Blog bien-être et spiritualité

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Yoga tantra et vie dans le monde

16/01/2024

Yoga tantra et vie dans le monde

 

 

 

 

L'individu et son environnement

 

Historiquement, depuis toujours, l’homme s’est questionné sur la relation de l’individu avec son environnement. Cette dualité entre l’individu et le monde a créé de profondes divergences et points de vue différents sur la manière d’appréhender la Réalité. En effet nous avons d’un côté l’individu doué de conscience et de l’autre des forces naturelles qui conditionnent favorablement ou défavorablement le sujet de l’expérience. Cette dualité est inévitablement source de conflits, de heurts et de souffrances mais elle est également pourvoyeuse de plaisirs, d’émerveillements et de jouissance.

 
La confrontation entre les besoins du corps et ceux de l’esprit a conduit inévitablement à des approches différentes. En effet les besoins du corps semblent en contradiction avec ceux de l’esprit. Les premiers se rattachent aux plaisirs de la chair alors que les seconds aspirent à une autonomie de l’âme. Le plaisir des sens engendre une plénitude incomparable ainsi qu’une réalisation véritable alors que la pureté de l’esprit s’affranchit des liens matériels et libère l’individu de toutes conditions en devenir.

 
Comment réconcilier ainsi l’individu et l’univers, comment rendre à l’individu sa liberté ? Telle a été la question centrale des grandes philosophies humaines.


De l’inefficience des théories matérialistes
 
 
En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière (terre, eau, feu et air). Cārvāka le penseur indien, prônait déjà le matérialisme au IV siècle avant notre ère. Selon son système de pensée connu également sous le nom de Lokāyata, le monde (loka) est la seule chose qui existe véritablement. Il s'agit d'une philosophie matérialiste, sceptique, athée et hédoniste qui refuse les doctrines traditionnelles (comme celles de la réincarnation, des Vedas, des rituels etc…). Cette philosophie moniste admet uniquement la perception, c’est-à-dire ce qui est tangible et mesurable, comme seul moyen de connaissance.

Comme on peut le soupçonner, il existe des problèmes avec la théorie matérialiste. Pour commencer, si la conscience est un sous-produit de la matière, comment cela est-il établi ?

Le moi ou la conscience n'est pas perçu à travers la perception des sens, il semble donc que son existence est déduite d'autres faits. Cependant, les matérialistes nient la validité des inférences en tant que moyen de connaissance valide. De même, si la conscience n’est pas vécue sans un corps matériel, cela ne veut pas dire qu’elle est un sous-produit de la matière.

Si la Conscience est une propriété du corps, il ne pourrait y avoir de conscience du corps, car la conscience ne peut être une propriété de cela dont on est conscient. En d’autres termes,dans toute expérience, le sujet ne peut être confondu avec l’objet perçu, il ne peut être réduit à l’objet ou à sa seule propriété.
 
De la déficience des théories Bouddhistes
 
 
A l’inverse des thèses matérialistes se trouvent des philosophies qui nient la réalité objective de la matière.
- Śūnyatā (la vacuité) signifie qu'aucune chose n'a d'existence propre, les phénomènes semblent exister uniquement par interdépendance. (le chaud par rapport au froid …)
- Anātman (absence de soi, impersonnalité) : il n'y a rien dans le monde qui ait une existence indépendante et réelle en soi, donc aucune âme (ātman), aucun soi, mais une simple agrégation de phénomènes conditionnés.
- Anitya (impermanence) : tout est constamment changeant dans les phénomènes, on ne peut absolument rien y trouver de permanent.
- Duḥkha (souffrance) : aucun phénomène ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.

De ce point de vue la réalité phénoménale est identique à un rêve. Le Soi n’existe pas, il n’y a pas d’individualité, il n’existe qu’une impermanence des phénomènes apparaissant dans une claire lumière. Sur le plan de la vérité absolue le Bouddhisme professe la vacuité, (śūnyatā), sur le plan de la vérité relative, il déclare que tous les phénomènes sont illusoires.

Cependant le bouddhisme admet le cycle de la naissance et de la mort, comme étant le Samsara et donc de la réincarnation infinie dans la roue du devenir. Par contre on ne comprend pas bien ce qui peut transmigrer en l’absence de monade individuelle ou de Soi.
D’un point de vue historique, il est reporté que le Bouddha lui-même n’ait pas nié systématiquement le Soi, il lui semblait plus simple de nier toute réalité individuelle pour combattre le conditionnement de l’ego chez ses contemporains. (Jeter le bébé avec l’eau du bain)
De plus, il existe dans le Bouddhisme différents courants, les uns sont purement athées et d’autres ont réintégrés l’existence d’une hiérarchie céleste (Bouddhisme Tibétain). Il n’y a donc pas un bouddhisme mais bien plusieurs bouddhismes…

De l’absolutisme du Vedanta
 
Vedanta signifie fin ou aboutissement des Vedas. Sa branche philosophique la plus brillante et la plus connue est l’advaïta vedanta ou philosophie de la non-dualité. Son principe fondamental affirme la non différenciation de l'individualité ou l'âme individuelle (jīvātman) et de l’âme universelle ou seule Réalité appelée Brahman.Le Brahman est la cause du monde. On dit de lui qu'il est la connaissance la plus pure et qu'il resplendit comme une source de lumière infinie. En dehors du Brahman, rien d'autre, y compris Dieu, l'univers, les objets matériels et les individus, n'est vrai. La Māyā est ce pouvoir illusoire et mystérieux du Brahman qui a pour conséquence de le rendre comme perceptible dans le monde matériel distinct. Māyā a deux fonctions principales : la première est de devoir cacher le Brahman aux esprits humains, et l'autre est de devoir présenter le monde matériel comme réel. La Māyā est indescriptible, elle est ni complètement réelle ni complètement fausse, donc ineffable. Sous l'influence de Māyā, Brahman est perceptible comme étant Īśvara, présent à travers l’usage des sens et de l’expérience du monde.
Le Seigneur Suprême (Īśvara) est vrai seulement dans le niveau pragmatique, sa véritable forme dans la sphère transcendantale est l'Esprit Cosmique. (Brahman)

Quand le reflet de l’Ātman tombe sur Avidyā (l'ignorance), l'Ātman devient jīva — un être vivant, avec un corps et des sens. Chaque jīva se sent comme s'il avait son propre Ātman, unique et distinct, appelé jīvātman, "âme individuelle". Le concept de jīva est vrai seulement au niveau pragmatique. Au niveau transcendantal, seul l'unique Ātman, égal à Brahman, est vrai.
Le monde est ainsi identique à un rêve et à proprement parler, il n’a pas de réalité intrinsèque, Il est le « reflet » de l'Esprit Cosmique sur le miroir de la Māyā.

