Bienvenue dans votre espace de bien-être
Ici, chaque respiration est une occasion de se reconnecter à soi-même, chaque posture un pas vers un meilleur équilibre, et chaque instant un moment précieux consacré à votre bien-être.
Que vous soyez débutant, pratiquant régulier ou simplement curieux de découvrir les bienfaits du yoga, vous trouverez des conseils, des pratiques, des inspirations et des ressources pour vous accompagner à chaque étape de votre parcours. Yoga prénatal, yoga thérapeutique, méditation, respiration, relaxation ou développement personnel… chaque article est pensé pour vous aider à cultiver une vie plus sereine, plus consciente et plus harmonieuse.
Respirez profondément… votre voyage vers le bien-être commence ici. Le yoga est une invitation à ralentir, à respirer pleinement et à retrouver l'harmonie entre le corps, le cœur et l'esprit.
10/03/2024
Elle nous rappelle que la force ne réside pas toujours dans l’effort, mais aussi dans notre capacité à nous arrêter, à respirer et à accueillir pleinement l’instant présent. Découvrez comment intégrer cette précieuse posture à votre pratique pour cultiver, jour après jour, plus de calme, de souplesse et d’harmonie entre le corps et l’esprit.
Balasana, la posture de l’enfant : un espace de recentrage
Balasana, la posture de l’enfant, est l’une des grandes postures de repos du yoga. Simple en apparence, elle invite à ralentir, à relâcher les tensions et à revenir à l’essentiel. Le dos s’étire doucement, les hanches se déposent, la respiration s’apaise et l’attention se tourne naturellement vers l’intérieur. Dans une pratique de Hatha Yoga, Balasana peut être utilisée comme posture de récupération entre deux asanas, mais aussi comme un véritable espace de recentrage. Quelques respirations suffisent parfois pour retrouver davantage de calme et de présence.
Origines et signification de Balasana
Le terme Balasana vient du sanskrit : Bala signifie « enfant » et Asana signifie « posture ». La forme de cette posture évoque celle d’un enfant qui se replie sur lui-même, dans une position naturellement associée au repos, à la sécurité et au retour à soi. Sur le plan symbolique, Balasana nous invite à retrouver une forme de simplicité et d’abandon. Le corps se rapproche du sol, le regard se détourne du monde extérieur et la respiration devient le principal point d’attention.
Cette posture représente ainsi un temps de pause dans la pratique. Elle nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’être constamment dans l’effort pour progresser. Le repos, l’écoute et l’acceptation de ses sensations font également partie du chemin du yoga. Balasana peut être particulièrement précieuse lorsque le mental est agité ou lorsque le corps ressent le besoin de ralentir. Elle crée un espace propice à l’introspection, à la détente et à une meilleure conscience du souffle.
Les principes essentiels de la posture
Pour entrer dans Balasana, commencez généralement à genoux, assis sur les talons. Les genoux peuvent rester rapprochés ou être légèrement écartés selon votre morphologie et votre confort. À partir de cette position, inclinez progressivement le buste vers l’avant. Le front vient se déposer sur le tapis ou sur un support, tandis que les bras peuvent être étendus devant vous ou relâchés le long du corps.
L’essentiel n’est pas de chercher une forme parfaite, mais de permettre au corps de s’installer dans une position confortable et stable. La respiration joue ici un rôle essentiel. Inspirez tranquillement par le nez et laissez l’expiration devenir un peu plus longue, sans jamais forcer. À chaque souffle, observez les zones qui se détendent progressivement : les épaules, le dos, le ventre, le visage. Balasana est avant tout une posture d’écoute. Si une sensation devient inconfortable, adaptez la position ou utilisez un accessoire afin de retrouver davantage de confort.
Les bienfaits de Balasana
Relaxation et apaisement du mental
Balasana est particulièrement appréciée pour son aspect profondément reposant. En ramenant le corps vers une position de repli, elle crée naturellement une sensation d’intériorité et invite à ralentir. La respiration calme et régulière peut favoriser un état de détente et aider à prendre de la distance avec l’agitation du quotidien. En portant simplement l’attention sur les mouvements du souffle, le mental peut progressivement se poser. Cette posture constitue ainsi un excellent refuge entre deux séquences plus dynamiques ou à la fin d'une séance de yoga. Elle peut également être pratiquée seule, pendant quelques minutes, lorsque l’on ressent le besoin de faire une pause et de retrouver un peu de sérénité.
Étirement doux du dos et des hanches
Le mouvement de flexion vers l’avant permet un étirement doux de l’ensemble du dos. La posture peut également favoriser une sensation d’espace au niveau des hanches et de la région lombaire. Lorsqu’elle est pratiquée sans forcer, Balasana aide à relâcher certaines tensions musculaires accumulées au niveau du dos, des épaules et de la nuque. La sensation recherchée n’est pas celle d’un étirement intense, mais plutôt celle d’un relâchement progressif. Le corps peut ainsi apprendre à retrouver davantage de mobilité et de confort.
Une posture propice à l’écoute de soi
Balasana possède également une dimension plus intérieure. En fermant les yeux et en réduisant les stimulations extérieures, il devient plus facile d’observer son état physique et émotionnel. La posture invite à ralentir suffisamment pour reconnaître ses sensations, écouter son souffle et prendre conscience de son niveau de fatigue ou de tension. Cette qualité d’attention peut nourrir une pratique du yoga plus consciente, fondée non seulement sur la performance physique, mais aussi sur l’écoute et le respect de ses propres limites.
Comment pratiquer Balasana
Installation
Commencez à genoux sur votre tapis. Asseyez-vous confortablement sur vos talons, puis écartez légèrement les genoux si cela vous permet de mieux relâcher le bassin et le ventre. Prenez quelques respirations dans cette position. Sentez vos pieds, vos jambes et votre bassin en contact avec le sol. À l’expiration, inclinez doucement le buste vers l’avant. Laissez le front se rapprocher du tapis sans chercher à atteindre le sol à tout prix.
Vous pouvez ensuite choisir la position des bras qui vous convient le mieux : bras étendus devant vous, pour créer davantage d’espace dans le dos et les épaules, bras relâchés le long du corps, pour favoriser une sensation de repos plus profonde, mains superposées sous le front, si cette variante est plus confortable. Fermez les yeux si vous le souhaitez et laissez la respiration devenir naturelle.
Respirer dans Balasana
La respiration peut devenir un véritable guide dans cette posture. À l’inspiration, observez doucement le ventre et les côtes qui s'ouvrent. À l’expiration, laissez les épaules, le dos et le visage se détendre davantage. Plutôt que de chercher à approfondir la posture, laissez chaque expiration vous permettre de relâcher un peu plus les tensions. Restez quelques respirations, ou plusieurs minutes si la position vous convient. Pour sortir de Balasana, redressez-vous lentement en prenant appui sur les mains afin de préserver le confort du dos et des genoux.
Variations et adaptations
Balasana peut facilement être adaptée en fonction des besoins de chacun.
Avec un coussin ou un bolster
Si le buste ne se relâche pas facilement vers l’avant, placez un coussin, un traversin ou un bolster sous le torse. Vous pourrez ainsi déposer progressivement le poids du corps et transformer la posture en véritable moment de récupération.
