Bienvenue dans votre espace de bien-être
Ici, chaque respiration est une occasion de se reconnecter à soi-même, chaque posture un pas vers un meilleur équilibre, et chaque instant un moment précieux consacré à votre bien-être.
Que vous soyez débutant, pratiquant régulier ou simplement curieux de découvrir les bienfaits du yoga, vous trouverez des conseils, des pratiques, des inspirations et des ressources pour vous accompagner à chaque étape de votre parcours. Yoga prénatal, yoga thérapeutique, méditation, respiration, relaxation ou développement personnel… chaque article est pensé pour vous aider à cultiver une vie plus sereine, plus consciente et plus harmonieuse.
Respirez profondément… votre voyage vers le bien-être commence ici.
Le yoga est une invitation à ralentir, à respirer pleinement et à retrouver l'harmonie entre le corps, le cœur et l'esprit.
27/04/2023
L’Ayurveda recommande de manger les aliments dans les 5 heures après leur cuisson et de ne pas manger de restes, d’aliments réchauffés, insipides, rances, conserves…

Quelle est la logique ?
On peut diviser les sciences de la santé en trois catégories :
L’Ayurveda, comme toutes les sciences védiques, reconnaît que la conscience est l’aspect le plus important de la vie.
En réalité, rien d’autre n’existe que la conscience. Énergie et matière sont des expressions de la conscience.
Pour en revenir à la nourriture, ce qui est le plus important est de nourrir la conscience, la qualité d’éveil, l’intelligence, pas seulement intellectuelle, aussi l’intelligence de toutes les cellules du corps.
Quel est l’intérêt de vivre 100 ans si on n’est pas heureux, si nos perceptions manquent du raffinement nécessaire pour voir et apprécier la beauté en toute chose ?
Plus de conscience signifie plus de clarté d’esprit, de bonheur, plus de vitalité, de vie.
On est aussi capable de faire des meilleurs choix, dont les conséquences favorables nous amènerons toujours plus de bonheur et de réussite dans ce qu’on fait.
Le mot sanskrit est Prana, qui signifie vie, vitalité, énergie vitale.
Aussi important que les qualités nutritives d’un aliment est sa quantité de Prana.
Ça ne veut pas dire de tout manger cru… le Prana de l’air est absorbé par les poumons, et le Prana de la nourriture est absorbé par la langue. Il est donc lié au goût des aliments.
La sensibilité aux goûts diffère d’une personne à l’autre. Elle est surtout le résultat de notre éducation culinaire, de ce qu’on a été habitué à manger toute notre vie.
Quand on pratique la méditation régulièrement, les sens se développent et on devient de plus en plus sensible au raffinement des goûts.
Certains goûts font vibrer les papilles de bonheur. On sait déjà quand l’aliment est dans la bouche qu’il nous apporte plus de clarté d’esprit et de vitalité.
Contrairement à la pharmacologie occidentale, Dravyaguna donne des clés pour connaître les effets des aliments et plantes par expérience directe. Le premier critère est le goût.
Je ne vais pas entrer dans les détails ici, juste quelques indications :
Bertrand Canac
Avec l'aimable autorisation de
26/03/2023

Méditer, c’est beaucoup plus que prendre conscience de sa respiration, de ses perceptions, ou “vivre le moment présent”. Ça c’est contempler. Méditer ne s’improvise pas ! C’est une technique précise, spécifique, qui a été transmise de maître à disciple depuis des milliers d’années. La technique est basée sur une connaissance profonde de la nature de l’esprit et de la conscience, une science de la conscience.
Quand on médite, on quitte le niveau habituel de la pensée. On explore de façon automatique les niveaux plus fins de la pensée. A mesure que la pensée devient plus fine, elle devient plus diffuse. L’esprit s’identifie alors de moins en moins à la pensée (l’objet d’attention), et s’identifie de plus en plus à sa propre nature, la conscience elle-même.
Donc, la méditation est une exploration de moi-même.
Dans la méditation, on fait simultanément l’expérience de plus en plus de :
Transcender c’est aller au plus profond de nous même, au-delà de l’activité des pensées. Puisqu’il n’a plus d’objet d’attention, l’esprit devient lui-même son propre objet d’attention, il devient la conscience elle-même, la conscience consciente d’elle-même. C’est l’état auto-référent de la conscience, pure conscience, pur Être.