Cependant on ne comprend pas bien, quelle est la nature de Māyā, elle reste incompréhensible et mystérieuse. De plus prôner l’irréalité du monde, ne permet pas de supprimer la douleur ni la souffrance du corps dans le devenir humain.

Du dualisme du Samkhya
 
 
Le Samkhya semble être l’un des systèmes philosophiques les plus anciens de l'Inde. Il signifie énumération ou dénombrement des principes créateurs du monde (tattva). Il établit 25 principes élémentaires avec à leur source, deux principes élémentaires la Personne individuelle et la Nature naturante.

Le Samkhya classe ainsi la réalité en 25 catégories. Le 25ème est Puruṣa, il est la personne indestructible qui n'est pas sujette au changement. Les 24 autres proviennent toutes de Prakṛti ou la Nature et sont sujets à la modification et au changement.

Le caractère le plus remarquable du Samkhya est qu'il établit ainsi un système pluraliste qui peut se ramener plus simplement à un système dualiste. D'une part, on trouve une nature unique qui tantôt se déploie dans la multiplicité de la manifestation et tantôt se résorbe exactement dans l'ordre inverse de son apparition. D’autre part résident une multitude d'esprits qui, dans leur essence sont en fait identiques. Cette essence n'est jamais affectée par le changement et garde toujours une liberté parfaite et sans attache.

Le premier principe est l'esprit, le plan, Puruṣa. Ce principe est vu comme masculin, le sujet de la représentation, l'individualité. Le deuxième principe est l'énergie, la réalisatrice Prakṛti. Ce principe est vu comme féminin, auto-engendré et sans cause.

Il est important de s'attarder sur ce dualisme élémentaire, car il est le sens profond de l'explication théorique du Samkhya. La nature primordiale en perpétuel mouvement recommence toujours à se déployer parce que l'ordre du monde n'est pas seulement naturel mais intelligent. L'énergie libre et spontanée agit pour que les esprits puissent réaliser leur autonomie et qu'enfin l'esprit individuel se libère des attaches de l'apparence et obtienne la libération dans la prise de conscience de Soi. La conclusion du Samkhya, acceptée comme prémisse par le yoga et par tous les autres courants spirituels de l’hindouisme, est que la cause de la souffrance et de la misère de l’être humain est l’ignorance (avidyā) de sa propre nature faite Conscience du spectateur.

Le yoga-samkhya de Patanjali cherche ainsi à se réfugier dans une sorte de citadelle ou tour d’Ivoire, dans laquelle le yogi ne se trouve plus affecté ni par les changements extérieurs ni par les tourments de son esprit. Le but du yoga-samkhya est principalement la maîtrise des sens et du mental par l’asséchement des désirs et des attaches envers le monde. Dans cette philosophie, l’on ne comprend pas bien l’interaction véritable entre le Puruṣa et la Prakṛti. Alors même qu’ils sont présentés comme deux principes distincts et autonomes, ils se trouvent toujours associés et reliés l’un à l’autre. De plus il existe une contradiction dans le rôle de Buddhi, l’intellect qui est produit par la Prakṛti alors même qu’il est l’instrument de la libération. On ne comprend pas bien comment le Puruṣa peut se refléter dans la Buddhi alors qu’il lui est un principe transcendant et séparé.

Le Tantra réintègre le Monde
 
Le Tantra est auto-révélé. Le Tantra est un système basé sur la Grâce. La Grâce est à la fois la cause, le moyen et le but de ce qu’il convient de connaître ; car l’être est gracieux en son essence et le révéler ne lui coute qu’une infime tendance à la résorption et qui pour finir, se produira, non par la perte de Soi mais bien par le repos en Soi.

Le Tantra réintègre le monde dans la Conscience Divine.
Le Monde, l’univers est bien réel, il est le corps d’Īśvara, le Souverain.
Il est le corps du Seigneur tout puissant, son expression manifeste.

La perception du monde est engendrée par le jeu de miroir de Shiva et Shakti : les phénomènes extérieurs possèdent tous un pendant intérieur, ils sont produits par le reflet intérieur de Shiva sur Lui-même et par le reflet extérieur de la Shakti sur Elle-même. De par cette double réflexion, l’objet perçu n’est pas différent du sujet qui le perçoit. Exemple le Soleil : L’être possède un désir ardent à l‘intérieur de lui-même, dans l’aventure de sa propre connaissance, il désire passionnément se mirer à ses propres yeux. Il fait naître le Soleil qui éclaire le monde, il exprime ainsi la forme qui est en Lui à travers la diversité des paysages terrestres. Cela est proprement subjuguant et exprime l’ardeur et la passion de l’Être envers Lui-même.

La Nature de la Conscience est de « se savoir Être », sa principale propriété, cause première de toute la manifestation, est de se réfléchir sur elle-même (svatantrya) . Le monde sensible est ainsi le dictionnaire amoureux de Shiva-Shakti, appelée science pure ou véritable śuddhavidyā. À chaque état intérieur correspond un phénomène extérieur, mais en réalité, il ne s’agit que de la prise de conscience de l’être envers Lui-même. Cela est la vérité auto-révélée du Tantra. De par cette cause subtile, le monde sensible est notre propre corps, notre propre connaissance, l’expression de notre être. À chaque changement d’état dans notre environnement immédiat correspond un toucher intérieur qui nous donne la sensation de notre propre réalité, de notre propre Nature. C’est ainsi que lorsque nous mangeons, nous avons le gout de nous-même, lorsque nous voyons un coucher de soleil, nous réalisons la beauté et la vastitude de notre être, lorsque nous entendons le bruissement du vent dans les feuilles, nous avons la sensation de l’espace intérieur qui nous habite et qui est notre propre nature et il en va ainsi de tous les sens et de tous les touchers. Nous nous connaissons à travers les autres, et à travers le monde. L’observation de la voute céleste et des étoiles, à travers les télescopes les plus puissants et celui-là même comme Hubble installé dans l’espace, n’a jamais pu donner une limite objective à ce monde. C’est tout simplement parce que l’Univers est le reflet de notre être intérieur. Ce reflet est produit par l’énergie de la prise de conscience, la connaissance de l’être envers Lui-même, soit l’Amour de Shiva et Shakti. Combien mesure l’Amour Cosmique, quelle est sa dimension, quelle est sa masse ? Ces questions ne peuvent s’appliquer à la subjectivité de l’Être. Le Samsara est identique au Nirvana, en vérité il n’y a qu’une seule personne, qu’un seul être, qu’un seul Soi. C’est pourquoi nous nous sentons paradoxalement toujours seul dans la multitude, car en vérité il n’y a qu’une seule conscience, qu’un seul Être, qu’un seul Soi. Le monde est le corps d’Īśvara, notre corps est de même nature que le monde. Il est créé, préservé et détruit par la Shakti de Shiva.
A ce titre le monde est bien réel, car il est fait d’énergie et de vibration.