Avec un support sous le front
Un bloc, un coussin ou une couverture pliée sous le front peut être très utile. Le support permet de relâcher la nuque et d’éviter de chercher le sol avec la tête.
Genoux écartés
Écarter légèrement les genoux peut offrir davantage d’espace au niveau du bassin et du ventre. Cette variante est souvent agréable lorsque l’on souhaite privilégier une sensation d’ouverture et de confort.
Bras le long du corps
Pour une version particulièrement apaisante, laissez les bras se déposer naturellement le long du corps, paumes tournées vers le haut. Cette variante peut être intéressante en fin de séance ou lors d'une pratique orientée vers la relaxation.
Les erreurs courantes à éviter
Chercher à aller trop loin
Balasana est une posture de repos : il n’est donc pas nécessaire de chercher à rapprocher absolument le front du tapis ou les fesses des talons. Si le corps résiste, utilisez des supports. Le confort permet souvent une détente plus profonde qu’un étirement forcé.
Négliger la respiration
Une respiration bloquée ou saccadée est souvent un signe que la posture demande trop d’effort. Revenez à une position plus confortable et laissez le souffle redevenir fluide.
Ignorer les sensations dans les genoux
Les genoux peuvent parfois être sensibles dans cette posture. Si vous ressentez une douleur, ne cherchez pas à la dépasser. Une couverture sous les genoux ou entre les fesses et les talons peut améliorer le confort. Vous pouvez également modifier l’écartement des genoux ou choisir une autre posture de repos.
Chercher une posture parfaite
Chaque corps possède sa propre morphologie. La forme de Balasana peut donc varier considérablement d’une personne à l’autre. L’objectif est de trouver une position dans laquelle le corps peut véritablement se déposer.
Intégrer Balasana dans une séance de yoga
Une posture de récupération entre deux asanas
Balasana peut être utilisée à différents moments d’une séance. Après une posture dynamique, elle permet de ralentir et d’observer les effets de la pratique. Elle peut également servir de transition avant de poursuivre avec une nouvelle série de postures. Par exemple, une séquence peut associer : Adho Mukha Svanasana, le chien tête en bas, pour étirer l’ensemble du corps, Bhujangasana, le cobra, pour travailler l’extension du dos, Balasana, pour revenir au calme et relâcher les tensions, une posture assise ou une courte méditation pour terminer la pratique. Cette alternance entre mouvement, effort et repos crée une séance plus équilibrée et respectueuse du rythme du corps.
Combiner Balasana avec d’autres postures
Balasana peut également être associée à des postures complémentaires. Après Adho Mukha Svanasana, la posture de l’enfant offre un moment de récupération particulièrement agréable pour les épaules, le dos et les jambes. Une transition entre Bhujangasana et Balasana permet quant à elle d’alterner ouverture de la poitrine et relâchement du dos. Enfin, une posture douce de torsion comme Ardha Matsyendrasana peut compléter la séance avant de revenir à une phase de relaxation.
Quand pratiquer Balasana ?
Le matin
Le matin, Balasana peut être pratiquée quelques instants pour réveiller progressivement le corps et prendre le temps d’entrer dans la journée. Elle peut être intégrée après quelques mouvements doux d’éveil de la colonne vertébrale.
Le soir
Le soir, elle trouve naturellement sa place dans une pratique plus lente. Elle peut aider à créer une transition entre le rythme de la journée et un moment plus calme. Quelques minutes de Balasana accompagnées d’une respiration profonde peuvent constituer un agréable rituel avant une relaxation ou une méditation.
À tout moment de la journée
Il n’est cependant pas nécessaire d’attendre le matin ou le soir. Balasana peut être pratiquée chaque fois que le corps et l’esprit réclament une pause. Quelques respirations suffisent parfois à créer un véritable espace de calme.
Une pratique fondée sur l’écoute
La régularité est précieuse dans le yoga, mais elle ne signifie pas qu’il faut pratiquer dans la contrainte. Avec Balasana, l’essentiel est justement d’apprendre à écouter son corps. Certains jours, vous aurez besoin de rester quelques respirations seulement. D’autres jours, vous pourrez vous y attarder davantage.
Cette capacité à adapter sa pratique à son état du moment fait pleinement partie de l’expérience du yoga. Les accessoires peuvent également accompagner cette démarche. Une couverture, un coussin ou un bolster ne sont pas des signes de faiblesse : ils permettent au contraire de créer les conditions nécessaires à un relâchement véritable.

Pour conclure
Balasana est une invitation à ralentir, à respirer et à revenir à soi. Dans le mouvement incessant de la vie quotidienne, cette posture rappelle l’importance du repos et de l’écoute intérieure.
Elle offre un étirement doux du dos et des hanches, favorise le relâchement des tensions et crée un espace propice au calme et à l’introspection. Plus qu’une simple posture de récupération, Balasana nous enseigne que l’immobilité peut elle aussi être une pratique. Se déposer, respirer, écouter… puis repartir avec un peu plus de légèreté. Que la posture de l’enfant vous accompagne comme un doux refuge sur le chemin de votre pratique du Hatha Yoga, vers davantage de calme, de présence et d’harmonie intérieure.
22/02/2024
Cette influence profonde s'explique par le fait que la pureté de ce que nous mangeons contribue directement à purifier ce que les textes anciens nomment antahkarana, c'est-à-dire "l'instrument interne". cet espace subtil est constitué de trois dimensions essentielles de notre psychisme : manas, qui correspond à l'esprit qui pense et gère les émotions, buddhi, qui représente l'intellect et la capacité de discernement, ainsi que ahaṃkār, qui désigne l'ego. Ainsi, en adoptant une alimentation consciente et adaptée à notre constitution, nous favorisons l'apaisement de nos pensées et l'harmonisation de notre vie intérieure, créant ainsi un pont solide entre le corps, l'âme et l'esprit pour cheminer vers un bien-être authentique et durable...
Si vous étudiez l’Ayurveda, vous êtes familier avec les trois Dosha
Les trois doshas : Vata, Pitta et Kapha. Mais connaissez-vous les Dosha mentaux : Raja et Tamas ? Pour commencer, pourquoi Vata, Pitta et Kapha sont-ils appelés Dosha (impuretés) alors qu’ils sont les expressions de l’intelligence dans le corps?
Que dit Charaka (premier exposant de l’Ayurveda) ?
Juste avant de définir les Dosha, Charaka décrit la nature de Ātma (le Soi) en ces termes : "Le Soi (Ātma) est inaltérable. Il est la source de la conscience, l’intelligence (sattva), des qualités de la nature (les guṇa: sattva, rajas, tamas), des éléments (bhūta) et des organes des sens (indriya). Il est conscience absolue, témoin de toutes les activités. Charaka Samhita, Sutrasthana, 1.54-56"
Ensuite il définit deux types de Dosha (impuretés) : Vāta, Pitta et Kapha sont les Dosha corporels, Rajas et Tamas sont les Dosha mentaux. [57] Et enfin il nous dit comment soigner / équilibrer ces deux types de Dosha. "Les Dosha corporels sont pacifiés par des mesures correctives de la nature des Deva et par des mesures correctives rationnelles tandis que les Dosha de l’esprit peuvent être traités par la connaissance (jñāna), la connaissance précise (vijñāna), la constance ou calme ou patience (dhairya), la mémoire (smriti) et la conscience pure ou transcendantale (samādhi). [58]
Interprétation
Puisque le Soi (Ātma) est inaltérable, il est absolu par nature, transcendantal, non physique. Et donc on peut en déduire que tout ce qui n’est pas de la nature du Soi est altérable et donc impur, d’où le mot “Dosha“. Parmi Sattva, Rajas, Tamas (les guṇa ou qualités essentielles de la nature – Prakriti), Sattva est la qualité d’éveil, de pureté, d’intelligence, de conscience, de vérité.
