07 68 47 01 07

Monyoga.fr © 2022

MonYoga.fr

Asso YOG'ART est une association régie par la loi du 1er Juillet 1901 - Asso YOG'ART a pour objet la diffusion et l'enseignement du yoga à travers l'organisation de séances pratiques, de stages... Le yoga que nous proposons est un yoga traditionnel. Il est très simple d'approche, et convient à tous les niveaux, débutant et plus.

 

 

 

Monyoga.fr © 2022

Blog Yoga Bien-être Spiritualité

1 2 3 4 5 6 7 8 yoga Bien-être Spiritualité

Autobiographie d'une pilote non ordinaire - enfance et rébellion

03/10/2020

Autobiographie d'une pilote non ordinaire - enfance et rébellion

 

Enfance et rébellion - Extraits


Ma « petite maman petit ange adorée » s’occupe de nous du mieux qu’elle peut, mais ses trois filles Marguerite, Mirabelle et Framboise lui sont un lourd fardeau qu’elle ne nous cache pas. Est-ce la terrible perte de notre petite sœur Prune qui s’exprime par ses lamentations ? « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir des enfants pareilles ? » C’est la rengaine qui, dès que nous l’entendons mes sœurs et moi, nous fait éclater de rire, nous moquant de notre pauvre mère attristée et à bout de ressources. Le fait est qu’arrivée sur cette planète à fond la caisse, je ne m’éclate que dans ce qui va vite ou ce qui fait peur (à maman bien sûr, pas à moi). Comme de jouer au taureau (moi) chargeant le matador (Framboise) à travers tout l’appartement, pour finir le crâne éclaté dans les radiateurs ! Ou bien de grimper sur les rebords des fenêtres du huitième étage et regarder maman paniquée n’osant faire un geste de peur que l’immeuble s’écroule et moi avec. Ou bien encore de foncer tête baissée à bord de tout engin roulant, tricycle, vélo, kart ou moto, pour là aussi me fracasser en mille bobos tous plus sanglants les uns que les autres… Sans oublier que j’entraîne dans mon sillage la petite Framboise qui régulièrement se met à chougner en hurlant comme « une Matra qui démarre » ! Heureusement Marguerite, l’aînée compense, avec ses jupes plissées, ses lunettes studieuses et son air rangé. En apparence du moins… Et tandis que les jours s’écoulent avec leçons de piano et pâtisseries du dimanche personne ne se doute des tours fantasques et tragiques que la vie va nous jouer.


« Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir des enfants pareilles ? » 


Elle est pourtant croyante notre maman, pourquoi ne trouve-t-elle pas de support auprès de sa religion ? Auprès de la petite Marie, dont elle nous parle si souvent ? Il semble que sa religion lui ait plutôt montré un chemin de douleur, où tout doit être souffrance… La vie ne devrait être que peines et sacrifices, comme un chemin de croix. « Oh là là ! C’est gai ! » me dis-je dans ma jeune tête…


Sans grande conviction mais sans hostilité non plus, je suis tout cela et même le catéchisme avec l’attention d’une petite fille sage comme une image, priant la maman de Jésus chaque soir en lui offrant des icônes, ne comprenant pas cependant comment elle a pu concevoir son fils sans faire l’acte. Quel est le secret caché par ce prodige ? Il semble même que cet acte mystérieux dont on n’ose pas parler, l’acte qui nous permet de venir au monde et d’avoir des enfants, cet acte-là serait carrément le « pêché capital » !


Là, dans ma très jeune tête, je bloque. Quelque chose ne tourne pas rond dans cette religion. Ma mère ayant eu quatre enfants aurait donc pêché au moins quatre fois ? Comment serions-nous nées s’il ne fallait pas faire l’acte ? Comment les humains seraient-ils en vie ?


Ces questions me préoccupent beaucoup du haut de mes huit ans. Je ne comprends pas cette logique illogique et il me faudra près de quarante années avant de saisir la signification de ces concepts. Le sens caché enfin révélé de ces symboles sera bien loin des idées de pêché entraînant faute, culpabilité, punition et toute une chaîne de conditionnements arbitraires dont on me remplit la cervelle et la vie.


Aussi, vers le début de mon adolescence, lorsque mes propres désirs s’orientent vers les garçons, ma fidélité envers Marie jointe à l’adoration que je voue à ma petite maman se dégradent sérieusement pour tourner en haine féroce. Sans aucun recul pour comprendre que ma mère est simplement victime d’une éducation erronée, je l’accuse de tous les mensonges que je reçois, et le petit ange adoré devient un démon redouté.


C’est que je veux vivre mes rêves, moi ! Qui n’ont rien à voir avec la vie étriquée de ma famille calquée sur les modèles insipides subrepticement distillés par la société. Assurer un boulot jusqu’à la retraite (idéalement fonctionnaire), vacances d’été à l’océan, vacances d’hiver au ski, cotisations de sécu, livret d’épargne, congés payés, et ça roule ! Mais vers où ? C’est ça la vie ?


Des rêves d’absolu, l’union cosmique, le grand amour, je ne veux que ça. Les amourettes qui ponctuent ma vie ne m’intéressent pas. Je veux tout : la communion des âmes, la sublimation de l’amour dans le mélodrame, l’amour métaphysique et transcendantal. Carrément. Je divague en murmurant ces mots que je ne comprends pas, mais dont la seule résonance suffit à m’emporter au loin.


Assoiffée d’absolu. Assoiffée de vérité. Assoiffée de divin. Je suis. Mais je ne le sais pas encore. Je sais seulement que je ne supporte pas l’hypocrisie et que la vie que l’on me montre n’est que mensonge. Y compris la religion. Car je découvre peu après que sur la planète Terre, la même planète que Jésus et Marie, des humains se tuent au nom de leur religion, que même le terme « guerre de religions » est autorisé, admis, répertorié. Alors c’en est fini : je tire un trait définitif sur toute forme de religion puisqu’une telle incohérence venimeuse se cache en elle. Et comme je suis emplie de feu – que je ne sais ni reconnaître ni maîtriser – ce trait sera extrêmement violent.


Ça éclate.