Māyā le pouvoir d’illusion
 

Le monde apparaît comme étant séparé de soi et des êtres, comme étant multiple et différencié. Cela est dû au pouvoir d’illusion de la Māyā. Mais contrairement au Vedanta, la Conscience ne se reflète pas dans la Māyā. Au contraire, la Māyā émane de la conscience, elle représente la volonté de l’Être de se cacher à lui-même et de s’oublier pour faire naître la sensation d’une vie aventureuse pleine de dangers, de promesses, de pertes et de gains.

Par l’aventure de sa propre connaissance, découvrant à l’instant même sa puissance native, la conscience l’oriente aussitôt du point de vue de son ressenti intérieur. Pour ce faire, se découvrant libre et autonome et grâce à son pouvoir d’illusion, elle assujettit l’énergie de sa propre prise de conscience à son seul sentiment. Ce double terme n’est valable que pour les besoins de l’explication car en réalité seule la conscience le réalise.

Māyā est ainsi le pouvoir qui va façonner l’état brut du joyau de la conscience en un spectacle éblouissant, seul capable d’y refléter son ressenti intérieur, seul apte à éprouver ce qu’elle ressent intensément en elle : Cela je le suis, Je suis cela, Je suis, « Je ».

Māyā va ainsi faire apparaître de l’informe la forme désirée, d’autant plus facilement qu’elle se trouve au départ et à l’arrivée de la sensation. À travers la combinaison des qualités de son énergie, elle va recréer la réalité, la reformuler et ce, différemment selon les espèces. Telle condensation sera recouverte de telle inertie et prendra telle sorte d’activité en dépendance d’autres condensations et d’autres inerties... La conscience participe à un jeu d’ombres et de lumières.

Le spectacle toujours renouvelé que l’homme perçoit sous la forme des êtres et de l’univers est un montage illusoire de Māyā qui dessine, avec le pinceau des qualités de l’énergie sur la toile de la conscience. Cette proposition ne veut pas dire que le monde est irréel, il est simplement factice car représenté en des formes et des sensations particulières qui ne valent plus lorsque l’on saute d’une espèce à une autre, d’un monde à un autre. En ce sens, la représentation de la réalité n’est qu’une apparence formelle, volatile et passagère, destinée à une connaissance et une action particulière. C’est ainsi qu’il ne faut pas confondre une donnée purement énergétique et vibratoire avec sa représentation formelle et particulière. Nous dirons donc que la réalité existe bien en tant qu’énergie vibratoire mais illusoire en tant que représentation formelle.
Mais ceci n’est pas suffisant, Māyā y ajoute l’oeuvre du Seigneur en sa vie véritable qui est l’aventure amoureuse ou le devenir cosmique. La conscience, à ce moment-là, se contracte, s’exacerbe et se saisit elle-même si puissamment, avec un tel élan, qu’elle prend les formes d’un conditionnement limité, engendrant devenir et souffrance. C’est ainsi que l’individu se perçoit non seulement de manière fragmentée, parcellaire, s’identifiant complètement à son corps et à ses objets de possession, mais c’est également à cause de Māyā que les individus entrent en devenir limité.

Māyā devient alors l’inspiration divine du Seigneur, l’expression de son coeur, l’aventure de sa propre existence. N’ayant au départ que l’énergie de sa seule prise de conscience (Śakti), en lui-même il l’éprouve (Śiva) de manière tangible et véritable en s’inventant des épreuves qui le conditionne et le limite jusqu’à arriver à ce point où il devient un être asservi et ignorant (paśu). À ce niveau, le créateur devient victime de son oeuvre, il en pâtit et en ressent pleinement tous les effets, par là même il s’oublie, et joue le drame de la perte de sa toute puissance et de sa liberté native. Il est comme ce Roi tout puissant qui, secrètement, s’engage comme simple soldat dans sa propre armée pour mieux apprécier sa grandeur et en vérifier toute sa puissance. Enrôlé par sa propre volonté, il est à ce point contraint et conditionné, fou de sa propre aventure qu’il en oublie sa condition de Majesté et de Roi, allant au bout de son initiative jusqu’à jouer son rôle de simple soldat au plus bas de l’échelle.

L’individu perd alors l’intuition de sa souveraineté et se voile d’ignorance. À ce niveau de la conscience, l’individu se considère en situation de devenir, livré à lui-même, il appréhende sa vie comme pleine d’incertitudes et de risques. Cette fonction divine est très importante car elle donne une valeur prééminente à la vie de l’individu, quel qu’en soit le devenir, c’est à dire en situation de se sentir être, comme étant le seul sujet digne d’intérêt véritable, d’être bien la seule réalité patente, d’être bien devenu comme le prisonnier de lui-même.

Ce jeu amène alors l’individu à ressentir un manque de complétude, ce manque tient à la constitution de l’ego et ce dernier, par les noeuds qu’il ne cesse de resserrer sur lui-même, tient également à ce manque. L’individu ne perçoit plus directement l’unicité de la réalité et la majesté de sa condition. Au contraire, il la perçoit de manière détournée, prenant la réalité comme autant de supports formels et son attachement à ses formes comme autant de sentiments particuliers à leurs égards. L’individu asservi n’est autre que sa Majesté prise dans le jeu de sa toute puissance et de sa propre liberté, il s’attache à lui-même d’une manière formelle et particulière, n’hésitant pas, sous l’emprise de l’ignorance et l’ivresse engendrée, à poursuivre les désirs les plus fous et les plus absurdes. Pourtant, il est remarquable de noter qu’au bout de cette aventure, la conscience est à la fois celle qui détient (le sujet) et celle qui est détenue (l’objet), l’effet engendré retourne au centre de la conscience, en son cœur d’où elle se mire comme dans un reflet, toute émerveillée d’une telle connaissance. Lorsque le Sujet, par sa seule prise de conscience et l’énergie qui en émane devient son propre Objet, il s’exerce une activité objective et formelle relative à un état d’être subjectif et absolu, il y a bien ainsi acte de conscience ou conscience en acte et cela est ressenti comme suprême activité. Ceci est le cœur du Tantra, l’individu limité et conditionné est le cœur du Tantra, l’individu asservi par les mécanismes des lois de la Nature est le cœur du Tantra.