Le mot “Sattva” est même synonyme de conscience ou esprit. Il ne peut donc être une impureté. Rajas et Tamas, bien qu’ils soient indispensables à toutes les transformations (Rajas) et à la manifestation physique (Tamas), au niveau de l’esprit, de notre esprit, ils sont des impuretés.
Comment équilibrer les Dosha
Charaka nous dit que les Dosha corporels sont pacifiés: par des mesures correctives de la nature des Deva… nous laisserons ça de coté pour un prochain article. Par des mesures correctives rationnelles. C’est le thème principal abordé dans tous les livres et cours d’Ayurveda : jouer avec les qualités (lourd, léger, chaud, froid…) et les goûts (sucré, salé, acide…) pour équilibrer Vata, Pitta et Kapha.
Et les Dosha de l’esprit peuvent être traités par :
La connaissance (jñāna), la connaissance précise (vijñāna), la constance ou le calme ou la patience (dhairya), la mémoire (smriti) et la conscience pure ou transcendantale (samādhi).
De quoi veut-il parler? Toutes ces expressions sont en réalité à la fois des attributs des états de conscience supérieurs ou Svastha – être établi dans le Soi – la définition de la Santé ; et à la fois les moyens pour atteindre les états de conscience supérieurs.
Jñāna et vijñāna se réfèrent à la plus haute connaissance, la connaissance du Soi ou de Soi (Ātma). Dhairya se réfère à la stabilité, au calme, à la sérénité. Smriti est la mémoire de qui je suis, le Soi illimité, éternel, inaltérable. Samādhi est l’expérience directe du Soi , la conscience pure, but de la méditation. En résumé, Charaka nous dit: pour éliminer les Dosha mentaux, développez les états de conscience supérieurs. Et pour ça: méditez !
Pour l’expansion de la conscience, Svastha – la santé parfaite décrite par l’Ayurveda, la nourriture est aussi importante parce qu’elle influence l’esprit. La pureté de l’alimentation purifie antahkarana, “l’instrument interne”, constitué de l’esprit qui pense (manas), l’Intellect (buddhi), et l’ego (ahaṃkār) . Quand antahkarana est pur, l’esprit et stable, ce qui facilite la méditation, et après avoir maîtrisé la méditation, les instincts néfastes sont instantanément éradiqués. Chhandogya Upanishad, 7.62.2
Quels sont les aliments qui favorisent Sattva (sattviques), à privilégier, et ceux qui sont rajasiques et tamasiques, à éviter ?
" Les aliments qui augmentent la durée de vie (āyu), la pureté, la force, la santé, la joie, la satisfaction, et qui sont savoureux, onctueux, ont de la substance et sont agréables au cœur (et à l’estomac), sont chers aux personnes sattviques (sāttvika). Les aliments très piquants, acides, salés, chauds, ardents, secs et brûlants, et qui produisent de la douleur, du chagrin et de la maladie, sont désirés par celui qui est caractérisé par rajas (rājasika). Ce qui est gâté, rance, rassie, insipide, puant, cuit la veille, rejeté et impur, impropre au yagya, est la nourriture aimée par celui qui est caractérisé par tamas (tāmasika). Bhagavad Gita, chapitre 17, versets 8-10
ALIMENTS SATTVIQUES
Lait, beurre, ghee (beurre clarifié), fruits frais mûrs, amandes, dattes, blé, céréales, nombreux légumes frais.
Épices sattviques
Curcuma, gingembre, cannelle, coriandre, fenouil, cardamome, safran.
LES ALIMENTS RAJASIQUES ont tendance à promouvoir l’agressivité, la passion, le feu. Ils déséquilibrent les émotions et altèrent la conscience : viande, poisson, œufs, épices très piquantes (piment et poivre), oignons, ail, thé, café, tabac et autres stimulants.
LES ALIMENTS TAMASIQUES provoquent la léthargie, l’inactivité, la confusion mentale, l’ignorance et l’absence de contrôle de soi. Ils sont les plus nuisibles pour le corps, l’esprit et le Soi. Aliments tamasiques: surgelés, cuits au micro-ondes, fritures, industriels, conserves, restes, alcool, drogues, produits chimiques, viande, poisson, oignons, champignons, aliments rassis, malodorants…

FAQ
L’oignon et l’ail sont rajasiques et tamasiques ?
Ils produisent une haleine et une odeur corporelle nauséabondes et ils provoquent agitation, anxiété et agressivité. Ils sont nocifs sur le plan physique, émotionnel, mental et spirituel. L’ail et l’oignon devraient être évités par ceux qui pratiquent la méditation et recherchent le développement spirituel. Si vous n’appréciez pas leur goût fort, il vous sera facile de vous en passer. Si vous êtes accros depuis des années, n’essayez pas de les supprimer de votre alimentation rapidement.
Apprenez à méditer. En pratiquant régulièrement la Méditation Transcendantale, la reine des techniques de méditation, votre physiologie et vos goûts se raffineront. Vous deviendrez de plus en plus sattvique, automatiquement. Bientôt vous apprécierez d’avantage la vitalité et le raffinement des goûts des fruits et des légumes frais, et viande, ail et oignon vous paraîtront manquer de raffinement, de vie, de délicatesse. "Qui se ressemble s’assemble ! Les gens sattviques aiment la nourriture sattvique…
Bertrand Canac
Professeur de méditation transcendantale
15/02/2024
La Salutation au Soleil, Surya Namaskara : un rituel de lumière et d'énergie
La Salutation au Soleil, ou Surya Namaskara, est bien plus qu'un simple enchaînement de postures. À travers le mouvement, la respiration et la concentration, elle invite à réveiller le corps, clarifier l'esprit et cultiver une profonde présence à soi. Pratiquée régulièrement, cette séquence dynamique contribue à renforcer et assouplir le corps, à mobiliser les articulations et à améliorer la coordination entre le souffle et le mouvement. Elle peut également devenir un véritable rituel de recentrage, particulièrement précieux pour commencer la journée avec énergie ou terminer une séance dans un état de calme intérieur. Puisse la Salutation au Soleil apporter lumière, présence et vitalité à votre pratique !
Surya Namaskara : origines et signification
Surya Namaskara, littéralement « salutation au Soleil », s'inscrit dans la tradition du yoga indien. Le mot Surya désigne le Soleil et Namaskara signifie salutation ou hommage. Dans la tradition indienne, le Soleil représente la lumière, la vitalité, la conscience et la source de vie. La Salutation au Soleil peut ainsi être vécue comme un geste de gratitude envers cette force qui nourrit le vivant.