Transcender c’est “revenir à la maison”, Être Soi-même, seulement Être. La transcendance est l’aboutissement automatique de la méditation, de la vraie méditation. C’est l’expérience suprême. En terme de Yoga, c’est Samadhi.
Nos pensées, ou plus généralement toute notre activité mentale, limite notre esprit et le localise sur des sujets particuliers. La correspondance cérébrale de notre activité mentale est également une activité spécifique et localisée dans certaines zones du cerveau. Les pensées ont donc le pouvoir de limiter et de localiser l’activité du cerveau.
Transcender est la seule expérience qui anime la totalité du cerveau et développe ainsi spontanément la créativité au maximum et notre plein potentiel. (Cohérence EEG dans tout le cerveau – You tube en Anglais)
Le mot transcendantal peut laisser croire que cette méditation a quelque chose de complexe. En réalité, c’est l’expérience la plus simple et naturelle qui soit, puisqu’il ne s’agit de rien d’autre que d’Être Soi-même.
En trois mots, la Méditation Transcendantale est SIMPLE, NATURELLE, SANS EFFORT.
Bertrand Canac
Avec l'aimable autorisation de
22/03/2023

Si le Hatha-yoga se réfère à l'hindouisme, le yoga tibétain fait partie intégrante de la tradition bouddhique et le sens même du mot yoga se réfère à des acceptions précises, propres au bouddhisme. Un yoga qui nécessite bonne condition physique et engagement.
L'expression « yoga tibétain » n'est pas signifiante en soi car elle fait uniquement référence à une caractéristique géographique et omet le contexte spirituel dans lequel s'inscrivent les pratiques yogiques.
« Nangpé yoga » est fréquemment utilisé mais cette expression pose un problème d'ordre linguistique : « Nangpé » est un terme tibétain qui signifie « intériorité » tandis que « yoga » vient du sanskrit.
Par ailleurs, certains ouvrages et professeurs font parfois référence aux « 5 tibétains », un enchaînement de cinq postures précises à pratiquer le matin, mais cette pratique, plus proche d'une gymnastique, n'a rien à voir avec le yoga tibétain tel qu'on l'enseigne et le pratique dans certains centres bouddhistes. Le terme tibétain pour yoga, « Neldjor », signifie union (djor) avec la nature essentielle de notre esprit (nel). Il est également juste de parler de « yoga bouddhique », car ce qui caractérise avant tout le « yoga tibétain », c'est la vue bouddhique à laquelle il se rattache, y compris dans la tradition bönpo (1).
Les enseignements bouddhistes constituent le pilier à partir duquel vont prendre sens les pratiques. Si le Hatha-yoga se réfère à l'hindouisme, le yoga tibétain fait partie intégrante de la tradition bouddhique et le sens même du mot yoga se réfère à des acceptions précises, propres au bouddhisme.
Les pratiques tibétaines sont du yoga
Selon les textes, toute pratique qui vise à atteindre l'Eveil peut être qualifiée de yoga : « Si on appelle yoga les pratiques méditatives, avec ou sans visualisation, on peut dire que presque toutes les pratiques tibétaines sont du yoga ; «Neldjor» est utilisé systématiquement pour toute pratique, qu'elle soit de type méditative, avec ou sans visualisation élaborée » confirme Philippe Cornu (2). « Yoga » est donc un terme communément utilisé au sens spirituel du terme. Plus schématiquement, on distingue trois sortes de yogas : les yogas du corps (appelés également Kum-nyé, trülkhor ou encore Yantrayogas dans les lignées tantriques et Dzogchen) qui comprennent des exercices corporels et des prosternations, les yogas de la parole (la récitation de mantras, par exemple) et les yogas de l'esprit, strictement spirituels. C'est dans les yogas du corps qu'on trouvera la proximité la plus manifeste avec le Hatha-yoga mais réduire le yoga tibétain aux seuls exercices physiques constituerait une grave erreur de compréhension de la tradition bouddhique.