Dans la famille : terminées les leçons de piano à la Croix-Rousse avec papa, finis les bons gâteaux du dessert dominical ; je balance ma rage en fuyant les repas familiaux au moindre prétexte, claquant les portes avec fracas pour me réfugier dans ma chambre et planer sur la musique des Pink Floyd en brûlant de l’encens enivrant.


Au lycée : être bonne élève n’empêche pas ma révolte de couver comme une bombe à retardement, surtout envers certains professeurs belliqueux que je provoque ouvertement avec mes vêtements de hippie, foulards de couleurs et autres attributs marginaux. Ce professeur d’allemand surtout, qui ressemble à Hitler avec sa petite moustache, sa raie dans les cheveux gominés et sa façon insupportable de secouer son trousseau de clés sur un rythme militaire en dirigeant notre entrée en classe, en rang comme des soldats ! « Marche Marche ! » vocifère-t-il sur la cadence infernale de sa limaille métallique. Je ne manque jamais de regarder ce frustré de la guerre dans les yeux lorsque je passe devant lui, y jetant haine et fureur qu’il me rend bien. Je ne compte plus les renvois et convocations chez le proviseur ! Peu m’importe ! Rien ne me fera plier devant cet énergumène aux allures de nazi.


Des années lycée, je garde un goût de jeans et de baskets, de parties de tarot dans les préaux lorsqu’on séchait les cours, de manifs contre l’autorité voleuse de liberté, de soirées de rock and roll endiablé et surtout, surtout, de solitude, de différence, de séparation de je ne sais quel être.


Que fais-je sur cette planète ? Quel est le sens de cette vie ? Les questions métaphysiques sont au centre de mes préoccupations. Lors de toute réunion, soirée, partie, aussi excitantes soient-elles, je finis toujours par m’échapper vers un endroit calme. Alors, je regarde mes pieds, en baskets, puis les étoiles, et mes pieds, et les étoiles… C’est quoi, cette histoire ? Qu’est-ce que je fais là, moi ?


Et chaque fois comme si je devenais grain de poussière, un immense vertige me fait tourbillonner dans l’espace, voguer d’étoile en étoile, entendant leurs rires cosmiques et cristallins qui me taquinent tandis que mes questions lancinantes restent en suspens.


Peintures et maquillages, masques et paillettes, faire le beau et montrer le vernis. Cacher ce qui est vrai et que personne ne voit. Notre société roule toute seule en emportant des milliers d’êtres humains vers un no man’s land désertique, sans cohérence ni vérité. Ce monde est faux et je n’en veux pas.


Aussi, lorsque je rencontre l’amour de ma vie, rebelle comme moi, nous vibrons à l’unisson. Refusant d’être comme les « normaux » du monde et de la société, nous embarquons dans un bateau ivre d’amour et de passion pour être simplement nous-mêmes. Mais comment faire ? Cela nous ne le savons pas. Alors tout sera extrêmement violent et passionnellement destructeur…

 

 

 

 

Autobiographie d'une pilote non ordinaire

 

Avec l'aimable autorisation de Mirabelle Forsythia

 

Hanumanasana posture de hanuman (roi des singes)

21/07/2020

Hanumanasana posture de hanuman (roi des singes)

Adaptez les séances et/ou exercices et positions que nous vous proposons dans cette rubrique, à votre rythme. N'oubliez-pas de pratiquer avec régularité et à heures régulières. le yoga est sans effort, ni violent. les progrès de la pratique sont graduels et constants. Pratiquez Hanumanasana de préférence le matin et/ou en soirée.

 

Prenez appui sur le genou gauche, avancez le pied droit devant (trente centimètres) le genou gauche. Placez les deux mains de chaque côté du pied droit. Faites glisser le pied droit devant vous, étirez la jambe droite puis la jambe gauche derrière (en supportant le poids du corps et l'effort sur les mains). Fermez les yeux, inspirez, redressez le dos et rejoignez les deux mains sur la poitrine. Conservez la position, respirez calmement.

 

 

 

 

Les bienfaits de la position:

 

La pratique régulière de Hanumanasana assouplit les jambes, améliore la  circulation dans les jambes et les hanches, et tonifie les muscles abdominaux.  La pratique régulière tonifie les muscles des jambes.

 

 

Asso YOG'ART

 

laissez parler les sâdhus

15/06/2020

laissez parler les sâdhus

J'utiliserai ici les données recueillies au cours de mes six premiers mois de travail sur le terrain pour décrire l'approche ascétique du hatha yoga et des pratiques de yoga. Évidemment, il s'agit d'une analyse préliminaire car je rentre juste du travail sur le terrain, mais je pense qu'elle peut déjà fournir des informations intéressantes car elle représente l'opinion des ascètes appartenant aux principaux sampradâyas liés à la pratique du yoga : Dashanâmis, Râmânandïs, Nâths et aussi certains vairâgï du Râmânûjï sampradâya.

 

La compréhension émique du Hatha yoga

 

Hatha yoga chez les ascètes peut avoir plusieurs significations :


Le Hatha yoga est strictement lié au tapasyâ.
Le Hatha yoga est étroitement lié au prânàyâma.
Le Hatha yoga signifie l'union du soleil et de la lune.


• L'union du soleil et de la lune

 

Seuls 3 ascètes sur 48 m'ont expliqué le mot hatha en faisant référence à la signification ésotérique de ha - le soleil et de tha - la lune. L'un d'entre eux était un Nâth, Ram Nâth, engagé dans les activités de la maison d'édition du temple Gorakhnâth à Gorakhpur ; il possédait donc une connaissance plus « théorique » du hatha yoga que celle des ascètes de son sampradâya. L'autre était un yogi, Sanjay Rajgor Yogi, appartenant au Swami Narayan sampradâya, qui avait étudié le yoga dans plusieurs centres modernes, et le troisième était un pratiquant du Kaula Marga, Shyam Ânand Nâth, qui avait étudié tout seul des textes de yoga.