Au-delà de sa dimension physique, cette pratique invite à créer une connexion plus subtile entre le corps, le souffle et l'esprit. Chaque mouvement devient alors une occasion de revenir à soi, de ressentir son énergie et de cultiver une présence attentive. Surya Namaskara peut également être perçue comme une méditation en mouvement : le corps évolue dans une succession fluide tandis que la respiration accompagne chaque transition. Avec la régularité, l'enchaînement devient progressivement plus naturel, plus conscient et plus harmonieux.
Les douze mouvements de la Salutation au Soleil
La forme classique de Surya Namaskara est généralement composée d'une succession de douze étapes, même si les traditions et les écoles de yoga proposent différentes variantes. L'enchaînement associe des postures debout, des flexions, des extensions et des positions sollicitant l'ensemble du corps. Les mouvements sont traditionnellement synchronisés avec la respiration afin de créer un rythme fluide. Cette alternance permet notamment de : mobiliser la colonne vertébrale, renforcer les jambes, les bras et la sangle abdominale, étirer progressivement les chaînes musculaires, stimuler la mobilité des épaules et des hanches, développer la coordination, et favoriser aussi la concentration et la présence au souffle. Pour les débutants, l'essentiel n'est pas de rechercher la performance, mais de découvrir progressivement la séquence, en respectant les possibilités du corps.
Les variations de la Salutation au Soleil
Selon les écoles de yoga, Surya Namaskara peut être adaptée et enrichie de nombreuses façons. Certaines variantes privilégient la fluidité et la douceur, tandis que d'autres proposent un enchaînement plus dynamique et plus physique. Certaines adaptations mettent davantage l'accent sur l'ouverture des hanches et la mobilité de la colonne vertébrale, tandis que d'autres développent davantage la force, l'équilibre ou l'endurance. Il est également possible d'intégrer des temps de respiration consciente, des mantras ou une intention particulière afin de donner à la pratique une dimension plus méditative et spirituelle. L'important est de choisir une variation adaptée à son niveau et à son intention du moment.
Comment pratiquer la Salutation au Soleil
Conseils pour débuter
Pour commencer, installez-vous dans un espace calme et suffisamment dégagé. Un tapis de yoga confortable est idéal. Commencez par quelques respirations profondes afin de vous recentrer. Prenez ensuite le temps de mobiliser doucement les épaules, les poignets, les hanches et la colonne vertébrale. Lors des premiers essais, privilégiez la lenteur. Il est préférable de réaliser quelques cycles avec précision et conscience plutôt que d'enchaîner rapidement les mouvements. Ne cherchez jamais à aller au-delà de vos possibilités. Les genoux peuvent être légèrement fléchis dans les flexions avant et certaines postures peuvent être adaptées avec des supports. La respiration doit rester fluide. Si vous êtes essoufflé ou si vous perdez votre stabilité, ralentissez et revenez à une version plus simple de la posture.
Le rythme de la pratique
Traditionnellement, chaque mouvement est associé à une phase respiratoire. Cette synchronisation donne à la séquence son caractère fluide et méditatif. Avec l'expérience, le souffle devient le fil conducteur de la pratique. Il accompagne le mouvement plutôt que de le subir. Une pratique douce peut durer seulement quelques minutes. Une séance plus complète peut intégrer plusieurs cycles de Salutation au Soleil, suivis de postures complémentaires et d'un temps de relaxation. Pour les yogis débutants, quelques cycles réalisés régulièrement constituent déjà une excellente manière de découvrir cette pratique...
Approfondir sa pratique
Lorsque la séquence devient familière, il est possible d'explorer différentes variations : ralentir le rythme, prolonger certaines postures, travailler davantage la précision de l'alignement ou approfondir la conscience respiratoire. Les pratiquants expérimentés peuvent également intégrer des mantras ou une intention méditative. Dans certaines traditions, chaque étape est associée à un mantra dédié à Surya. Cette dimension spirituelle n'est cependant pas obligatoire. La Salutation au Soleil peut être pratiquée comme un exercice corporel, comme une méditation en mouvement ou comme un rituel de gratitude, selon la sensibilité de chacun.
Les principales postures de la Salutation au Soleil
Pranamasana — la posture de la prière
La séquence commence généralement par Pranamasana, debout, les mains réunies devant le cœur. Cette position invite au calme et au recentrage. Elle permet de prendre conscience de sa respiration et de poser une intention avant de commencer. Les mains jointes devant la poitrine symbolisent également l'union et l'équilibre. C'est un instant de transition entre l'agitation extérieure et la présence intérieure.
Hasta Uttanasana — les bras levés
Sur une inspiration, les bras s'élèvent au-dessus de la tête tandis que le corps s'étire vers le haut. Cette posture favorise l'ouverture de la poitrine et la mobilisation de la colonne vertébrale. Elle crée une sensation d'expansion et prépare le corps au mouvement suivant. L'extension doit rester confortable : il n'est pas nécessaire de chercher une grande cambrure pour ressentir les effets de la posture.
Padahastasana — la flexion avant
Le mouvement se poursuit par une flexion vers l'avant. Cette posture étire notamment l'arrière des jambes et le dos. Les débutants peuvent conserver les genoux légèrement fléchis afin de préserver le confort et d'éviter de tirer excessivement sur les ischio-jambiers. L'objectif n'est pas de toucher le sol à tout prix, mais de laisser progressivement le corps s'abandonner vers l'avant au rythme de la respiration.
Ashwa Sanchalanasana — la posture du cavalier
Une jambe est ensuite amenée vers l'arrière tandis que l'autre reste fléchie à l'avant. Cette posture ouvre l'avant de la hanche de la jambe reculée et sollicite les jambes et la colonne vertébrale. Elle demande également de la stabilité et de la coordination. Le regard peut être dirigé vers l'avant ou relevé, sans créer de tension dans la nuque.
Marjari Asana et Balasana
Selon les variantes de Surya Namaskara, certaines séquences intègrent une transition par Marjari Asana, la posture du chat, ou Balasana, la posture de l'enfant. Marjari Asana accompagne les mouvements de flexion et d'extension de la colonne vertébrale. Elle permet de retrouver de la mobilité et de relâcher progressivement les tensions. Balasana apporte quant à elle un moment de repos. Le dos s'arrondit doucement et le corps peut retrouver un rythme respiratoire plus calme. Ces postures sont particulièrement intéressantes lorsque l'on souhaite pratiquer une version plus douce de la Salutation au Soleil.
Phalakasana — la planche
La posture de la planche sollicite fortement la sangle abdominale, les épaules, les bras et les jambes. Elle développe la stabilité du centre du corps et demande une attention particulière à l'alignement. Le corps forme une ligne aussi stable que possible, sans laisser le bassin s'affaisser ni monter excessivement. La respiration reste régulière. Pour les yogis débutants, la posture peut être adaptée en posant les genoux au sol.
Adho Mukha Svanasana — le chien tête en bas
Le chien tête en bas forme une transition majeure dans de nombreuses versions de Surya Namaskara. Le bassin s'élève tandis que les mains et les pieds restent ancrés au sol. Cette posture étire notamment l'arrière des jambes, les épaules et le dos tout en renforçant les bras. Il n'est pas nécessaire d'avoir les talons au sol. L'essentiel est de conserver une colonne confortable et un mouvement respiratoire fluide.
