix et de quiétude, où les chercheurs de vérité viennent se recueillir, se ressourcer, et méditer sur l'Absolu. » Joël Médina

Il règne à Rishikesh une atmosphère unique et spéciale, quelque chose de mystique. Que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Lovée aux pieds des Himalayas dans le nord de l’Inde, traversée par le Gange, la Mecque du yoga est vénérée par les hindous (Hrishika signifiant sens et Isha signifiant seigneur, « seigneur des sens » en référence au dieu hindou Vishnou). Elle est considérée comme un haut lieu de pèlerinage sacré. C’est aussi le point de départ vers les temples et les ashrams de Badrinath, Kedarnath, Gangotri et Yamnotri, plus haut dans les Himalayas.

Quand Maharishi mahesh Yogi (fondateur du mouvement de méditation transcendantale) invite les Beatles dans son ashram à la fin des années soixante, le monde entier se tourne vers l’éblouissante Rishikesh, qui décroche le titre prestigieux de capitale mondiale du yoga. Une vraie légende est née.  « Il est possible à tout homme de saturer sa conscience avec le bonheur intérieur, cette intelligence illimitée, qui demeure à la source de la pensée. (Maharishi mahesh Yogi) » 

Victime ou pas de son succès, Rishikesh s’est développée « à l’indienne ». Les écoles de yoga, les centres ayurvédiques, les ashrams, ont prospéré depuis, et poussé un peu partout. Au programme et sans modération,: tous types de yoga, méditation, massage, ayurvéda, cure de panchakarma … la totale.  

Une seule ombre au tableau peut-être, l’afflux de touristes à la saison chaude. Je vais m’installer quelques temps ici pour réapprendre le yoga, tout reprendre à zéro. Quelques mois, voire plus. Sadhana à plein temps (pratique, chemin spirituel), me fondre dans la ville sainte et me laisser porter par l’incroyable énergie des lieux. Prochaine étape : trouver « un Maître de yoga ».

 

 

« Le seul enseignement qui soit valable est celui que l’on accepte dans le plaisir. Il est impossible de ne pas le reconnaître car il éveille en vous la certitude d’avoir toujours su ce qu’il vous apprend. »  A. Daniélou

De la découverte à la pratique, de la pratique à la découverte du yoga. Tout s’est passé comme prévu. Les premiers contacts ont été les bons. Ma pratique s’est « spiritualisée en profondeur » et je « m’indianise » aussi, sans m’en rendre compte. Rapidement, j’ai trouvé un professeur qui m’initie aux subtilités du hatha-yoga traditionnel. C’est un swami (maître spirituel). Exactement ce que je voulais. J’apprends et je pratique avec lui, un peu plus de deux heures par jour environ. Plus les travaux pratiques, tout seul, de retour sur la terrasse de mon ashram.

L’engagement me donne des ailes. En même temps, j’ai exploré la ville avec passion.

Première surprise, le peuple de Hanuman s’est emparé de Rishikesh et l’a prise en otage. Les singes acrobates sont au spectacle partout. Ils piratent avec malice, et rackettent tout le monde sans exception aucune : les résidents, les pèlerins et les touristes. J’ai dû dès le départ moi aussi, faire le ménage sur la terrasse de ma chambre, et trouver un terrain d’entente avec eux. Ils sont chez eux et font ce qu’ils veulent. Ne pas les provoquer surtout !

Régulièrement, à la tombée du jour, je participe à la magie du spectacle de l’Aartî (célébration des lumières) sur les marches de Parmath Niketam Ashram, en face du Gange à Ram Jhula. Perpétuellement en mouvement, Rishikesh vit au rythme des rites et des traditions. L’Inde n’est-elle pas la terre des Védas (Védas, connaissance et l’ensemble des textes sacrés révélés aux sages indiens, les rishis) ?

 

 

Asso YOG'ART

 

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janusirasana (2)

08/08/2018

janusirasana (2)

Adaptez les séances et/ou exercices et positions que nous vous proposons dans cette rubrique, à votre rythme. N'oubliez-pas de pratiquer avec régularité et à heures régulières. le yoga est sans effort, ni violent. les progrès de la pratique sont graduels et constants. Pratiquez Janusirasana de préférence le matin et/ou en soirée.

 

Asseyez-vous sur les talons et vérifiez que le dos est raisonnablement droit. Conservez la position quelques instants, les mains sur les cuisses. Respirez calmement, lentement par le nez.

 

 

Vérifiez que le dos est raisonnablement droit. Alignez la jambe droite en face de vous, pliez la jambe gauche derrière vous. Inspirez en rejoignant les deux mains, plaquées l’une sur l’autre, sur la poitrine.

 

Expirez et penchez-vous ensuite en avant. Attrapez  le pied avec les mains (ou déposez les avant-bras et les mains de chaque côté de la jambe droite). "Vérouillez" le menton contre la poitrine.

 

 

Les bienfaits de la pratique:

 

Janusirasana  est une posture anti-douleur pour le dos. Elle est indiquée pour lutter contre le stress et les troubles du sommeil. La pratique régulière régénère le dos et la colonne vertébrale, soulage des tensions dans le dos, assouplit et tonifie les muscles des jambes. 

 

 

Asso YOG'ART

 

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Trikonasana posture du triangle

08/08/2018

Trikonasana posture du triangle

Adaptez les séances et/ou exercices et positions que nous vous proposons dans cette rubrique, à votre rythme. N'oubliez-pas de pratiquer avec régularité et à heures régulières. le yoga est sans effort, ni violent. les progrès de la pratique sont graduels et constants. Pratiquez Trikonasana de préférence le matin et/ou en soirée.  

 

Redressez le dos, écartez les pieds. Inspirez, étirez les bras sur les côtés. Conservez quelques instants la position en respirant calmement.

 

 

Pivotez le pied droit sur le côté, expirez, penchez-vous et rapprochez la main droite près du pied/cheville droit. Inspirez en étirant le bras gauche au dessus. Respirez calmement, conservez la position quelques instants.

 

 

Les bienfaits de la position:

 

Trikonasana tonifie les muscles des jambes. La pratique régulière assouplit les hanches et les jambes, développe la cage thoracique et soulage des douleurs du dos.

 

 

 

Asso YOG'ART

 

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