 

• La rétention de souffle (prânâyâma)

 

Le hatha yoga au sens de manipulation et de rétention des souffles (vayu) a été évoqué par 5 ascètes sur 48. Cette conception du hatha yoga était particulièrement affirmée par Mahant Garud Dâs jï Mahârâjjï, gourou et yogi expérimenté du Râmânûjï sampradâya. Il a souligné que l'objectif du hatha yoga est d'atteindre le kevala kumbhaka (suspension du souffle spontanée), puis d'entrer en samâdhi. Mais cela signifie que le hatha yogi atteint un stade où il ne va plus respirer s'il ne le veut pas et, ce faisant, il peut entraîner son corps dans la mort. Par conséquent, l'étape finale du hatha yoga est pour lui la mort du yogi qui reste en samâdhi. C'est pour cette raison qu'il n'apprécie pas le hatha yoga.

 

• L'intention stricte (tapasyâ)

 

Selon la majorité des ascètes que j'ai interviewés, le hatha yoga n'est pas une technique de yoga, mais une attitude mentale, définie par Ram Priye Dâs (une ascète de la Râmânandî sampradâya) comme une ferme intention (dridh sankalpa) d'atteindre ou d'accomplir un but. Un Nâth m'a dit que le hatha yoga, dans son sampradâya, signifie également suivre les règles et les comportements du sampradâya tout au long de la vie (donc une intention stricte d'être engagé dans la vie ascétique). Par conséquent, l'étiquette hatha yoga peut faire référence à des pratiques et à des comportements, et elle est également comprise de cette manière par les gens ordinaires.

 

Je vais donner un autre exemple simple tiré de mon travail sur le terrain. Quand j'étais à Varanasi, j'ai rencontré Narayan Dâs, un sadhu qui a passé les dix dernières années assis en lotus (padmâsana) au Lalitâ Ghât. "Il marche toujours pieds nus, il fait ses pèlerinages pieds nus, il est assis dans cette position toute la journée, c'est hatha yoga madame", m'a dit un des laïcs qui l'accompagnait. Quand j'ai parlé avec d'autres sâdhus, cette conception du hatha yoga comme étroitement lié au tapasyâ a toujours été mise en avant. J'en ai eu une autre preuve quand, à Ujjain, je suis allée à la rencontre d'un ûrdhva bâhu sadhu (un sadhu qui tient le bras levé), Bholâ Girï, du âvâhan akhàrâ, car un panneau à l'entrée de son campement indiquait «hatha yogi». Je me suis adressée à lui pour le questionner sur son tapasya et son titre de hatha yogi. Il m'a répondu que comme il pratique le tapasya (depuis 35 ans), il est considéré comme hatha yogi. Selon lui, ceux qui pratiquent le tapasya sont des hatha yogis, car le hatha yoga consiste à prendre une décision et y rester strictement jusqu'à ce que les résultats soient obtenus. Il ne s'intéresse ni aux âsanas ni au prânâyâma que, jamais de sa vie, il n'a pratiqués.

 

La compréhension émique de tapasya et des âsanas

 

Chez les ascètes, le sens de tapasya et de hatha yoga se recoupent souvent ; il semble parfois que le tapasya soit une pratique en soi, alors que le hatha yoga est l'approche utilisée pour pratiquer tapasya . Le mot tapasya peut désigner des pratiques spécifiques utilisées à une certaine période de l'année, comme s'asseoir sous le soleil chaud à midi, entouré d'un cercle de bouse de vache en feu (dhuni tapas) en saison chaude, ou rester dans l'eau plusieurs heures par jour en hiver (jala tapas) ; ou encore des austérités qui durent des années, comme se tenir debout, ou de garder le bras en l'air, ou rester silencieux, etc...

 

Cependant, tapasya est également défini comme ne manger que des fruits ou ne boire que du jus, comportements qui sont compris et donnés également comme exemples de hatha yoga. Quand j'ai demandé aux tapasyins pourquoi ils pratiquaient tapasya, j'ai obtenu ces réponses : les ascètes font tapasya pour montrer aux laïcs que, avec la force de la religion, des résultats incroyables peuvent être obtenus ; d'autres ont répondu qu'ils pratiquaient tapasya « pour le bien-être de la société » (Samâj kâ kalyân).  "Si les sadhus ne font pas tapasya, samsâr nahî chalegâ, le monde ne tournera pas. " (Bhole Puri)

 

Selon de nombreux sadhus, dans ce kali yuga, où les laïcs ont complètement perdu leur dharma, les ascètes ont le devoir de faire ce type de pratiques et de soutenir le monde. Par exemple, un sadhu m'a dit qu'il restait debout (khareshwari) pendant trois ans pour apporter de la pluie à Mumbai. Cependant, un autre croit aussi que l'ascète qui pratique tapasya pendant longtemps en obtient des siddhis spéciaux. Comme tapasya a un objectif social, il est montré en public. En fait, à Ujjain, on pouvait voir plusieurs ascètes faire tapasya (il y avait des khareshwari, ceux qui faisaient du dhuni tapas, etc.) mais presque personne ne faisait d'âsanas. Je n'ai vu qu'une personne en faire, dans un journal, et encore c'était en faisant dhuni tapas que cet ascète exécutait des âsanas. La raison pour laquelle les âsanas ne sont pas réalisés en public est que les ascètes les considèrent comme des pratiques personnelles non destinées à être exhibées. Selon Bhole Puri, les âsanas ne sont montrés que par « dukân-dhârï sâdhus », ceux qui «ont un magasin» et veulent gagner de l'argent avec. Pour la majorité des sadhus que j'ai interviewés, les âsanas sont des pratiques visant à garder le corps en bonne santé et à le rendre stable (sthir), car lorsque le corps est stable, l'esprit est stable et il devient plus facile de méditer.

 

Il me semble que certains âsanas, prânâyâmas, kriyâs et une connaissance générale du corps yogique appartiennent à une culture générale de l'ascèse considérée comme faisant partie du yoga. Il apparaît que chaque ascète sait exécuter quelques âsanas ou d'autres pratiques de yoga, et d'une manière ou d'une autre, il semble tout à fait acquis qu'ils possèdent tous des connaissances de base. Cependant, selon tous les ascètes avec lesquels j'ai parlé, les âsanas et le prânâyâma, mais aussi les sat karma (souvent appelé shat karma) sont des pratiques temporaires qui représentent la première étape du yoga et l'étape initiale pour l'ascète qui veut pratiquer la méditation (dhyân lagânâ). Mahant Mahi Maheshwar Bhârtï m'a dit qu'il n'était même pas nécessaire d'accomplir entièrement l'étape âsanas : il n'avait appris que peu d'âsanas et de prânâyâma, car il était capable d'atteindre son objectif sans les maîtriser complètement.