Bhujangasana — le cobra
Dans Bhujangasana, le haut du corps s'ouvre progressivement tandis que la poitrine se soulève. Cette posture renforce les muscles du dos et favorise l'ouverture de la poitrine. Elle peut apporter une agréable sensation d'expansion et de vitalité. Il est important de ne pas chercher une cambrure excessive. Le mouvement doit partir progressivement de la colonne et rester confortable pour le bas du dos. La séquence revient ensuite progressivement vers les postures précédentes pour terminer dans la position debout.
Les bienfaits de la Salutation au Soleil
Bienfaits physiques
Surya Namaskara constitue une pratique particulièrement complète puisqu'elle mobilise de nombreuses parties du corps dans un même enchaînement. La répétition des mouvements contribue à renforcer les jambes, les bras, les épaules et la sangle abdominale, tout en sollicitant les muscles stabilisateurs. Les différentes flexions et extensions favorisent également la mobilité de la colonne vertébrale, des hanches et des épaules. Avec une pratique régulière et adaptée, le corps peut progressivement gagner en aisance et en souplesse. La synchronisation du mouvement et de la respiration permet également de travailler la coordination et l'endurance de manière progressive. Enfin, la pratique dynamique peut stimuler la circulation et procurer une agréable sensation de vitalité.
Bienfaits sur le mental et les émotions
La Salutation au Soleil ne sollicite pas uniquement le corps. La concentration nécessaire pour coordonner les mouvements et la respiration invite naturellement à revenir dans le moment présent. Elle peut ainsi devenir une véritable méditation en mouvement. Le fait de porter son attention sur le souffle contribue également à calmer l'agitation mentale et à créer un espace de détente. Pratiquée régulièrement, elle peut aider à développer la concentration, la présence et une meilleure conscience de ses sensations corporelles. Elle peut également offrir un moment précieux pour relâcher les tensions accumulées et commencer ou terminer la journée avec davantage de sérénité.
Vitalité et respiration
La Salutation au Soleil est souvent appréciée pour la sensation d'énergie qu'elle procure. Les mouvements successifs mobilisent progressivement le corps tandis que la respiration accompagne l'effort. Cette coordination permet de développer une respiration plus consciente et d'améliorer la perception du souffle. Le matin, quelques cycles peuvent constituer un rituel dynamique pour réveiller le corps et stimuler la sensation de vitalité. En soirée, une version plus lente peut au contraire être utilisée comme transition vers le calme, en privilégiant des mouvements doux et une respiration profonde.
Une pratique pour accompagner le temps
Avec l'âge, préserver la mobilité, la force musculaire et l'équilibre devient particulièrement important. La Salutation au Soleil, lorsqu'elle est adaptée aux capacités de chacun, peut contribuer à entretenir ces qualités grâce à ses mouvements variés. Elle invite également à rester attentif à son corps et à accepter que la pratique évolue au fil du temps. Plutôt que de rechercher la performance, le yoga nous enseigne à cultiver une relation plus consciente avec notre corps : parfois plus dynamique, parfois plus douce, mais toujours respectueuse de nos besoins.
Intégrer Surya Namaskara dans sa routine quotidienne
Le matin : accueillir la lumière
Le matin est un moment privilégié pour pratiquer la Salutation au Soleil. Quelques cycles permettent de réveiller progressivement les articulations, de mobiliser la colonne et de mettre le corps en mouvement. Pratiquer (en direction du soleil) face à une fenêtre ou, lorsque les conditions le permettent, à l'extérieur, peut renforcer la dimension symbolique de ce rituel : accueillir la lumière et commencer la journée avec intention.
Le soir : relâcher les tensions
La Salutation au Soleil peut également trouver sa place en fin de journée. Dans ce cas, privilégiez un rythme plus lent, des transitions douces et une respiration profonde. L'objectif n'est plus de stimuler, mais plutôt de libérer les tensions et de retrouver progressivement un état de calme. Terminer par quelques minutes de Shavasana, la posture du cadavre, permet d'intégrer les sensations de la pratique et de laisser le corps se détendre.
Quelle durée pour une séance ?
Il n'est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à Surya Namaskara pour créer une habitude. Une pratique de quelques minutes peut déjà constituer un rituel précieux. Selon votre niveau et votre disponibilité, vous pouvez réaliser quelques cycles ou intégrer la Salutation au Soleil dans une séance de yoga plus complète. La régularité compte davantage que la quantité. Créer un rendez-vous quotidien ou plusieurs fois par semaine permet progressivement de mieux connaître son corps, son souffle et son rythme intérieur.
Conseils pour une pratique harmonieuse
Écouter son corps
Le yoga ne consiste pas à forcer le corps dans une forme idéale. Chaque posture doit être adaptée à ses capacités du jour. Une amplitude plus petite, des genoux fléchis ou l'utilisation d'un support peuvent rendre la pratique plus confortable et plus accessible. La douleur n'est jamais un objectif ! En cas de douleur persistante ou de problème de santé particulier, il est préférable de demander conseil à un professeur de yoga qualifié.
Privilégier la qualité à la quantité
Quelques cycles réalisés avec attention peuvent être beaucoup plus riches qu'un enchaînement rapide et automatique. Prenez le temps de sentir vos appuis, d'écouter votre respiration et d'observer les sensations qui apparaissent au fil des mouvements. Peu à peu, la séquence devient plus fluide et le corps trouve naturellement son rythme.
Créer un rituel personnel
Surya Namaskara peut devenir bien davantage qu'une routine physique. Vous pouvez commencer chaque séance par une intention, quelques respirations conscientes ou un moment de gratitude. La pratique peut alors devenir un rendez-vous avec vous-même : un espace pour ralentir, respirer, ressentir et accueillir la journée.

Pour conclure
Surya Namaskara est une invitation à mettre le corps en mouvement tout en éveillant la présence intérieure. À travers ses flexions, ses extensions, ses appuis et ses transitions, la Salutation au Soleil mobilise l'ensemble du corps et développe progressivement force, mobilité, coordination et conscience du souffle. Mais sa richesse réside aussi dans sa dimension intérieure. Répétée avec attention, elle devient une méditation en mouvement, un moment de recentrage et un rituel de connexion à soi.
Le matin, elle peut accompagner l'éveil et insuffler une sensation de vitalité. Le soir, une version plus douce peut aider à relâcher les tensions et à retrouver le calme. Il n'est pas nécessaire de pratiquer longtemps ni de rechercher la perfection. Quelques minutes, une respiration consciente et une présence sincère suffisent parfois à transformer la manière dont on entre dans sa journée. Que chaque Salutation au Soleil soit alors une occasion de remercier la lumière, d'honorer le corps et de cultiver, en soi, cette lumière qui ne demande qu'à rayonner.
14/02/2024
L'Ayurveda constitue un système de pratique médicale complet et ancestral, englobant des dimensions à la fois préventives et curatives. Contrairement à une approche purement symptomatique, il cherche à identifier la cause profonde des déséquilibres pour rétablir l'harmonie naturelle de l'individu. Ce savoir millénaire propose une vaste gamme de conseils pratiques, accessibles à tous, pour améliorer le quotidien. Qu'il s'agisse de l'alimentation, du rythme de sommeil, de la gestion du stress ou de l'hygiène de vie, l'Ayurveda offre des outils concrets pour harmoniser chaque aspect de notre existence. En intégrant ces principes simples, chacun peut devenir acteur de sa propre vitalité et cultiver un bien-être durable au fil des saisons...