Un enchaînement dynamique de postures
Dans la tradition tibétaine, le corps est notre véhicule terrestre qui doit nous mener à l'Eveil. Dans cet objectif, on va travailler sur les canaux subtils pour les préparer, les purifier et les assouplir à l'aide d'exercices, de massages et de postures. «On prend pour appui le corps physique qui est une interface avec ce qu'on appelle les canaux subtils dans lesquels passent les « loung », - les souffles - qui sont les courants de manifestation des consciences», explique Lama Shérab Namdreul. Plus spécifiquement dans la pratique tantrique, on distingue deux phases dans les pratiques yogiques : la phase de développement et la phase de perfection. «La phase de développement, c'est la visualisation : le yogi apprend à se visualiser sous la forme d'une déité et apprend ensuite à réciter son mantra pour mûrir le pouvoir de la déité en lui. Une fois cette étape franchie, il entre dans les yogas internes», (Philippe Cornu). La phase de perfection consiste à travailler là encore sur les canaux subtils, les chakras, les souffles qui circulent dans les canaux et les « gouttes essentielles ». S'entraîner à pratiquer des respirations en vase par exemple - respirations spécifiques qui comprennent des rétentions et des compressions – constitue l'un des axes de la progression spirituelle dans le Vajrayâna qui comprend à la fois les pratiques tantriques et le Dzogchen.
Certaines postures peuvent rappeler des asanas hindouistes, même si l'enchaînement des postures est ici très dynamique : «C'est un yoga actif, dynamique et vigoureux. On ne reste jamais longtemps dans les postures», précise Philippe Cornu. Sauts réalisés en posture de lotus («bebs»), claques ou flexions, constituent quelques-unes des particularités posturales assez spectaculaires et propres au yoga tibétain.
Des yogas encore secrets
Secrets pour la plupart, ces yogas nécessitent non seulement une très bonne condition physique, mais également un engagement de longue haleine. C'est pourquoi ces yogas ne sont pas enseignés au tout-venant. Et même si dans certains centres, comme à l'ermitage Yogi Ling, des stages sont ouverts à tous, il est fondamental de vérifier son intention et sa motivation spirituelle avant de s'inscrire : «On ne fait pas du yoga avec des préoccupations mondaines : pour l'hygiène, pour maigrir ou pour des performances physiques», rappelle Lama Shérab Namdreul, enseignant de yoga au centre Yogi Ling. Le yoga physique ne constitue qu'une méthode parmi d'autres pour viser l'Eveil dans la tradition tibétaine. Utile, efficace mais pas incontournable. Ce que confirme Lama Shérab Namdreul : «Ca peut être utile de faire du yoga physique pour les personnes très agitées, par exemple, parce que ça calme le corps, mais l'essentiel c'est d'arriver à la méditation de l'esprit».
L'exemple du Tumo, qui représente un des 6 yogas essentiels (5) transmis non seulement dans la lignée Changpa Kagyu mais aussi dans les autres écoles tibétaines, y compris le Yundrung bön, illustre parfaitement l'approche yogique du corps utilisé comme un moyen d'accès vers des objectifs spirituels ultimes. Dans cette pratique, on va canaliser les souffles subtils dans le bas-ventre (juste en-dessous du nombril) pour augmenter la chaleur du corps. Pratiqué parfois dans la neige et quelle que soit la température extérieure, ce yoga secret présente des aspects souvent spectaculaires à nos yeux d'occidentaux. Mais l'objectif visé est spirituel : « l'idée c'est de transposer cette félicité du corps dans l'esprit : on a une expérience d'éveil où la félicité n'est plus une expérience circonstancielle mais la nature même de l'esprit, car l'esprit est félicité » (6) explique Lama Shérab Namdreul.
A moins de prendre refuge et de s'engager pour de longues années de pratique, aucun de ces yogas secrets ne sera accessible à nous autres occidentaux. Toutefois, soucieux de diffuser ses enseignements au plus grand nombre, Kalou Rinpoché a conçu un ouvrage « Le Yoga Tibétain » qui s'adresse à tous, bouddhistes ou non, et aussi bien aux débutants qu'aux pratiquants avancés.