 

Garud Das dit ceci : « J'ai pratiqué tous les âsanas, les karma, les kriyâ et les mudrâ, et je n'ai reçu aucun shânti. Ce sont des pratiques physiques, vous ne devez pas perdre de temps avec elles ; si vous cherchez le yoga, alors vous devez faire dhyân .Grâce à cela, vous obtenez Gyana, puis le yoga, l'union avec le Paramàtmà   . La seule voie est le yoga du dhyàn. »

 

L'attitude générale à l'égard des âsanas est qu'ils sont nécessaires au début, mais ils ne doivent pas être confondus avec la pratique principale du yoga : la pratique du dhyâna.

 

L'importance de Dyâna

 

En fait, que je veuille parler d'âsana et de prânâyâma était assez étrange pour les ascètes, car pour eux ce ne sont que des pratiques physiques pour le corps, alors que le but principal du yoga est spirituel et qu'ils accordent plus d'attention à dhyâna. Pour beaucoup d'entre eux, à l'origine du parcours du yoga, il y a une quête religieuse, une recherche intérieure qui, pour être satisfaite, pousse l'individu à abandonner la vie sociale normale. Comme le disait Yogï Durgâ Bhâratï:: « Quand on veut vraiment répondre aux questions sur le soi, il est temps d'abandonner la vie sociale. Parce que la sâdhanâ doit être expérimentée correctement et que vairâgya (détachement / indifférence) et tyâga (abandon) doivent advenir ».


En effet, certains ascètes étaient sceptiques à propos de mes recherches, car le yoga (dans son sens spirituel) ne peut être décrit par des mots, ni compris par la collecte d'informations auprès de sâdhus, mais doit plutôt être "expérimenté" par la pratique.

 

Le Yoga en général

 

Pour eux, l'expérience de dhyâna et de l'union d'Atmâ et de Paramàtmà qui peut résulter de sa pratique conduit à une forme de connaissance différente et à être dans le monde avec une attitude différente. Je vais donner ici quelques exemples de résultats du yoga, au sens de jorinâ '*'. Pour Râdhe Purï (Dasanâmï sampradâya) : «Assis en padmâsana, l'esprit fixe et les yeux ouverts, vous visualisez Paramàtmà devant vous, lentement cette visualisation devient intériorisée. Paramàtmà entre par les yeux, toutes les visions sont devant vous, vous n'êtes pas obligé d'aller dans la jungle, Dieu est là où que vous soyez. Lorsque cette union se produit, les yeux se ferment et le sâdhu entre en samâdhi. Alors le corps est comme une boîte, vous pouvez le déplacer mais le sadhu, lui, ne sent rien».


Sumit Nath (Nath sampradaya) utilise des mots similaires. Il m'a dit que le but du yoga est d'acquérir un niveau de conscience intérieure constant. « Quand ceci est atteint, alors le corps n'est plus qu'un contenant de l'âme, donc rien n'est plus nécessaire pour le corps, ni manger, ni dormir. Il n'y a rien à réveiller, car cette réalité est toujours présente ».


De même, pour Garud Dâs (Râmânùjî sampradaya) : « Le corps du yogi devient un corps vide. Le yogi est présent dans le corps mais son Àtmâ peut aller très loin. Après avoir complètement senti et compris son corps, il n'est plus sensible à ce qui lui arrive ». Cependant, ce qui est clair chez les ascètes, c'est que pour atteindre ce but, deux facteurs sont d'une importance fondamentale : le brahmacarya et le guru.

 

L'importance du Brahmacarya et du Guru


Selon les ascètes, le brahmacarya (célibat) est une règle nécessaire. Selon Ram Caran Dâs : « Si on ne respecte pas le brahmacarya, il ne peut pas y avoir de résultat. C'est comme si tu allais à l'école mais que tu n'étudiais pas, tu n'obtiendrais rien. Si vous avez des relations sexuelles pendant que vous pratiquez le yoga, vous pouvez obtenir des résultats physiques, mais non spirituels, car tout votre accomplissement spirituel disparaît avec l'éjaculation.» Parfois, le maintien de brahmacarya repose sur des considérations plus pratiques. Mahant Ravîndra Girï, du Mahâ Nirvânî Akhàrà, m'a dit que le problème de la sexualité est aussi ce qu'il engendre : « Si vous mettez une femme enceinte, vous aurez une famille, vous devrez travailler et vous aurez beaucoup de pensées, alors il sera plus difficile de rendre votre esprit sthir. Quand vous n'avez pas ce type d'attachement, votre esprit peut devenir sîdhâ plus rapidement et vous pouvez accomplir votre sàdhanâ ».


Cependant, comme l'ont souligné de nombreux ascètes, seul un vrai guru peut ouvrir la voie au dhyâna et au gyân. Seul un vrai guru peut réveiller la kundalinï de son disciple et, comme Ram Avdhût Dâs me l'a dit, « Seul le guru peut apprendre à revenir après avoir rencontré l'absolu ». En effet, plusieurs personnes ont signalé que la survenue de la kundalinï sans un guide approprié peut rendre fou le non-expert. Le guru peut être reconnu comme tel parce qu'il a déjà fait l'expérience directe de ce qu'il enseigne et qu'il ne demande pas d'argent puisqu'il est prêt à aider un vrai chercheur. Selon Garud Dâs, les personnes qui gagnent de l'argent grâce au yoga n'ont pas compris la signification du yoga, qui est une sàdhanâ (discipline religieuse) et qui a une valeur spirituelle et ne peut donc être considéré comme un travail. De plus, comme Yogi Sivanâth l'a souligné, le guru est nécessaire lorsque l'on a des questions à poser, il se centre entièrement sur la recherche des réponses. Si le chercheur veut parvenir à une connaissance intérieure, il doit mettre y toute sa détermination, cela signifie qu'il doit chercher avec hatha, sinon sa pratique et sa recherche ne sont qu'un passe-temps.