L'Ayurvéda est éternel
En Inde, on admet communément que l'Ayurveda est éternel et ne se réfère pas au travail d'un auteur particulier. L'Ayurvéda est en effet considéré comme un ensemble de principes de vie, né avec le monde lui-même et immuable, en tout temps et en tout lieu. Selon la mythologie indienne, l'Ayurveda fut établi Pour le bienfait de I'humanité par Brahmâ et transmis oralement jusqu'à Agnivesa, à travers Prajapati, Awinideva, Indra et Atreya... Atreya, Charaka, Sushruta et Vagbhata furent les premiers à compiler et documenter ce système médical, préservé jusqu'a nos jours par des générations de familles de vaidya ou médecins traditionnels.
Le contexte historique et religieux
L'Ayurveda est un Upaveda, c'est-à-dire une branche, ou Véda subordonné, de l'Atharva-Veda, l'un des quatre principaux Veda, textes sacrés qui constituent les prémices de l'hindouisme (- 3900 av. JC a -1500 av. JC). Les 3 autres Veda sont le Rig-Veda, Sama-veda et Vajur-Veda. Cependant ces textes très anciens peuvent être regardés plus comme des textes religieux que comme des traités médicaux à proprement parler. Les principes qui y sont énoncés sont principalement des prières, chants et hymnes destinés à amener la santé et a se protéger des intentions néfastes des déités maladies. Ce n'est qu'avec des ouvrages plus récents tels le Charaka Samhita et le Sushruta Samhita que l'on peut commencer à parler d'une littérature purement médicale en Inde. Ces textes rédigés sous forme de vers ou slokas font toujours référence et doivent être mémorisés par coeur par les étudiants en Ayurveda. Dans le sud, c'est souvent l'Astanga Hrdayam (de hrdaya, le coeur, de l'astanga, c'est-à-dire les huit membres de la médecine ayurvédique), une forme résumée des deux premières compilations, qui est pris comme ouvrage de référence.
Etymologie
Le terme Ayurveda a pour signification littérale " connaissance ou la science (véda) de la longévité (ayus)". Une ancienne définition étymologique de ce terme est présentée ainsi : "On l'appelle Ayurveda car il nous dit (vedayati) quelles substances, qualités et actions sont favorables pour prolonger la vie (ayusya), et lesquelles ne le sont pas." Charaka 1.30.23. L'Ayurveda est un système de pratique médicale générale, qui comprend à la fois des aspects préventifs et curatifs. II contient un grand nombre d'excellents conseils pratiques pour tout un chacun, sur tous les aspects possibles et imaginables de la vie : brossage des dents, diététique, rythme de vie et occupations, morale, etc...
L'Ayurveda fournit également des enseignements médicaux plus spécialisés sur les aspects du diagnostique et des traitements, destines, eux, aux médecins professionnels. Ainsi, dans le Sushruta Samhita, on trouve des descriptions détaillées de diverses interventions chirurgicales, telles que des interventions de chirurgie plastique du lobe de l'oreille et du nez. (Sushruta Samhita 1.16)
Les concepts fondamentaux de l'Ayurveda
II est assez difficile de choisir un seul groupe d'idées et d'en faire "les fondations" de l'Ayurveda. En effet l'Ayurveda regroupe un très vaste ensemble de connaissances médicales, avec différents niveaux de compréhension et d'interprétations historiques. Cependant, l'un des plus importants concepts dans la tradition ayurvédique est celui qui relie ensemble les humeurs (doshas), les tissus corporels (dhatus) et les déchets (malas). La théorie des trois humeurs, ou tridosha-vidya, enseigne que trois substances semi-fluides sont présentes dans le corps et régulent son état. Les humeurs sont le vent (vata), la bile (pitta) et le flegme (kapha).
"Quand il n'est pas malade, le vent aide le corps en lui amenant énergie, inspire, expire, mouvement, et les actions des besoins naturels. II aide les tissus a se déplacer correctement, et a maintenir les sens en éveil. La bile aide le corps avec la digestion, la chaleur et la vision. Elle aide aussi avec la faim, la soif, l'appétit, l'apparence, la mémoire, l'intelligence, le courage et la souplesse du corps. Le phlegme aide le corps avec la stabilité, l'onctuosité, la cohésion, la patience, etc." (Vagbhata 1.11)
Ces humeurs interagissent avec les sept constituants du corps ou sept dhatus: le plasma (rasa), le sang (rakta), la chair et les tissus musculaires (mamsa), les tissus adipeux (meda), les tissus osseux (asthi), la moelle et les tissus nerveux (majja) et enfin les tissus reproducteurs (shukra). Elles interagissent également avec les déchets du corps.
L'Ayurveda utilise principalement des médecines d'origine végétale et animale, et il enseigne un large éventail de thérapies, parmi lesquelles: des régimes, des lavements, des massages, des saignées, des onctions, sudations ainsi que certains actes chirurgicaux. Une grande partie des textes classiques porte sur le respect de règles d'hygiène de vie et l'élimination des habitudes propices à générer des maladies. On trouve ainsi des descriptions détaillées de routines journalières idéales (en fonction de la saison, du lieu, etc…) sensées garantir une vie longue, saine, prospère et heureuse, vue comme but de l'existence humaine. En matière de nourriture, sommeil, exercice physique, sexualité, ou encore dans les prescriptions médicales, tous les traites insistent sur le principe de modération. Ceci est un principe fondamentalement bouddhiste, rejoignant les enseignements de "La Voie du Milieu". Bouddhisme et Ayurveda se seraient en effet largement influencés au cours des siècles. Un autre aspect important de modération est présent dans l'enseignement ayurvédique : ne pas réprimer les besoins naturels du corps, sous faute de s'exposer à divers déséquilibres et maladies.
"Un homme sage ne réprime pas les besoins naturels lies a l'urine ou aux excréments, au sperme, au vent, a la nausée, aux éternuements, au besoin de se nettoyer la gorge, aux bâillements ni aux besoins de la faim et de la soif, des larmes ou du sommeil. (...) Quiconque désire son propre bien, ici et plus tard, devrait réprimer les tendances aux comportements impétueux et déshonorables, en pensée, en parole ou en acte. (...) Une personne intelligente ne devrait pas s'habituer à l'excès, même en ce qui concerne des choses acceptables telles que l'exercice physique, le rire, la parole, les voyages, les relations sexuelles ou les veillées tardives. (...) Une personne qui se laisse aller a l'excès dans ce type d'activités risque de périr, tel le lion s'attaquant a un éléphant." (Charaka 1.7)
Pour comprendre le système de diagnostiques et de thérapies que propose l'Ayurveda, il est nécessaire d'avoir une certaine connaissance de la conception ayurvédique du corps et de ses fonctions. La fameuse illustration de "l'homme ayurvédique" nous montre une vue de l'intérieur du corps humain, tel que l'Ayurveda l'envisage à la fin 19eme siècle. Le processus central en est la digestion, considérée comme une forme de cuisson. Ainsi, tous les termes en sanskrit pour décrire la digestion impliquent "cuire" ou "brûler", et la force digestive elle-même est appelée "le feu" (agni).