En toute stupéfaction et grande lucidité, faisant ainsi coïncider Shakti et Shiva en lui-même, le tantrika reçoit alors en son cœur une énergie si haute et si dévorante d'Amour, qu'il atteint à la réussite et comprend sans détour la conviction profonde du Maître de l'Énergie. L'Être se dévore Lui-même et par ce seul acte de Gloire, accomplit le sacrifice de la Vie. Tout ce qui existe et désire exister en ce monde est motivé par une seule et même énergie, la plus haute que rien ne peut enfreindre et à laquelle nul n’est soustrait, il s’agit de la sensation de Soi comme étant celle d’une condition sans limite, véritablement infinie, que seul le sacrifice immédiat à l’instant exigé de toutes les autres, comble incessamment en un perpétuel flot sans fin.

De cette énergie naît le sentiment le plus essentiel de toute la création, de la manifestation des 118 mondes, de tous les multivers, qui s’étagent dans la hiérarchie céleste depuis les mondes infernaux (naraka) jusqu’aux paradis célestes (svarga), ce qui est plus précieux que le précieux, au-dessus de tout, au-delà de ce qui est suprême, il s’agit du sentiment de l’Être : « Cela je le suis, Je suis Cela, Je suis Je »

La réalité est ainsi contenu dans ce reflet « Je suis Je », et qui y a-t-il dans ce « je » ?
Je est identique à la Conscience Divine, Paramashiva, Nirguna Brahman, Maha Bindu.

Paramashiva
 

Svatantrya est la libre énergie du Seigneur, qui assume tous les devenirs, et toutes les existences. Elle est l’infinie variété des penchants pour les formes prises par l’énergie, qui lui est inséparable et qui lui révèle sa propre personne. Cette liberté suscite l’oubli ou la perte de la seule sensation de soi comme étant le tout. Cet oubli est lui-même comblé dans une nouvelle connaissance, celle qui se trouve être dans sa parfaite identité à l’énergie. Possédant cette infinie liberté, et de par l’énergie de sa propre prise de conscience, il jouit de sa personne comme il l’entend, s’inventant pour sensation la forme et le devenir. Il engendre alors la manifestation sous formes de sujets et d’objets comme dépourvus de véritable connaissance. Dans le devenir de cette divine liberté, les êtres pâtissant de cette volonté maintiennent fermement à leur insu la séparation du sujet et de l’objet. De cette épreuve en sa seule intimité, le Maître se mire à satiété, dans le miroir formé par son cœur.

Seul le Yogi parvenu à la Science pure sait maintenir unis le sujet et l’objet : remontant à sa source, il produit alors dans son corps des émanations de beauté et d’extase. Il s’agit de l’union du Linga représentant l’aspect statique de l’éternel Shiva, et de la Yoni ou la matrice qui l’enserre ou la Roue des énergies, représentant l’aspect dynamique. De cette union la conscience s’applique essentiellement à se glorifier tout en dévorant le temps.

Dans le Tantrisme, ce qui est attachement devient libérateur, le Tantrika retire l’objet en devenir des énergies de création, pour en retrouver le goût original de la beauté, du plaisir et du sacré. Reconnaissant en lui ses énergies cognitives et sensibles comme autant d’appuis, il s’élance vers l’invisible avec le cœur pour cible, il voit le véritable enjeu de son existence comme étant la reconquête de la totalité de son être, pour participer à son tour et de manière spontanée à la présence du Maître à qui il offre le fruit de tous ses actes. Le Yogi découvre l’implantation étrangère, de la forme de son corps à la forme de ses pensées jusqu’à la forme de ses tendances les plus enfouies. Cette forme lui est étrange non seulement parce qu’il la reconnaît comme libre et autonome, mais aussi car elle lui apparaît anecdotique et passagère. Il se dégage enfin de l’erreur qui consiste à identifier les états psycho-mentaux produits par les actions passées et à venir comme étant sa véritable conscience. Supprimant la confusion ontologique du Moi et du Soi, il regagne l’unité perdue. Reconnaissant en lui, ce qui est impersonnel, immuable, et voyant l’univers comme la pure dépendance du Sujet à l’égard de lui-même, il atteint la cessation des activités mentales, et s’identifie alors au Tout.
Paramashiva est la Conscience Divine dans laquelle se résolvent tous les paradoxes :

La plénitude du vide,
L’immobilité dans le mouvement,
Le rien qui devient le tout,
L’un dans le multiple,
La résolution de la dualité se produit lorsque l’adepte ressent que son Être est vide, la substance de l’être étant effectivement Vide.
La nature de l’être est de savoir Être,
La nature de l’être est Soi-même, le Soi,
La nature du Soi est faite Conscience
La nature de la conscience est Vide.
Le reflet de l’être sur Lui-même fulgure ainsi dans le Vide.
De fait l’expression de l’Être (Bindu), par la pile cosmique de l’énergie (Visarga), créé une mesure entre le plus et le moins, le chaud et le froid, le masculin et le féminin, … de sorte que la somme de tout ce qui est produit reste toujours nulle.
N’existe en réalité que la prise de conscience de l’Être envers lui-même, et cet Être est essentiellement Vide, il a forme du sentiment de l’existence en l’expression de Soi « Je ».
 
Lorsque le Yogi a la sensation de n’être posé plus nulle part, c’est que son corps est devenu le tout, il ne lui reste plus alors qu’à reposer dans le vide, il réside au centre de la roue des énergies, qui sans cesse le glorifie. S’étant reconnu comme étant le Soi universel, il n’a aucune cause, aucune action, aucune possession, aucun but et pourtant c’est bien de Lui que proviennent tous les effets et toutes les manifestations. En ce lieu si propice, il est permis de jouer en toute liberté, d’y prendre toutes les attitudes afin d’y révéler spontanément sa propre nature. C’est bien à Lui qu’appartient en toute connaissance de ceindre sur sa tête la couronne de sa propre Souveraineté.

Du plus profond que le profond, selon le don au noir parfait,
de l’ombre jaillit la lumière et ce qui est en bas est en haut.
Om Hamsa Shiva Soham Svaha
Avec l'aimable autorisation de

l'hymne aux flots d'or

13/01/2024

l'hymne aux flots d'or

Table des matières

 

 

 

 

La légende d'Adi Shankara et l'hymne aux flots d'or

 

Selon la tradition, alors qu'il était encore jeune garçon, Adi Shankara était sorti demander l'aumône pour préparer son déjeuner, lorsqu'il tomba sur le pas de la porte d'une brahmane très pauvre. N'ayant rien à manger chez elle, celle-ci fouilla frénétiquement sa maison, ne trouvant qu'une seule groseille à maquereau, qu'elle offrit alors à Shankara. Shankara fut si touché par l'incroyable abnégation de cette femme qu'il se lança dans une poésie et chanta vingt deux strophes à la gloire de la déesse Lakshmi. Ravie par la beauté de l'hymne, la déesse inonda aussitôt la maison de groseilles à maquereau en or pur.