Quelques remarques sur les sources écrites


L'enseignement du guru est d'une importance fondamentale et cet enseignement est vraiment secret. Cette question ouvre sur une autre : la valeur de la connaissance écrite. Très peu d'ascètes que j'ai rencontrés ont lu un livre sur le yoga. Assez souvent, ils ont mentionné le Yoga Sutra ou le Gherand Sarnhitâ, mais ils ne les ont pas lus. Selon Marigal Nath, les enseignements sur les pratiques d'intériorisation ne peuvent être révélés. Par conséquent, les œuvres écrites ne sont qu'une introduction, dont le véritable sens intérieur ne peut être compris qu'avec la présence d'un guru. Le scepticisme concernant les sources écrites a également été exprimé par Garud Dâs. Il a souligné que de nombreux érudits et professeurs de yoga parlent de idâ et de pingalâ dans leurs livres, mais qu'ils n'ont probablement jamais compris ce que signifient réellement ces deux mots. Quand je lui ai demandé ce qu'ils voulaient dire alors, il a ri.


Par conséquent, l'attitude générale est que la connaissance peut être de deux sortes : Celle que tout le monde peut obtenir et qui est écrite dans les textes, et celle qui vient du guru. Cet enseignement est secret et constitue la véritable clé pour tirer le rasa (saveur) de la pratique. En fait, c'était l'un des problèmes principaux de mon travail sur le terrain : les ascètes ne vous racontent pas l'enseignement donné par leur guru, ils peuvent vous donner des informations superficielles car, pour obtenir la connaissance du guru, vous avez besoin de dîksâ (initiation). Cette attitude est généralement répandue. Par conséquent, au cours de mon travail sur le terrain, je me suis demandé si ces textes, qui traitent du hatha yoga en tant qu'« enseignement secret » et qui décrivent principalement les pratiques physiques, leurs effets et leurs pouvoirs, n'étaient pas destinés à être lus uniquement par les hommes au foyer et les Rajas, plutôt que par des ascètes.


Dans le passé, les livres de yoga avaient probablement un objectif similaire à celui des livres modernes : attirer les laïcs et leur soutien économique par des pratiques qui ne prenaient pas autant de temps que le dhyâna yoga et le hatha yoga / tapasyâ, pratiquées par les ascètes. Cependant, seule une enquête plus approfondie permettra de clarifier cette question.

 

 

GLOSSAIRE:

 

1 Emique : terme anthropologique. Dont le point de oue est basé sur les concepts et le système de pensée propre aux personnes étudiées.
2 Sampradâyas : traditions, lignées spirituelles.
3 kali yuga : « âge de Kali » ou « âge de fer », est le quatrième et actuel âge de la cosmogonie hindoue.
4 Siddhis : pouvoirs
5 Sa  karma : Pratiques de nettoyage du corps
6 Dhyâna : méditation
7 Gyâna : Façon moderne d'écrire jnâna - sagesse
8 Paramâtmâ : Conscience absolue
9: Jorinâ : Union d'Âtmâ et de Paramâtmâ

 

Photo:

 

Daniela Bevilacqua

 

 

 

Auteure: Daniela Bevilacqua


Traduit de l'anglais par Janita Stenhouse


Avec l'aimable autorisation de la Revue Infos-Yoga

 

Que faire avec mes pensées? – Elles semblent m’empêcher de méditer correctement.

14/05/2020

Que faire avec mes pensées? – Elles semblent m’empêcher de méditer correctement.

 

Que faire avec mes pensées – Elles semblent m’empêcher de méditer correctement.

 

Vous avez raison d'utiliser le mot "semble".
 
Si les pensées vous empêchent de méditer, c’est parce que vous n’avez pas appris la technique. Oui la méditation ne s’improvise pas. Il existe une confusion très commune dans le yoga et la méditation entre le chemin et le but. Bien que le but de la méditation est l’état complètement apaisé de l’esprit, et donc sans pensées, les pensées sont une partie intégrante de la méditation et ne constituent pas un obstacle. Certains vous dirons : “regarde les pensées passer comme des nuages” ou “imagine que tes pensées vont…”. Ces instructions sont des visualisations. Elles indiquent que la technique en question est une forme de contemplation, et pas de méditation.
 
La méditation est un processus naturel et automatique dans lequel, non seulement aucune visualisation ou imagination n’est nécessaire, mais au contraire entrave le processus et bloque les expériences et les résultats. Toute visualisation est une intervention individuelle. En tant que telle, comparée à la tendance NATURELLE de la vie à évoluer, qui est LE moteur de la méditation, il s’agit d’une forme d’effort, et donc une opposition au processus naturel de la méditation.


C’est la nature de l’esprit à rechercher le bonheur qui amène l’esprit à s’apaiser dans la méditation.


Comment empêcher les pensées lorsque je médite?

 


 
Le mot “empêcher“ est totalement inapproprié en terme de méditation. La méditation est un processus naturel et automatique qui ne supporte ni effort, ni manipulation, ni aucune intervention individuelle.
 
C’est la nature de l’esprit à rechercher le bonheur qui amène l’esprit à s’apaiser, spontanément. Bien que le but de la méditation est la pure conscience (samadhi) qui est l’état complètement apaisé de l’esprit, état qui transcende à la fois l’activité de l’esprit (les pensées) et toutes limites du temps et de l’espace ; la pensée, loin d’être un obstacle peut très bien être LE véhicule qui conduit au but.
 
Deux dictons indiens illustrent cette contradiction apparente :

- Pour enlever une épine, on utilise une deuxième épine.”

- “Pour sortir de la boue, il faut d’abord marcher dans la boue.”