Nathalie Ferron
(Article publié dans la revue Santé Yoga Mai 2008)
Retrouvez toutes les activités de Nathalie Ferron si vous le souhaitez sur son site:
Lignées:
« C'est au 8e siècle que le yoga fait son apparition au Tibet, facilitée notamment par le traducteur Pagor Vairocana qui a transmis tout un système de yogas. Puis, au moment de la seconde diffusion du bouddhisme au 11e siècle, de nouveaux textes indiens tantriques arrivent au Tibet » (Philippe Cornu). Chaque lignée a développé ses propres yogas, textes et enseignements : Lama Shérab Namdreul (3), par exemple, appartient à la lignée Changpa Kagyu. Il a reçu ses enseignements de Kalou Rinpoché (1904-1989), un des plus célèbres maîtres tibétains de yoga en occident, lui-même se référant à trois illustres transmetteurs de l'Inde au Tibet : Naropa, Niguma et Sukkhasiddhi (4).
(1) Le bouddhisme comprend cinq écoles : Nyingmapa, Kagyüpa, Sakyapa, Gelougpa et Youngdrung Bön.
(2) Philippe Cornu est enseignant-chercheur et président de l'Université Bouddhique Européenne. Spécialiste du bouddhisme depuis une trentaine d'années, il a publié de nombreux ouvrages dont «le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme », aux éditions Le Seuil (2006).
(3) Lama Shérab Namdreul est enseignant et responsable des éditions Yogi Ling depuis 25 ans. Il a reçu les initiations, enseignements et transmissions de son maître Kalou Rinpoché.
(4) Naropa (brahmane indien) et sa compagne Niguma – Soukhasiddhi vécurent au Cachemire au 9e siècle et transmirent la pratique des six yogas à Kyoungpo Neldjor, le maître fondateur de la lignée Changpa au Tibet. Source : www.Yogi-ling.net
(5) Les 6 yogas essentiels dans la lignée Changpa Kagyu sont : le yoga du feu intérieur (Tumo), le yoga du corps illusoire, le yoga du rêve, le yoga de la claire lumière, le yoga du transfert et le yoga du bardo.
(6) La félicité fait partie des 5 qualités de l'esprit. Les 4 autres qualités sont la clarté, l'équanimité, la compassion et la connaissance.
A lire :
« Le Yoga Tibétain » de Kalou Rinpoché, ed. Kunchab.
« Voie Graduelle du Yoga Tibétain » de Neldjorpa Shérab, ed.Yogi Ling
Illustration :
Nicolas Roerich peintre russe (1874-1947)
15/03/2023

Rikhia et le Sat Chandi Maha Yajna - Extraits
Riz sauté, flocons légers, thé noir serré, ce nasta me réconcilie avec la vie, puis c’est le plongeon. Plongeon dans l’activité, plongeon dans le karma yoga, l’action en conscience, l’action sans attente, plongeon dans le seva, service aux autres, service désintéressé. Plongeon aussi dans l’immense foule bigarrée, composée tant d’Indiens que d’étrangers venus de tous pays aider aux préparations du grand festival tantrique qui approche, le Sat Chandi Maha Yajña. Il semble que de ce plongeon je ne sois jamais ressortie.
L’activité est intense, fébrile, trépidante. Nous, les étudiants de l’université de Munger, sommes affectés à la cuisine, au service des repas. Une folie mélangée à une incroyable organisation à l’indienne. Lorsque l’heure arrive, la foule est dirigée de façon parfaitement fluide par les jeunes batouks et kannyas, dont nous reparlerons bientôt, de manière que chacun s’assoie sur les tapis installés sur le gazon du grand Alakh Bara. Devant chaque invité ont été déposés une assiette et un petit bol en feuille de bananier, ainsi qu’un minuscule verre en terre cuite. Point de couverts puisque nous mangeons avec les doigts en Inde. Notre tâche, à nous les étudiants sevak1 est alors de passer le long des interminables rangées de convives bariolés en portant les seaux inépuisables de nourriture, munis de grosses louches pour servir tout un chacun de dhal, riz, sapji. Tout cela sous l’œil vigilant et la guidance parfois chaotique des différents swamis en charge, les responsables coordinateurs, dont les instructions souvent contradictoires sèment régulièrement un vent de panique dans les rangs des sevaks. Qu’à cela ne tienne ! Cela fait partie du jeu !