 

Contexte historique et culturel

 

Explorons le contexte historique de l'Inde à l'époque d'Adi Shankara. L'Inde ancienne était un berceau de civilisation, imprégnée de spiritualité et de philosophie. À l'époque d'Adi Shankara, qui a vécu au 8ème siècle, l'Inde était marquée par une profonde quête de sens et de connaissance. Les grands penseurs et philosophes comme Shankara ont joué un rôle crucial dans l'évolution intellectuelle et spirituelle de la société indienne.

Parlons maintenant de l'importance de la tradition orale dans la transmission des légendes. En Inde, la tradition orale a toujours été un pilier essentiel de la culture. Les récits transmis de génération en génération par la voie orale ont permis de préserver l'histoire, les mythes et les enseignements spirituels. Cette transmission orale a contribué à maintenir vivante la richesse culturelle et spirituelle de l'Inde, en faisant le lien entre le passé et le présent.

 

 




La rencontre avec la brahmane et l'acte d'abnégation

 

La rencontre entre Adi Shankara et la brahmane est un moment emblématique de l'histoire, mettant en lumière l'acte d'abnégation extraordinaire de la femme. Lorsque Shankara se trouva devant la porte de la brahmane, il était loin de se douter de la leçon de générosité qui l'attendait. La scène où la dame, malgré sa propre pauvreté, offre sa seule groseille à maquereau à Shankara, révèle la grandeur d'âme et la compassion qui habitent son cœur.

Cet acte d'abnégation va bien au-delà d'une simple offrande alimentaire. Il symbolise la pureté des intentions et la volonté de partager même dans le dénuement le plus total. La groseille à maquereau devient alors le symbole de la richesse intérieure de la brahmane, une richesse bien plus précieuse que tout l'or du monde.

L'histoire de cette rencontre souligne l'importance de la générosité désintéressée et du don de soi. Elle nous rappelle que la vraie richesse réside dans la capacité à donner sans rien attendre en retour, à offrir avec le cœur pur et l'intention noble.

 

La création de l'hymne à la déesse Lakshmi

 

Adi Shankara a composé un hymne de 22 strophes dédié à la déesse Lakshmi, une figure vénérée dans la tradition indienne pour sa symbolique de prospérité et de richesse. Chacune de ces strophes est empreinte de profondeur et de sens, offrant une vision poétique de l'abondance et de la générosité divines.

En analysant ces strophes, on découvre une richesse symbolique et métaphorique qui transcende le simple acte d'écrire des vers. Chaque mot, chaque image utilisée par Adi Shankara révèle une profondeur de pensée et une connexion spirituelle avec la déesse Lakshmi.

La structure poétique de cet hymne est également remarquable. Shankara a su allier rigueur formelle et émotion, créant ainsi un équilibre subtil entre la beauté des mots et la puissance des sentiments exprimés. Chaque strophe s'emboîte harmonieusement dans un ensemble cohérent, formant un chant envoûtant et sacré.

 

L'intervention divine et les groseilles à maquereau en or

 

La déesse Lakshmi, dans toute sa magnificence et sa bienveillance, a manifesté son pouvoir divin à travers l'intervention miraculeuse qui a transformé les modestes groseilles à maquereau en un trésor d'une valeur inestimable : de l'or pur. Cette métamorphose spectaculaire témoigne de la puissance et de la générosité de la déesse, qui récompense l'abnégation et la foi sincère de la dame brahmane.

La transformation des groseilles en or pur symbolise non seulement la manifestation concrète de la grâce divine, mais aussi la reconnaissance des actes désintéressés et de la dévotion authentique envers Lakshmi. Cet événement mythique souligne l'importance de la gratitude et de la confiance envers les divinités, qui peuvent se manifester de manière inattendue et extraordinaire pour ceux qui leur sont dévoués.

Cette histoire légendaire illustre également la notion de récompense céleste pour les actions vertueuses et la démonstration de la providence divine. Les groseilles à maquereau en or deviennent ainsi le symbole tangible de la bénédiction accordée à ceux qui font preuve de compassion, de générosité et de dévotion sincère envers les divinités.

 

 




Les enseignements spirituels et philosophiques de l'hymne

 

Le symbolisme des groseilles à maquereau

 

Les groseilles à maquereau en or dans la tradition indienne revêtent un symbolisme profond et riche en significations. Elles incarnent la pureté, la prospérité et la générosité, des valeurs essentielles dans la spiritualité indienne. La transformation de la groseille à maquereau ordinaire en or pur par la déesse Lakshmi symbolise la capacité de la dévotion et de l'abnégation à conduire à des récompenses divines inattendues et précieuses.

Dans la spiritualité indienne, la groseille à maquereau en or est également associée à la déesse Lakshmi, la divinité de la richesse, de la fortune et de l'abondance. Cette association souligne l'idée que la générosité et le sacrifice désintéressé sont récompensés par une prospérité matérielle et spirituelle. Ainsi, offrir une groseille à maquereau en or est un acte de dévotion profonde envers la déesse et une manifestation de gratitude envers les bienfaits reçus.

Par extension, les groseilles à maquereau en or peuvent être interprétées comme un symbole de transformation intérieure. Elles représentent la capacité de chacun à transcender les limitations matérielles et à atteindre un état de conscience supérieur, où la spiritualité et la richesse intérieure prévalent sur les biens matériels.

 

L'importance de l'abnégation et de la dévotion

 

Dans la tradition hindoue, l'abnégation et la dévotion occupent une place centrale dans la quête spirituelle. L'abnégation, ou le fait de se dévouer entièrement à une cause ou à une divinité sans attendre de récompense en retour, est considérée comme une vertu essentielle. Cela implique un détachement des désirs personnels et une focalisation sur le service désintéressé envers autrui.

La dévotion, quant à elle, représente l'amour et la loyauté profonde envers une divinité ou un idéal spirituel. Elle se manifeste à travers des rituels, des prières et des offrandes effectués avec une foi inébranlable. La dévotion est perçue comme un lien intime entre l'individu et le divin, favorisant ainsi une connexion spirituelle profonde.

Ces valeurs d'abnégation et de dévotion sont considérées comme des piliers fondamentaux pour atteindre le bien-être spirituel. En se détachant des attachements matériels et en se consacrant pleinement à la recherche de la vérité et de la transcendance, les individus peuvent trouver la paix intérieure et l'harmonie avec l'univers.

Les enseignements de sages comme Adi Shankara mettent en lumière l'importance de ces valeurs dans la vie quotidienne. En suivant les principes d'abnégation et de dévotion, on cultive une attitude altruiste et une ouverture d'esprit qui favorisent la croissance spirituelle et la réalisation de soi.