Dans certaines formes de “méditation” on regarde les pensées passer comme des nuages…


C’est bien. Cette attitude de rester observateur des pensées aide l’esprit à s’apaiser. La détente qui s’en suit permet à une bonne quantité de stress d’être éliminés naturellement. Mais pour ce qui est d’atteindre le but de la méditation, la pure conscience, ce n’est pas suffisant. Dans les formes de “méditation” récentes (moins de 2500 ans !!!), la connaissance subtile du fonctionnement de l’esprit et du rôle des pensées a été perdue.
 
A ma connaissance, c’est seulement dans la Méditation Transcendantale, issue en droite ligne de la tradition du Yoga, et totalement en accord avec les textes de référence du Yoga – Yoga Sutra de Patañjali, Yoga Vasishta, Bhagavad Gita ; que la valeur et le rôle profonds des pensées sont précisément et scientifiquement compris, utilisés, et enseignés.

 
La source des pensées est la pure conscience elle-même. Et c’est en suivant le chemin inverse du développement d’une pensée que dans la technique de Méditation Transcendantale, l’esprit, de manière automatique, arrive à la pure conscience.
 
La pensée est la première expression de la vie. Elle exprime le courant de la créativité de la conscience, qu’elle soit orientée vers l’extérieur, pour accomplir quelque chose dans les limites du monde relatif, ou vers l’intérieur, pour réaliser notre véritable nature illimitée et absolue, le Soi, le silence de la pure conscience. Parce que les pensées sont omniprésentes, spontanées et automatiques, et parce qu’elles sont une partie intégrante de la Méditation Transcendantale, cette technique est extrêmement simple et naturelle, et le but de la méditation est atteint dès le début.
 
La pratique régulière n’est pas nécessaire pour atteindre le but mais uniquement pour le stabiliser.

 

 

 

 

Bertrand Canac

Professeur de méditation transcendantale

 

Avec l'aimable autorisation de sagessevedique

 

pranayama - le yoga du souffle - kapalabâti, la technique de respiration du crâne brillant

27/03/2020

pranayama - le yoga du souffle - kapalabâti, la technique de respiration du crâne brillant

 

Asseyez-vous confortablement, les jambes croisées. Vérifiez que le dos est raisonnablement droit (le cou et la tête sont droits dans l'alignement de la colonne vertébrale, les voies respiratoires sont dégagées: l'inspiration et l'expiration se font plus facilement). Cette position élimine toute possibilité de mouvement non naturel pour le corps. Elle aura pour effet de coordonner les différentes activités de l'esprit, des sens et du souffle ainsi que de supprimer toutes les anomalies que ces fonctions peuvent présenter. L'esprit est naturellement calme et amené à se focaliser. Les sens sont apaisés. Le souffle se raffine progressivement.

 

Kapalabhâti

 

En position assise, croisez les jambes. Redressez raisonnablement le dos, et placez les mains sur les jambes (cuisses ou genoux). Ce Pranayama consiste en une série de contractions rapides et successives des muscles abdominaux, toutes synchronisées avec l'expiration. Expirez en creusant le ventre (contractez les muscles abdominaux en même temps). L'accent est mis sur l'expiration (dynamique), l'inspiration elle est passive et se fait naturellement en relâchant les muscles abdominaux. Le rythme de la pratique est assez rapide. "Effectuez expiration et inspiration rapidement comme le soufflet d'un forgeron. Cela s'appelle Kapalabhâti, et cela détruit tous les désordres des mucus." Hatha-Yoga Pradipika.

 

 

Important

 

On peut pratiquer Kapalabhâti debout, mais c'est bien la position assise qui est recommandée. Elle permet véritablement de relâcher, et faire travailler les muscles abdominaux. Commencez par un cycle de 10 contractions au début de votre pratique, et augmentez progressivement le nombre de contractions par la suite. Pratiquez l'estomac vide. Ne pratiquez pas pendant la grossesse. Pratiquer systématiquement shavasana (position du cadavre) après le Pranayama, confortablement allongé sur le tapis de yoga.

 

Les bienfaits de Kapalabhâti

 

Kapalabhâti nettoie et tonifie l'ensemble de l’appareil respiratoire (diaphragme, poumons, gorge et sinus). Sensation de bien-être et de fraîcheur. Amélioration de la concentration, du calme et du contrôle de soi. Diminution du stress, amélioration de la mémoire.  La pratique régulière de kapalabhâti améliore la respiration et la concentration:  elle facilite ainsi tous les Pranayamas ainsi que les méditations.  

 

 

Asso YOG'ART

 

pranayama - le yoga du souffle - nadi shodhasana pranayama, respiration alternée

23/03/2020

pranayama - le yoga du souffle - nadi shodhasana pranayama, respiration alternée

Adaptez les séances et/ou exercices et positions que nous vous proposons dans cette rubrique, à votre rythme. N'oubliez-pas de pratiquer avec régularité et à heures régulières. le yoga est sans effort, ni violent. les progrès de la pratique sont graduels et constants. Pratiquez Nadi Shodhasana Pranayama de préférence le matin et/ou en soirée, après une séance de yoga, avant la méditation.

 

 

 

Tout est important dans la pratique du pranayama, à commencer bien sur par la posture. En position assise (jambes croisées), redressez raisonnablement le dos (sans effort). Le cou et la tête sont droits dans l'alignement de la colonne vertébrale, les voies respiratoires sont dégagées: l'inspiration et l'expiration se font plus facilement). Cette position élimine toute possibilité de mouvement non naturel pour le corps. Elle aura pour effet de coordonner les différentes activités de l'esprit, des sens et du souffle ainsi que de supprimer toutes les anomalies que ces fonctions peuvent présenter. L'esprit est naturellement calme et amené à se focaliser. Les sens sont apaisés. Le souffle se raffine progressivement. Mudra de la main (Jnana Mudra): placez la main gauche sur la jambe (cuisse ou genou gauche), et pincez doucement le pouce et l'index vers le haut. Cela renforcera le calme et la concentration pendant le Pranayama.

 

Accordez de l'importance au confort de la position pendant la pratique. L’important est de ne ressentir aucune tension(dans le dos et les jambes) pendant  le Pranayama. L'encens parfume les pensées, la respiration les tamisera. L'activité du corps ralentit pendant le Pranayama. Le souffle devient plus léger, et le mental est plus calme.