La nourriture ainsi "cuite" par ce feu digestif se transforme dans l'estomac en un jus, le premier des sept tissus corporels, appelé rasa. Puis, sous l'action de la bile (pitta), ce jus est transforme en rakta, deuxième des tissus. Rakta est ensuite transforme en mamsa et ainsi de suite jusqu'à obtenir l'essence suprême générée par le corps: shukra. Ojas, souvent traduit par "énergie vitale" est la quintessence des sept dhatus. Ojas est la source essentielle de la force du corps. De la qualité d'ojas dépendront toutes nos aptitudes physiques et notre bonne santé. Inversement, une diminution d'ojas conduira a l'affaiblissement des défenses immunitaires, et, par suite, aux maladies. "Dérivant des tissus corporels on trouve les sept tissus dérivés : le lait maternel, le sang menstruel, la graisse, la sueur, les dents, les cheveux et enfin ojas (...) Ojas est présent dans tout le corps et est considéré comme froid, huileux, et solide. II est de nature froide et donne au corps puissance et nourriture." Samgadhara 1.5
Un réseau de tubes parcourant le corps transporte ces substances d'un endroit à l'autre, de même que sont transportées les humeurs, les sensations, le vent et la pensée... On peut ainsi envisager comment, lorsqu'un élément de ce processus complexe fait obstacle au fonctionnement général, les déséquilibres et maladies apparaissent. Selon l'Ayurveda, la principale cause des maladies est l'aggravation ou déséquilibre des doshas, c'est à dire l'excès d'un ou plusieurs doshas, combiné à une faiblesse du feu digestif. En effet un feu digestif affaibli (par des erreurs dans l'alimentation, le mode de vie, etc.), entraînera la création d'ama ou toxines (masse alimentaire non digérée), qui mélangé au dosa en excès, va obstruer les canaux puis se déposer dans un endroit affaibli et y provoquer la maladie. Les thérapies ayurvédiques viseront donc essentiellement à rétablir l'équilibre, en pacifiant les doshas en excès ou en procédant à leur élimination pure et simple du système. Pour cela, l'Ayurveda a mis au point un processus thérapeutique rigoureux et exigeant, nécessitant une préparation et une participation active du patient.

Les thérapies ayurvédiques de purification
Les thérapies de purification, connues sous le nom de panchakarma, forment le cœur du processus de traitement par l'Ayurveda, Cependant l'art et la manière de mettre en oeuvre ces thérapies sont bien souvent ignorés ou négligés, particulièrement en occident ou l'Ayurveda est le plus souvent assimilé aux seuls aspects du massage et de simples soins de détente et de beauté.
Les étapes du panchakarma
Pour être conduit efficacement et sans danger pour le patient, le panchakarma (de pancha cinq et karma action) demande une longue préparation, parfois peu compatible avec le rythme de vie occidental et demandant un engagement total de la part du patient.
Shamana
L'examen par le médecin ayurvédique (observation, interrogation, palpation, prise du pouls, etc.) doit déterminer les déséquilibres présents dans l'organisme, et la présence éventuelle d'ama ou toxines, qui devront étre éliminées par les techniques de shamana. Cette désintoxication se fait par la prescription de plantes visant principalement à stimuler la digestion et brûler les toxines, par les jeûnes, les purges et lavements ainsi que par un regime anti-ama, par l'exercice physique et l'exposition au soleil et au vent. Si les doshas aggravées se trouvent encore mélangées aux tissus, aux déchets ou à ama, il sera en effet impossible de les éliminer complètement et le traitement sera inefficace. C'est pourquoi shamana est essentiel et vise principalement a réduire ama et à apaiser les doshas pour favoriser leur élimination à l'aide des techniques de purification qui suivront.
Snehasvedana
Une fois que ama a été éliminé avec succès, le patient doit encore être préparé par application d'huile et par sudation, les deux termes clefs des thérapies ayurvédiques, de sneba (la graisse, l'amour) et sveda (la sueur). L'application d'huile peut être faite en administrant par voie orale des huiles et autres substances grasses. Ainsi le ghee, beurre clarifié très utilisé dans la cuisine indienne, est perçu comme le lubrificateur par excellence d'autant qu'il joue également le rôle de véhicule des substances médicinales qu'on lui ajoute. On peut également avoir recours a des clystères, des gouttes nasales, des applications d'huiles sur le crâne, dans les yeux, les oreilles... et, bien sûr, au massage à l'huile du corps entier (abhyanga). Le massage est ici vu comme un procédé permettant de faire pénétrer de grandes quantités d'huiles et donc de substances médicinales dans le corps. C'est la qualité de ces huiles et leur choix judicieux en fonction de la condition du patient, qui déterminera l'effet thérapeutique de l'abhyanga. La sudation peut être réalisée de nombreuses manières selon la condition du patient. Les bains de vapeurs sont courants, soit dans un caisson de sudation, soit au moyen de jets de vapeur permettant de concentrer la chaleur sur les zones à traiter (nadi sveda). Un autre procédé permettant de faire suer le corps tout en faisant pénétrer des substances médicinales par les pores ouverts par la chaleur est appelé pinda svedam. Pour cela, on prépare de petits sacs en tissus (kizhis) bourrés de plantes et épicés que l'on chauffe par immersion dans un liquide bouillant (huile, décoction, lait...) ou, par contact, sur une plaque chaude.
Les kizhis sont alors utilisés pour masser, frictionner ou tamponner tout le corps, ou en concentrant leur actions sur des zones particulières. On procède également a de véritables bains d'huile en faisant couler sur tout le corps des huiles médicinales chaudes. Ce procédé nomme pizhichil ou thailadhara requiert une mise en place très soigneuse et jusqu'a cinq masseurs et assistants expérimentés qui veilleront a ne jamais laisser l'huile s'accumuler sur la table et à la maintenir à température idéale. La quantité d'huile médicinale mise en jeu (environ 6 litres) est également un obstacle a la réalisation de ces techniques en occident, a moins de posséder sa propre fabrique, ce qui est extrêmement rare. Ces traitements préliminaires ont pour but d'ouvrir les canaux du corps et de "liquéfier" les humeurs ayant cause des blocages, pour leur permettre soit d'être éliminées via le système digestif, soit de retourner a leur place dans le corps.
Shodhana
Grâce a l'application d'huile et à la sudation, les doshas déséquilibrés ont été dirigés vers l'appareil gastro-intestinal. Il est alors capital de les éliminer par des méthodes appropriées, différentes selon chaque patient et déterminées grâce au diagnostique ayurvédique. Si cette étape n'est pas correctement réalisee, les doshas risquent d'être réabsorbées, causant souffrance et maladies. Si le corps a été bien prépareé la purification ou shodhana pourra être appliquée avec succès et sans risque d'affaiblir le patient. Les techniques de purification principales sont connues sous le nom panchakarma.
Vamana
Le vomissement thérapeutique est provoqué en administrant de puissantes tisanes de plantes émétiques. Vamana est principalement prescrit aux types kapha, c'est-à-dire sujets a l'accumulation de mucus dans les poumons et l'estomac. Il est contre-indiqué pour les personnes faibles en particulier les types vata.