 

L'influence d'Adi Shankara sur le yoga et la spiritualité

 

Adi Shankara est un illustre maître spirituel de l'hindouisme du huitième siècle. Sa renommée s'étend bien au-delà des frontières de l'Inde, saluant sa perfection poétique, sa profondeur philosophique et sa dévotion fervente. Il est le philosophe qui a consacré l'Advaita Vedanta dans sa forme ultime, incarnant ainsi le maître de la Non-dualité.

L'Advaïta Védanta, l'une des écoles principales du Védanta, émerge en Inde du nord entre 500 et 200 av. J.-C. Cette philosophie, au-delà de la connaissance, repose sur le principe de non-dualité. Elle explore l'univers, la place de l'être, la formation de l'ego, les mécanismes du mental et bien d'autres aspects fondamentaux de l'existence. 

L'importance de l'Advaita Vedanta dans la pensée indienne réside dans sa capacité à offrir une perspective holistique sur l'existence humaine et cosmique. En encourageant la réflexion sur la nature de la réalité et de la conscience, cette philosophie guide les individus vers une compréhension plus élevée de leur propre nature et de leur relation avec l'univers.

Adi Shankara a laissé une empreinte indélébile sur le yoga et la spiritualité en Inde. Son influence transcendante se manifeste à travers sa redéfinition des principes fondamentaux du yoga et sa promotion d'une approche spirituelle profonde. Son approche holistique du yoga a inspiré de nombreux adeptes à suivre le chemin de la spiritualité avec dévotion et persévérance. 

 

 




L'héritage d'Adi Shankara et de l'hymne aux flots d'or aujourd'hui

 

L'hymne dans la culture populaire

 

Dans la culture populaire contemporaine, l'hymne aux flots d'or occupe une place particulière en tant que symbole de générosité, dévotion et abondance. Cette histoire emblématique de la groseille à maquereau en or pur offerte par la dame pauvre à Adi Shankara est souvent citée pour illustrer la puissance de la foi et de la gratitude.

L'hymne lui-même, composé par Shankara en l'honneur de la déesse Lakshmi, est vénéré dans de nombreux foyers et temples en Inde. Sa récitation est considérée comme une pratique spirituelle puissante pour attirer la prospérité et la richesse matérielle et spirituelle.

Les festivals et célébrations religieuses en l'honneur de Lakshmi intègrent souvent la récitation de cet hymne, renforçant ainsi son importance culturelle et spirituelle. Les fidèles voient en cette prière une connexion directe avec la déesse de la fortune et de l'abondance.

Par ailleurs, des adaptations modernes de l'hymne aux flots d'or sont parfois utilisées dans des compositions musicales ou des représentations artistiques. Ces réinterprétations contemporaines permettent de renouveler l'intérêt pour cet hymne millénaire et de le rendre accessible à un public plus large, même en dehors de la sphère religieuse.

L'hymne aux flots d'or détient un pouvoir extraordinaire dans l'élimination de la pauvreté et l'apport de bonheur dans la vie des individus qui le récitent avec dévotion. En se plongeant dans la récitation de cet hymne, les fidèles peuvent expérimenter une transformation profonde de leur situation financière et de leur bien-être personnel. La richesse, au-delà de sa dimension matérielle, est également perçue comme une abondance spirituelle et émotionnelle. L'hymne aux flots d'or agit comme un catalyseur pour attirer cette richesse sous toutes ses formes. Il ouvre les portes de l'abondance en éliminant les blocages énergétiques et en créant un flux positif dans la vie de ceux qui le récitent régulièrement.

 

Par sa nature sacrée et sa puissance vibratoire, Kanakadhara Stotram éveille la conscience de l'individu à sa propre valeur et à sa connexion avec l'univers. Cette prise de conscience favorise un état d'esprit positif et confiant, propice à la manifestation de la prospérité et du bonheur. En s'immergeant dans la récitation de cet hymne, les pratiquants peuvent également cultiver des qualités telles que la gratitude, la générosité et l'altruisme. Ces vertus renforcent le lien avec la déesse de la richesse, Laxmi, et ouvrent la voie à une circulation harmonieuse de l'abondance dans leur vie.

 

Les festivals et célébrations en l'honneur d'Adi Shankara

 

Les festivals et célébrations en l'honneur d'Adi Shankara sont des événements culturels d'une grande importance en Inde. Ces festivals sont l'occasion pour les fidèles et les passionnés de la tradition hindoue de se rassembler pour honorer la mémoire et l'œuvre de ce grand sage,  philosophe et poète.

Les festivités comprennent généralement des prières, des chants dévotionnels, des danses sacrées et des discours sur la vie et les enseignements d'Adi Shankara. Les participants se plongent dans une ambiance spirituelle et recueillie, propice à la réflexion et à la méditation.

De nos jours, plusieurs festivals dédiés à Adi Shankara sont organisés à travers l'Inde, attirant des milliers de personnes. Parmi les plus célèbres, on peut citer le Shankara Jayanti, célébré pour commémorer la naissance du sage, et le Shankara Jayanti, qui marque sa disparition.

Ces événements sont l'occasion pour les participants de se replonger dans l'histoire et la spiritualité de l'Inde ancienne, tout en célébrant l'héritage laissé par Adi Shankara. Les festivals en son honneur sont un témoignage vivant de la pérennité de sa contribution à la culture indienne et à la philosophie hindoue.

 

L'impact sur la littérature et l'art

 

L'influence de l'hymne aux flots d'or sur la littérature et l'art en Inde est profonde et significative. Cette légende inspirante a stimulé la créativité de nombreux écrivains, poètes et artistes à travers les âges, façonnant ainsi une riche tradition culturelle.

En littérature, l'hymne a été source d'inspiration pour de nombreuses œuvres littéraires. Des poèmes, des romans et des pièces de théâtre ont été écrits en s'inspirant de la puissance émotionnelle et spirituelle de cette histoire. Les écrivains ont souvent utilisé les thèmes de l'altruisme, de la dévotion et de la générosité présents dans l'hymne pour créer des récits captivants et profonds.

Dans le domaine de l'art, l'influence de l'hymne aux flots d'or se retrouve dans diverses formes artistiques. Des peintures, des sculptures et des compositions musicales ont été créées pour représenter la scène émouvante de Shankara et de la brahmane. Ces œuvres d'art capturent la beauté et la spiritualité de l'instant où la déesse Lakshmi a béni la femme avec des groseilles à maquereau en or pur.

 

 

Pour conclure

 

L'héritage d'Adi Shankara et de l'hymne aux flots d'or continue de rayonner aujourd'hui à travers la culture populaire, les festivals en son honneur et l'influence sur la littérature et l'art indiens. Cette légende mythique transcende les siècles, rappelant l'importance de l'abnégation, de la dévotion et de la spiritualité dans la tradition hindoue, tout en inspirant les générations actuelles à travers ses enseignements intemporels.