 

Asseyez-vous confortablement, les jambes croisées. Vérifiez ensuite que votre dos est raisonnablement droit (le cou et la tête sont droits dans l'alignement de la colonne vertébrale). Fermez les yeux (la vue est le plus actif des sens, quand l'activité visuelle est apaisée, les autres sens suivent naturellement à leur tour). Le sens de la vue, comme tous les autres sens, fonctionne par l'intermédiaire de l'esprit, et l'activité de l'esprit est liée à la respiration. l faut pour coordonner les sens, l'esprit et le souffle, essayer de porter l'attention à l'extrémité du nez. C'est à dire au point où le souffle et la ligne normale de vision se rencontrent.

 

Nadi Shodhasana Pranayama

 

Bloquez (avec le pouce de la main droite) la narine droite. Inspirez par la narine gauche. Bloquez la narine gauche (avec l'annulaire de la main droite). Expirez par la narine droite. Inspirez par la narine droite. Bloquez la narine droite (avec le pouce de la main droite). Expirez par la narine gauche. Cele fait un cycle. Alternez calmement la respiration à votre rythme, sans effort. Ralentissez progressivement chaque expiration. Pour optimiser les bienfaits de ce Pranayama, n'oubliez-pas d'accompagner systématiquement  la respiration avec le ventre. Arrondissez-le à le ventre à inspiration, et creusez-le à l'expiration. Ce Pranayama tamise naturellement vos pensées. Pour les tamiser encore plus, vous pouvez fixer mentalement le bout de votre nez pendant la respiration.

 

Jnana Mudra

 

 

Les bienfaits de Nadi Shodhasana Pranayama

 

Cette respiration va vous permettre d’équilibrer les hémisphères gauche et droit du cerveau et d’harmoniser le système nerveux, en vous faisant travailler alternativement avec les deux narines: Nadi Shodhasana Pranayama réduit le stress et l’anxiété, et favorise une clarté mentale et un esprit alerte.  Ce Pranayama améliore progressivement la capacité de concentration.

 

 

Asso YOG'ART

 

La bonne technique

22/03/2020

La bonne technique

Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, il y a plus d’une façon de méditer, il s’agit simplement de trouver ce qui fonctionne pour vous. Je parcourais Instagram l’autre jour, et je suis tombé sur une photo avec la légende : ” Vous devriez méditer au moins 20 minutes tous les jours et si vous n’avez pas le temps, alors méditez une heure “. Donc chaque fois que quelqu’un dit qu’il n’a pas le temps pour Dhyana (la méditation), ça me fait penser à ça et sourire. Je pratique le yoga depuis plus de huit ans maintenant et j’ai testé différents types de méditation pendant environ six ans. Au cours de cette période, j’ai découvert qu’il y a plus d’idées fausses associées à la méditation que de faits réels : Que vous êtes censé arrêter vos pensées par magie dès que vous fermez les yeux. Ou que seul les gens patients peuvent méditer. Ou que quand on est déprimé, rien ne marche mieux que la méditation. En vérité, vos pensées ne s’arrêteront pas comme par magie ; avec régularité, même les plus hyperactifs peuvent méditer ; et non, si vous êtes vraiment déprimé, la méditation seule ne peut vous aider.

 

Je connais ces choses (ainsi qu’un million d’autres faits sur la méditation) parce que j’ai expérimenté diverses techniques au fil des ans, et je crois qu’il est conseillé de trouver une technique et de s’y tenir. Pratiquer différentes techniques est comme percer plusieurs trous peu profonds en vue de trouver du pétrole. Je ne pouvais m’en tenir à une seule technique – je suis trop volage, trop friande de variété, facilement ennuyée et trop curieuse pour m’en tenir à une seule technique. C’est du moins ce que je pensais.

 

Mes expériences avec différentes formes de yoga

 

J’ai commencé mon voyage avec le yoga nidra, une pratique étonnante que l’on peut faire allongé. Le Yoga nidra est extrêmement calmant pour les nerfs, envoie le corps dans un repos profond et lorsqu’il est fait correctement, une heure de yoga nidra équivaut à plusieurs heures de sommeil. Ils disent que vous pouvez manifester la vie que vous voulez avec cette pratique. Au début et à la fin de la séance, on vous demande de répéter un ” sankalpa ” ou une affirmation. Idéalement, vous devriez vous en tenir à une affirmation pour la vie. Mon affirmation préférée est : “Chaque jour, en toute chose, je m’améliore de plus en plus.”

 

Après environ un an de pratique régulière du yoga nidra tous les soirs, j’ai été initié à la méditation japa, pour laquelle il faut un mala (chapelet) et un mantra. Certains mantras inoffensifs sont ‘om’,’so-hum’, ou ‘hamsa’, qui sont des sons cosmiques universels. Un professeur de méditation m’a donné mon propre mantra, qui m’a dit que je devais faire au moins un tour de mala chaque jour pendant 40 jours pour personnaliser le mantra et le mala. J’ai suivi cette méditation pendant très longtemps, et je trouve que c’est très bénéfique pour trouver des réponses. Chaque fois que je me sens coincé dans une situation d’impuissance, je sors mon mala et je fais plusieurs tours jusqu’à ce qu’une réponse claire me soit donnée.

 

Pourtant, je savais que ce n’était pas la méditation pour moi ; le mouvement des doigts pour compter les perles était trop distrayant pour moi. Mon prochain voyage fut de m’inscrire à un cours de Vipassana de 10 jours, où vous n’avez pas le droit de parler ou de regarder qui que ce soit d’autre. On dit que l’énergie produite est beaucoup trop grande. Et ils avaient raison. Vipassana a produit plus de sensations physiques en moi que toute autre forme de méditation. Finalement, vous êtes censé atteindre un état où vous avez l’impression que votre corps est un amas de particules subatomiques séparées par des minuscules ondes. Je crois que j’ai atteint cet état le sixième jour. Mon corps bourdonnait comme si je n’étais rien d’autre qu’un tas de particules, et pour la première fois de ma vie, j’ai fait l’expérience de la béatitude, non pas parce que j’avais un bon travail ou que j’étais tombée amoureuse, mais simplement la béatitude pour elle même. L’exaltation a été de courte durée et j’ai fini par trouver Vipassana trop fatigant, surtout quand je suis revenue à la vie normale.