Autant dire que nous ne nous ennuyons pas dans notre karma yoga-seva. Car le service devient rapidement non stop du matin au soir, vu la foule qui ne cesse d’affluer à l’ashram. Le début du Sat Chandi Maha Yajña approche et certainement plus de mille personnes déjà défilent quotidiennement pour prendre les repas. Servir me plaît totalement. Les regards de l’un à l’autre deviennent comme une danse magnifique unissant tout un chacun par ce lien d’amour universel dont j’ai reçu quelques étincelles, alors un baume s’étale dans mon cœur qui me fait planer dans des espaces de félicité bienheureuse ; et lorsque mon regard croise celui d’un ami yogi aussi euphorique que moi, nos yeux confirment : cette expérience sublime est l’amour qui unit tous les êtres, l’amour d’Anahat, le cœur de l’Univers ! À Rikhia, l’amour inconditionnel est palpable et nous le touchons avec nos cœurs.
Abandonnant alors toute résistance, plongeant dans la danse du seva sans compter, donnant sans relâche et sans attente, je me laisse porter et cet amour devient expérience. Bonheur indescriptible. La foule bigarrée aux mille visages inconnus devient manifestation d’amour. Servir une louche de sapji dans une assiette en feuille de bananier, recevoir le regard souriant du vieil homme satisfait ou de l’enfant content, sentir cette union entre tous les êtres présents ici, qui n’ont pour autre but que de servir, c’est une découverte d’une puissance non encore explorée. La sensation de oneness… Unité, union… Nous sommes un.
Serve – Love – Give
Sers – Aime – Donne
La clé du yoga de Shivananda. La clé qui ouvre le cœur. C’est tout simple et facile. Il suffit de s’y abandonner… Tout malaise a disparu à présent, je me lève chaque matin comme s’il y avait un ressort dans mon lit qui me propulse dehors pour servir. Ouverture, c’est l’ouverture qui continue…
Et bientôt le Sat Chandi Maha Yajña commence. Cette fois plus de seva. Suivre le programme autant que nous le souhaitons, telle est la consigne. Aussi, dès le premier matin alors que le soleil se lève à peine sur l’Alakh Bara, je me précipite à l’entrée, où je retrouve de nombreux autres aspirants, impatients comme moi de vivre ces moments inconnus. La porte s’ouvre, nous entrons. Les jeunes kannyas, certaines hautes comme trois pommes, d’autres jeunes adolescentes aux corps graciles, dessinent avec un sourire candide au milieu nos sourcils, le point rouge des Indiens symbolisant le troisième œil, la conscience, Shiva. Une mélodie de flûte aérienne baigne la place d’une atmosphère céleste. Des tapis verts sont étendus partout, une estrade colorée, décorée par des centaines de fleurs, rubans et tentures, trône au centre de l’espace lumineux. L’activité est intense, partout des sevaks s’affairent aux dernières finitions. Guidés d’une façon parfaitement fluide par les kannyas, les centaines de participants s’installent dans un respect tangible picoté d’une excitation enfantine. Les sourires des uns aux autres en disent long. La plupart ont parcouru des milliers de kilomètres pour se joindre à ce programme hors de tout ce qui est connu. Et moi je suis là, invitée privilégiée de l’université de Munger, comme si la grâce m’avait portée dans ce lieu où tout est émerveillement.
Ces kannyas et batouks sont des jeunes enfants que swami Satyananda a adoptés. Enfants des villages de la région immensément pauvre du Bihar, ils seraient restés sans vêtements, sans même manger tous les jours et bien sûr sans aucune éducation. Paramahamsa Satyananda, en étendant ses grands bras d’amour, les a pris sous sa protection. Commençant avec cinq cents kannyas (les filles), il a continué avec cinq cents batouks (les garçons) qui ont entre cinq et douze ans en 2001. Les enfants partagent leur journée entre la bicoque parentale, où ils aident aux divers travaux de base, et l’ashram, où ils reçoivent à manger trois fois par jour (dans leur village c’était à peine une fois par semaine) ainsi que des vêtements, des soins, une éducation dispensée par des swamis résidents et, plus que tout, ils reçoivent la grâce de Paramahamsaji. Mais cela je ne le comprends pas encore. Pour le moment je vois de jeunes enfants indiens s’amusant comme des fous à guider les étrangers souvent maladroits et trop gourmands de tout, notamment d’espace. Comment nous installer par centaines sur des surfaces si réduites ? Il nous faut plier nos jambes, serrer nos corps encore et encore, afin que chacun puisse prendre place. Et, lorsque nous sommes recroquevillés au maximum, il nous faut encore nous compresser car d’autres vont arriver !