 

"La source inexploitée de facultés  qui se trouve en vous"

31/12/2023

"La source inexploitée de facultés  qui se trouve en vous"

"L'être humain partage la responsabilité de la vie du cosmos tout entier. L'Univers entier est présent dans chaque l'individu. L'existence cosmique fait partie de l'existence individuelle. La vie cosmique s'appuie sur la vie individuelle, et la vie individuelle s'étend jusqu'à la vie cosmique."

 


L'individu et le cosmos sont interdépendants. Aucun d'eux n'est indépendant de l'autre. Chaque mouvement de l'individu fait vibrer le cosmos entier. L'univers réagit à l'action individuelle. Chaque individu a cette force qui fait vibrer l'univers, et qui fait vibrer et sauve les dieux et les anges dans le monde céleste. L'homme possède en lui cette force qui soutient l'univers. L'individu, par chacune de ses actions, sert l'univers, et l'immense puissance de la nature est prête à servir l'individu, si celui-ci influence l'univers pour le progrès du processus d'évolution. La création, par son existence même, est en perpétuelle transformation, en suivant les étapes de l'évolution.


Si l'action de l'individu est conforme au but de la création et au but de l'évolution, alors l'individu sert le but cosmique de la vie, et toutes les grandes lois de la nature servent volontiers le but de l'individu. C'est un processus simple et automatique de réciprocité. Ce que vous semez, vous le récolterez.


Lorsque l'individu se comporte de façon juste, il s'améliore et, ce faisant, contribue à l'amélioration de l'univers tout entier, mais lorsque, consciemment ou inconsciemment, il se comporte mal, il agit à l'encontre du processus d'évolution. Les lois de la nature commencent à réagir contre lui. L'individu reçoit en retour le résultat de ses mauvaises actions. Celui qui pense de manière juste, qui parle bien et qui agit avec sincérité, recevra le soutien de toutes les lois de la nature responsables du processus d'évolution autour de nous. Naturellement, lorsque nous servons le gouvernement, nous bénéficions de tous les avantages des lois du gouvernement, car toutes les lois sont destinées à servir l'intérêt individuel.

 

 

 

 

En tant qu'individus, nous avons une influence sur l'ensemble de l'univers. Chacun d'entre nous influence l'univers entier par chacune de ses petites actions. Évidemment, nous ne le percevons pas, mais à chaque instant, soit nous soutenons, soit nous nuisons à l'univers entier. Il est souhaitable de ne pas oublier notre grande responsabilité que nous pouvons faire et défaire toute la création qui est l'expression du souffle divin, par nos simples erreurs individuelles. Le mal que l'on a fait ne peut être défait. Il nous revient de tous côtés. Tout souffre de notre faute, et nous sommes amenés à souffrir de la souffrance de tous. Tu récolteras les conséquences de tes actes, c'est la politique équitable de Mère Nature.


… La joie de vivre est là. Cela ne dépend que de nous d'utiliser notre pouvoir ou pas, de l'utiliser ou de le perdre. Il est préférable de générer une influence entièrement harmonieuse, nous y parvenons en vertu de notre capacité naturelle à penser, parler et agir correctement.
Notre individualité commandera alors au pouvoir de l'Univers. Utilisez la puissance cosmique de la loi individuelle en faveur de votre désir et utilisez l'énergie vitale cosmique pour la santé et les grands accomplissements dans la vie.


La source illimitée d'énergie vitale cosmique est à notre disposition. Il nous suffit de commencer à l'utiliser. La grande intelligence cosmique est à notre disposition. Il nous suffit de connecter notre esprit individuel à l'intelligence cosmique, à l'esprit universel, pour acquérir une pensée totalement claire, un succès complet dans l'activité, et vivre une vie de liberté éternelle sur Terre.


La grande possibilité pour notre vie individuelle de contacter l'énergie de vie et l'intelligence cosmique universelle est à portée de main ! L'éternité est dans le présent ! L'éternité est toujours dans les mains du présent. Il suffit de le réaliser. Le présent détient la clé pour ouvrir les trésors de l'éternité. Chaque moment de notre vie est enrichi de l'éternité du passé révolu et de ce qui nous attend dans les moments à venir. L'existence éternelle du cosmos illimité est à notre disposition pour notre propre usage…"

 

 

Extrait de "La source inexploitée de facultés  qui se trouve en vous"
(Conférence de Maharishi Mahesh Yogi - 1963)

Traduction: Bertrand Canac

 

 

 

 

 

Bertrand Canac

Professeur de méditation transcendantale

 

Avec l'aimable autorisation de

 Sagesse Védique

 

Mort et réincarnation

30/12/2023

Mort et réincarnation

Table des matières

 

 

 

 

Comprendre le cycle de la vie et de la mort

 

La danse frénétique de la vie

 

La nature éphémère de la vie, telle que décrite par Gautama Bouddha, nous invite à contempler la fugacité des existences humaines. Chaque être vivant est comme une particule de lumière dans un vaste ciel, brillant un instant avant de disparaître. Cette comparaison avec une cascade de lumière souligne la beauté transitoire de notre passage sur terre, rappelant que tout est en mouvement constant, tel une danse frénétique où chaque geste, chaque souffle, est une étape vers l'inévitable fin.

Cette vision nous pousse à réfléchir sur la manière dont nous vivons nos vies, sur la valeur que nous accordons à chaque instant. Chaque action, chaque pensée, contribue à cette danse cosmique, influençant nos vies présentes et futures. Comme des danseurs dans un ballet infini, nous sommes appelés à harmoniser nos mouvements avec ceux de l'univers, à trouver notre place dans cette chorégraphie universelle.

Observer la danse frénétique de la vie nous rappelle l'importance de l'éveil de la conscience, de la gratitude pour chaque moment de joie, de peine, de colère ou d'amour. Chaque émotion, chaque expérience, est une note dans la symphonie de nos existences, contribuant à la richesse de notre être.

En contemplant cette danse, nous réalisons que rien n'est permanent, que tout est impermanent. C'est dans cette impermanence que réside la beauté de l'existence, dans la capacité à s'adapter, à évoluer, à se transformer au fil des saisons de la vie.

 

 


 

 

Les concepts de Punya et Papâ

 

Les concepts de Punya et Papâ sont au cœur de la croyance hindoue en la réincarnation. Punya, qui représente les bonnes actions accumulées dans nos vies antérieures, est considéré comme un mérite positif qui influence favorablement notre destinée future. Ces actions vertueuses, telles que la charité, la bienveillance envers autrui, ou encore la pratique religieuse assidue, sont perçues comme des graines plantées pour une récolte bénéfique dans les vies à venir.