Virechana
La purge thérapeutique est largement utilisée dans le processus de purification. Sa mise en place est relativement simple, bien que le choix et le dosage du purgatif à utiliser demande une bonne connaissance de la condition du patient afin de ne pas risquer de trop affaiblir l'organisme. Virechana convient dans tous les cas où il s'avère nécessaire de nettoyer l'intestin grêle, en particulier pour éliminer un excès de pitta.
Basti
Le lavement médical purifiant est effectue en administrant des décoctions de plantes dans l'anus au moyen d'une seringue. II sert à dissiper l'excès de vata de son siège, le gros intestin. Avec virechana, basti constitue l'autre traitement phare du panchakarma et peut convenir à de nombreux types, en prenant garde a ne pas trop assécher l'organisme et à faire suivre de lavements régénérant à base d'huile.
Nasya
Selon l'Ayurveda, les narines sont les ouvertures les plus proches et faciles d'accès pour amener les médecines a la cavité crânienne. Le traitement nasal dit nasya est donc très répandu, non seulement dans le cadre d'un panchakarma, mais aussi en tant que traitement d'entretien régulier. L'administration de plantes se fait sous forme de poudres, huiles ou décoctions versées avec précaution dans les orifices nasaux, ou encore en faisant inhaler au patient la fumée émanant d'un cône rempli de plantes médicinales. En préparation à nasya, un massage de la tête, du cou et du visage a l'huile est recommandé, suivi d'une application de vapeur sur ces mêmes zones. Les pieds et mains doivent ensuite être frictionnés vigoureusement. Nasya est prescrit pour de nombreuses affections, principalement concernant la région au dessus du cou. Ainsi pour kapha, nasya permet de réduire un excès de mucus dans les sinus.
Raktamoksha
La saignée thérapeutique était autrefois couramment pratiquée soit par application de sangsues spécialement préparees, soit au moyen de fines incisions de la peau en des endroits précis. De nos jours la pratique de raktamoksha est plus rare, certains médecins considérant que l'utilisation de plantes ayant un effet purificateur du sang s'avère suffisamment éfficace dans la plupart des cas.
Conclusion
La description complète et detaillée des différentes techniques thérapeutiques dépassant le cadre de cet article, le lecteur intéressé voudra bien se référer aux ouvrages indiqués dans la bibliographie. En guise de conclusion, on rappellera que l'application des procédés décrits succinctement ici relève de l'expertise d'un médecin compétent. En effet les paramètres à prendre en compte sont nombreux (condition actuelle et histoire médicale du patient mais aussi saison, climat, etc.) et certains patients trop faibles ne sont pas aptes à recevoir le panchakarma. II est également essentiel de savoir comment rectifier les éventuelles complications pouvant apparaître en cours de traitement.
Les personnes souhaitant effectuer ce type de cure sont de plus en plus nombreuses a se rendre aujourd'hui en Inde à cette seule fin. Un vaste choix d'établissements s'est donc développé en réponse a cette demande... du simple hôpital ayurvédique traditionnel où vous devrez vous adapter au mode de vie indien, jusqu'au cinq étoiles en bord de mer ou vos habitudes occidentales seront moins remises en question !
Lise Noel - Association Agni
Avec l'aimable autorisation de la revue Infos-Yoga : Le journal à l'usage des aventuriers de l'âme
27/01/2024
La conscience est tout ce qui est. Rien d’autre n’existe que la conscience.
La conscience est comme la lumière qui permet de voir. Elle est partout, rien n’existe sans elle. En terme religieux, elle est la lumière de Dieu. La conscience est comme la sève dans une plante. Elle prend la forme des tiges, feuilles, pétales… tout en restant la sève. Seule la sève véritablement existe. Elle est la vie de la plante. On peut aussi la comparer à l’océan. La réalité du monde est un océan de conscience en mouvement. Les vagues à la surface (le monde relatif) vont et viennent, apparaissent et meurent. Seul l’océan est immuable, illimité.
La conscience est non manifestée, et source du monde manifesté. Elle est le champ unifié de la physique quantique. Ce qu’on perçoit comme notre conscience est comme un faisceau lumineux de la conscience cosmique dirigé vers l’objet de perception ou les pensées.
Conscience cosmique et individuelle
En réalité la conscience individuelle n’existe pas. Seule la conscience cosmique existe. Pour être plus précis ; puisque la conscience (cosmique) s’exprime dans la multitude des structures individuelles, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, on peut dire que chaque structure individuelle est consciente, dans une certaine mesure… Et cette mesure dépend de la complexité de son système nerveux qui est un “réflecteur” de la conscience.
Même si cela ne saute pas aux yeux, un atome, une cellule, une pierre, ont une sorte de système nerveux, rudimentaire. Dans le cas du système nerveux de l’homme, il est si complexe, si abouti, qu’il a la capacité de réverbérer de la conscience cosmique dans sa totalité. De là la phrase “Dieu créa l’homme à son image…”. La capacité inégalée du système nerveux humain est de pouvoir soutenir simultanément l’expérience d’une conscience localisée (l’esprit qui pense et perçoit les objets de sens), et l’expérience de la conscience elle-même, non localisée, cosmique. "Le cerveau humain est la plus belle bénédiction du créateur” (Maharishi), le cerveau humain est le hardware de l’ordinateur cosmique.
Des recherches toutes récentes montrent d’ailleurs une similitude frappante entre la structure du système nerveux humain et la structure de l’univers.
Science et technologie de la conscience
Depuis des temps immémoriaux, les maîtres de la tradition védique ont transmis la technique qui permet à l’esprit de s’apaiser complètement et de faire l’expérience son état silencieux. Dans cet état silencieux, l’esprit (limité et orienté) devient la conscience (illimitée et autoréférente). Seule cette expérience de la conscience pure, la conscience qui se connaît elle-même (autoréférente) a le pouvoir : de réparer toutes les imperfections du système nerveux causées par le stress et les tensions, de permettre au système nerveux de fonctionner à son plein potentiel. Ceci parce que c’est la seule expérience qui anime le fonctionnement total du cerveau, d’une façon parfaitement homogène et cohérente.

Ce mode de fonctionnement unique est mis en évidence par un très haut niveau de cohérence EEG dans tout le cerveau
Par la pratique régulière de cette technologie de la conscience, la nature illimitée et parfaitement silencieuse de la conscience n’est plus perdue, ni pendant l’activité dynamique, ni même pendant le sommeil profond. On est alors conscient à la fois de la conscience illimitée et des expériences limitées (sensorielles, pensées…). Cet état de conscience est appelé conscience cosmique, ou nitya samādhi, ou nirvana. C’est l’état de conscience naturel de l’être humain adulte.
La technique ancestrale qui permet à l’esprit de s’apaiser complètement et de transcender les pensées est connue dans les textes du Yoga sous le nom de dhyāna. Elle a été transmise dans toute sa pureté par le sage Maharishi Mahesh Yogi sous le nom Méditation Transcendantale et forme la technologie principale d’une véritable science de la conscience. Dès les premiers jours, les personnes qui apprennent cette technique complètement naturelle, font l’expérience d’une expansion de la conscience qu’ils identifient spontanément à leur propre Être, Soi, conscience. "C’est comme revenir à la maison” disent certains. Si cette simple technique était pratiquée par tout le monde, la qualité de la vie sur terre serait incroyablement plus belle et harmonieuse. Nous serions la conscience.
Bertrand Canac
Professeur de méditation transcendantale