Depuis que je suis en Inde, cette différence flagrante me percute de plein fouet, entre nous, les Occidentaux du monde riche et moderne, et les Indiens, effacés, humbles et contents. Nous prenons tout sans être jamais satisfaits de ce que nous avons, nous désirons toujours plus de tout. De nourriture, de thé, d’espace… Alors j’ai honte. J’ai honte de boire une énorme chope de thé alors qu’un Indien sera content avec un minuscule verre. J’ai honte de transporter partout mon sac rempli d’accessoires inutiles qui prennent de la place alors qu’un Indien se promène sans rien et s’assoit sans bruit comme dans un mouchoir… J’ai honte mais je n’y peux rien. Je suis occidentale. Je ne savais pas. Je ne savais pas ce que Paramahamsa Satyananda va résumer en ces quelques mots : « Ce qu’un Indien consomme en un an en énergies, nourriture, eau, vêtements, électricité, etc., un Occidental le dissipe en un jour. »
À Rikhia je découvre le monde tel qu’il est. Ce que je ressens depuis toujours, sans pouvoir le cerner, l’Inde me le montre avec une acuité redoutable : ce déséquilibre flagrant, monstrueux qui se creuse tous les jours entre pays riches, cages dorées, hôtels cinq étoiles, supermarchés dégoulinants, et pays pauvres, manquant de tout surtout de l’essentiel comme d’un repas par jour, d’eau, de couvertures, d’abris… Ce déséquilibre indécent entraînant l’humanité à sa perte est, en Inde étalé sous mes yeux. Et je suis sous le choc. Notre minuscule minorité de gens aisés, voire riches, consomme toutes les ressources de la planète alors qu’une immense majorité d’êtres humains est en manque de tout.
Nous avons oublié de partager.
Le programme du Sat Chandi Maha Yajña devient pour moi une gigantesque prise de conscience et l’expérience qui me transformera pour le meilleur, sans possibilité de retour. Enfin !
Autobiographie d'une pilote non ordinaire
Avec l'aimable autorisation de
13/03/2023

Que nous réserve 2022, l'année du tigre d'eau ?
Nous sommes à un tournant de civilisation où il va nous falloir lâcher d'anciens repères et aborder le Nouveau Monde qui se dessine dans la décennie à venir. En quoi le travail de développement personnel, de lucidité, de compréhension de nous-mêmes peuvent-ils nous aider ?
L'astrologie chinoise est depuis toujours un puissant outil de connaissance ; elle peut nous aider à mieux comprendre le sens de notre chemin d'incarnation et à regarder notre vie avec plus de recul et d'amour.
2022 : L’année du tigre d’eau !
En ce début février commence l’année chinoise du Tigre d'eau. Venez découvrir ce qu’elle nous réserve, signe par signe! L’association du tigre, animal solaire Yang, prédateur, couleur feu, associé au trigramme masculin, dynamique, combatif, ascendant, et de l’eau, énergie lunaire yin, froide, de couleur bleu-noire, intériorisée et descendante, augure ici d’une étrange contradiction.
Il faudra que ce tigre apprenne à nager dans des eaux parfois insaisissables, émotionnelles, qui le laisseront souvent désarçonné et l’obligeront à une grande adaptabilité. Le tigre a besoin de s’opposer, d’agir vite mais il attaque de façon imprévisible en ayant au préalable un calcul mesuré. L’eau est un élément de sensibilité de lucidité et d’intelligence, voire de retenue face à l’action. Nous pourrions assister cette année à de réels problèmes sociaux, politiques, de soulèvements, de luttes, entre les nations.