 

Comment la méditation transcendantale a fonctionné pour moi

 

J’ai ensuite essayé la méditation transcendantale (MT). Le premier jour du cours, on m’a donné un mantra sur lequel je devais me concentrer. Cependant, contrairement au japa, où la prononciation doit être parfaite, la MT dit que vous utilisez le mantra pour le perdre. Basée sur une tradition védique, cette pratique a été introduite dans le reste du monde par le maître spirituel Maharishi Mahesh Yogi. Et la recherche a démontré qu’elle aide à réduire l’anxiété, l’insomnie et à améliorer la santé cardiovasculaire. De plus, le programme de méditation transcendantale est également réputé pour stimuler la créativité, améliorer la concentration et réduire le niveau d’inflammation dans le corps.

 

La méthode semble assez simple ; utilisez un mantra jusqu’à ce qu’il disparaisse et que vous transcendiez dans un état méditatif. Vous devez le pratiquer 20 minutes matin et soir, deux heures après un repas principal, et de préférence pas juste avant d’aller vous coucher. Si vous vous sentez particulièrement stressé, vous pouvez vous pratiquer 10 minutes supplémentaires.

 

J’ai manqué une méditation de temps en temps, mais la plupart des du temps, depuis deux mois, je médite deux fois par jour. Que j’aie été distrait, perturbé ou complètement paisible, je me sens exactement la pareil après la MT : régénérée et prête pour le reste de la journée. Contrairement aux autres écoles de méditation, où vous ne pratiquez que leur technique, la MT vous permet d’expérimenter avec d’autres écoles tant que vous pratiquez la MT deux fois par jour pendant 20 minutes. Pour moi, c’est parfait – en tant que chercheuse en bien-être qui aime essayer toutes les techniques de respiration, d’école de méditation ou de rituels traditionnels pour que je puisse en parler, ce type de méditation me donne une liberté à bien des égards.

 

 

 

 VASUDHA RAI

(8 JUILLET 2019)

 

 

Vasudha Rai écrit sur la beauté et le bien-être depuis plus de quinze ans. Elle est l'auteur de Glow: Aliments indiens, recettes et rituels de beauté à l'intérieur et à l'extérieur, et blogue régulièrement sur Vbeauty.co

 

Avec l'aimable autorisation de sagessevedique

 

 

Ayurveda - Science védique de la longévité

24/02/2020

Ayurveda - Science védique de la longévité

 

Une science complète et parfaite

 

Maharishi Mahesh Yogi a montré que c’est dans la perfection de la structure d’une expression védique qu’on peut en reconnaître la perfection. La structure des textes du Veda et de toutes les branches de la littérature védique suit un même modèle : la totalité de la connaissance y est exprimée dès le premier mot, même dès la première syllabe. Chaque phase de développement du texte est toujours un commentaire ou un développement de la phase précédente. Ce qui signifie que toutes les parties de la connaissance sont toujours reliées à leur source, qui est l’expression de la totalité. Voyons comment on peut vérifier cette perfection dans le cas de l’Ayurveda.

 

Vâta, Pitta, Kapha

 

Au centre de l’Ayurveda sont les trois Doshas : Vāta, Pitta et Kapha. Ils sont les trois courants principaux d’expression de l’intelligence dans le corps.

 

  • Vāta * est cette intelligence qui gère tout ce qui concerne le mouvement, le transport et la communication.
  • Pitta * gère toutes les transformations, la chaleur et le métabolisme.
  • Kapha * gère la structure, la cohésion et la lubrification.

Ils sont appelés Doshas, qui signifie “ce qui abîme” ou détériore, parce que ce sont eux qui, quand déséquilibrés abîment et détériorent les tissus, organes et fonctions du corps. Ils sont donc à la racine des maladies, d’où l’importance de les maintenir équilibrés. Le sanskrit, étant la langue du Veda est une langue parfaite. C’est d’ailleurs la signification du mot saṃskṛta. Contrairement aux autres langues du monde pour lesquelles les mots sont des conventions pour désigner des objets, en sanskrit le mot EST la forme. Le son contient tous les attributs de l’objet. C’est exprimé par la phrase “Yathā nāma tathā guṇa” (tel le nom, telle la qualité).

 

Si ce principe se vérifie, on devrait trouver les caractéristiques principales de la vie, et donc les bases de l’Ayurveda dans le mot Ayu.

 

Analyse du mot Âyu

 

ĀYU est composé des trois voyelles A I U (prononcer ou).

Les voyelles sont la VIE du langage, alors que les consonnes lui donne sa forme.

A I U sont les voyelles fondamentales d’où toutes les autres sont construites. Elles sont comme les couleurs primaires qui permettent de fabriquer les autres couleurs.

 

Le tableau montre que dans leur prononciation, symbolisme et énergie, ces trois voyelles résument l'essence de l'Ayurveda.

 

 

 

 

  • Ā représente Soma, le nectar d’immortalité, l’essence de la substance *, le bonheur, et donc Kapha.
  • I représente Agni, le feu, l’énergie, la transformation *, l’intelligence, et donc Pitta.
  • U  représente Vāyu, le vent, l’air, la parole, le mouvement, la communication, et donc Vāta .

 

Ces trois lettres expriment non seulement des qualités, notamment celles des doshas, mais également une séquence.

 

La séquence de leur prononciation:

 

  • de la plus intérieure, gutturale : A
  • par l’intermédiaire, palatale ou cérébrale : I
  • à la plus extérieure, labiale : U

 

La séquence de l’expression des 3 Doshas : 

 

  • Kapha est actif au commencement (de la vie, du jour et de la nuit)
  • Pitta est actif au milieu
  • Vāta à la fin.  

 

 

 

 

Le mot Āyu est donc bien la graine de toute la connaissance de l’Āyurveda, la science védique de la vie.

 

 

Bertrand Canac

Professeur de méditation transcendantale

Avec l'aimable autorisation de sagessevedique

 

MonYoga.fr

blog

 07 68 47 01 07