Les années tigre sont associées à des années de déclaration de guerre (Hitler et l’envahissement de la Pologne) et le signe à de grands hommes politiques dont le nom ne s’efface pas car ils ont fait des choix cruciaux (indépendance de l’Algérie). L’année est donc reliée à l’engagement et au choix.
L’eau, quant à elle, indique au niveau écologique des périodes de débordement (inondations, tsunamis) ou de sécheresse dans certaines régions du globe, ce qui pourrait entraîner des mouvements de masse migratoire qui s’accentueraient. L’agriculture et les océans seront sous vigilance extrême.
Le tigre, dans son aspect positif, est humaniste, charismatique, fraternel et protecteur des enfants. De nouvelles lois concernant l’éducation et la protection pourraient être votées ou améliorées. Enfin, son intelligence toujours à la recherche du nouveau, permettra de nouvelles découvertes astronomiques et scientifiques.
Une année complexe où il faudra rester en vigilance, sur ses gardes, faire ses choix et ne pas sentir désarmé mais aussi savoir constamment s’adapter.
Mois forts de l’année : mars avril août octobre.
Le rat et l’année du tigre : Il sera un peu désemparé, virevoltant d’une décision à l’autre et devra faire des choix sans se laisser influencer par son entourage en se tournant vers ses vrais besoins.
Le buffle et l’année du tigre : Ils ne se comprennent pas toujours mais apprécient leur stratégie mutuelle. Des rivalités au travail, des joies avec les enfants, un grand désir de prendre du bon temps parfois en opposition avec l’activité haletante de l’année.
Le tigre et l’année du tigre : le voila dans son élément ; il lui faudra faire des choix de vie : professionnels, sentimentaux… c’est l’année du tournant et des grandes remises en question.
Le lièvre et l’année du tigre : Bien malin qui l’attrapera !Il prévoit longtemps à l’avance et planifie tout. Malgré tout, ses peurs profondes et inconscientes de sécurité peuvent induire des états de malaise ou de nervosité.
Le dragon et l’année du tigre : Il reprend ses ailes cette année et s’accorde une vision plus large face à sa vie. L’impétuosité du tigre lui permet de se réinventer et surtout de concrétiser son inventivité et ses projets.
Le serpent et l’année du tigre : D’habitude son intelligence lui permet de composer et d’attendre le bon moment mais il devra passer à l’action cette année ; le tigre le booste et lui envoie l’impulsion nécessaire pour sortir de son cocon spiralé. Le sport lui sera particulièrement bénéfique.
Le cheval et l’année du tigre : C’est normalement une alliance d’excellence , à condition que rivalité et impatience ne jouent pas trop de tours à notre pur-sang si sensible au jugement d’autrui ! De belles réalisations sont possibles et du succès !
La chèvre et l’année du tigre : Ils jouent au chat et à la souris tous les deux !Des moments de grande excitation et des périodes plus intériorisées sont à prévoir. Le tigre rend la chèvre plus audacieuse et plus assurée, prête à l’action. C’est une année de choix où elle se lance dans la réalisation de ses entreprises.
Le singe et l’année du tigre : Il s’organise pour ne pas être à la merci du prédateur, du haut de son arbre ! Réflexion, recul, analyse, organisation, adaptation lui permettront de voir venir et de vivre son année avec moins d’inquiétude, en appréciant mieux chaque instant avec zénitude !
Le coq et l’année du tigre : Ils sont tous les deux des champions dans leur genre qui ne cèdent en rien !Ce ne sera pas si facile…Beaucoup de combativité, d’ambition et de rivalité dans plusieurs domaines. Il faudra peut être parfois accepter de lâcher du lest…pour mieux triompher, naturellement !
Le chien et l’année du tigre : C’est un ami de longue date pour le chien, surtout dans le domaine amical et professionnel. L’hyperactivité de l’année pourrait occasionner des moments de fatigue intense et une fougue démesurée .Il faut arrêter de trop vouloir faire, prendre des temps de pause,se calmer.
Le cochon et l’année du tigre : Pas forcément évident ! Le tigre l’énerve et lui demande de sortir d’habitudes casanières ; il l’incite à retrouver une motivation de vie, à explorer de nouveaux rêves, à se poser d’ autres challenges, à sortir des routines, à oser l’imprévu.
Marina Knerr
Avec l'aimable autorisation de