En revanche, Papâ désigne les mauvaises actions passées qui engendrent des conséquences négatives sur notre cycle de réincarnation. Les actes néfastes, tels que la violence, la tromperie, ou la cupidité, laissent une empreinte karmique qui peut conduire à des expériences douloureuses ou des renaissances dans des conditions difficiles.

Il est crucial pour les hindous de cultiver le Punya à travers des actes vertueux et de se libérer du Papâ en pratiquant la purification de l'âme. La prise de conscience de ces concepts permet de comprendre que nos actions présentes façonnent notre avenir et influencent directement notre chemin dans le cycle de la réincarnation.

 

Les actions Âgâmî et Prarabdha Karma

 

Les actions Âgâmî et Prarabdha Karma sont des concepts fondamentaux dans la philosophie hindoue, déterminant notre vie présente et future en fonction de nos actions passées et actuelles.

Les actions Âgâmî, celles que nous accomplissons dans cette vie, sont considérées comme semences qui porteront leurs fruits dans les vies à venir. Elles représentent notre libre arbitre et notre capacité à agir en accord avec la Loi cosmique. Chaque décision, chaque acte posé contribue à façonner notre destinée future.

Quant au Prarabdha Karma, il s'agit de l'ensemble des actions accumulées qui ont déterminé notre naissance actuelle. Ces actions sont comme un bagage karmique que nous portons et qui influence les circonstances de notre vie actuelle. Elles peuvent être perçues comme des dettes karmiques à rembourser ou des bénédictions à savourer, en fonction de leur nature.

Il est essentiel de comprendre que nos actions ne sont pas isolées, mais qu'elles s'inscrivent dans un cycle de cause à effet, où chaque geste, chaque pensée a des répercussions sur notre existence présente et future. En prenant conscience de cette interconnexion, nous pouvons cultiver une attitude plus responsable et consciente dans nos actions quotidiennes.

Par exemple, si une personne agit avec bienveillance et compassion envers les autres, elle sème des graines de bonheur et d'harmonie qui fleuriront dans sa vie future. En revanche, des actions égoïstes et destructrices engendreront des conséquences néfastes à long terme.

Il est donc primordial de cultiver la vertu, la droiture et la sagesse dans nos actions, afin de construire un avenir empreint de paix et d'équilibre. En comprenant le lien étroit entre nos actions présentes et futures, nous pouvons œuvrer à notre évolution spirituelle et à l'harmonie de l'univers dans son ensemble.

 

 

La réincarnation selon l'hindouisme

 

Punarjanma : L'âme et sa renaissance

 

La théorie de la réincarnation, connue sous le nom de Punarjanma dans la culture hindoue, revêt une importance capitale dans la compréhension de la vie et de la mort. Selon cette croyance millénaire, l'âme individuelle, après avoir quitté son enveloppe charnelle à la mort, entame un nouveau cycle de vie à travers une renaissance.

La notion de Punarjanma repose sur le principe que les actions (punya et papâ) accumulées dans les vies antérieures déterminent le destin de l'âme dans sa prochaine incarnation. Les bonnes actions sont récompensées tandis que les mauvaises actions entraînent des conséquences néfastes. Les actions accomplies dans la vie actuelle, appelées âgâmî, auront également un impact sur les futures renaissances.

En outre, la théorie de Punarjanma souligne l'importance de choisir une bonne renaissance pour progresser spirituellement. Selon les mérites accumulés, l'âme individuelle peut opter pour une nouvelle naissance dans un environnement familial et religieux propice à son évolution.

La croyance en la réincarnation offre ainsi une perspective unique sur la continuité de l'existence et la possibilité d'évolution spirituelle à travers les multiples cycles de vie. C'est un concept fondamental qui guide les pratiques spirituelles et la quête de libération (Moksha) dans la tradition hindoue.

 

 


 

 

Les Upâdhi et le voyage de l'âme

 

Après la mort, l'âme individuelle quitte le corps charnel en étant accompagnée des Upâdhi, qui se divisent en quatre groupes distincts. Le premier groupe comprend l'esprit et les cinq sens, essentiels pour l'expérience sensorielle de l'âme. Les cinq souffles (prâna) forment le deuxième groupe, assurant la vitalité et l'énergie de l'âme dans son voyage post-mortem.

Le troisième groupe est constitué du corps subtil (sûkshmasharîra), qui agit comme un lien entre le corps charnel et l'âme, tout en conservant les empreintes des actions passées. Enfin, les actions accumulées forment le quatrième groupe, déterminant les futures renaissances de l'âme en fonction de ses mérites et démérites.

Ces Upâdhi accompagnent l'âme du défunt dans son périple post-mortem, guidant son cheminement vers une nouvelle incarnation. Ils sont le reflet des expériences passées de l'âme et influencent directement son destin dans le cycle de réincarnation.

 

Le souffle vital et le corps subtil

 

Le souffle vital, appelé udâna, joue un rôle crucial dans la transition de l'âme lors du passage de la mort. C'est lui qui guide l'âme individuelle lorsqu'elle quitte le corps charnel. Après le départ de l'âme, le souffle vital est le principal vecteur qui accompagne cette transition vers un nouvel état d'existence. Sa fonction est essentielle pour assurer le cheminement de l'âme vers son prochain destin.

Quant au corps subtil, le sûkshmasharîra, il représente une composante fondamentale de l'être humain. Ce corps subtil, distinct du corps physique, est responsable de la distribution de la chaleur à l'ensemble du corps charnel. Lors de la mort, le retrait du corps subtil entraîne un refroidissement du corps physique, le transformant en un simple cadavre.

Il est intéressant de noter que le corps subtil est intimement lié aux actions accumulées de l'individu. Ses interactions avec le corps physique et l'âme soulignent l'importance de cet aspect subtil dans le processus de transition entre les différentes incarnations.

 

 

Les voies de la renaissance

 

La voie de la Lune (Candraloka)

 

La voie de la Lune, Candraloka, représente une des voies de renaissance après la mort selon la classification des actions individuelles dans la philosophie hindoue. C'est un lieu où l'âme de celui qui a mené une vie en accord avec la Loi cosmique est destinée à séjourner pour jouir des fruits de ses bonnes actions avant de revenir sur terre pour une nouvelle incarnation.

Le processus de redescente de l'âme vers la terre est décrit de manière symbolique et métaphorique dans les textes anciens. L'âme descend par le truchement de l'air, du nuage et de la pluie, qui nourrissent la terre et permettent la croissance des plantes. Ces plantes deviennent ensuite la nourriture du corps charnel, participant ainsi au cycle de la vie et de la mort.

Les mérites accumulés par l'âme déterminent le choix de sa prochaine naissance dans un environnement familial et religieux spécifique. C'est une vision de la réincarnation basée sur la justice cosmique et la responsabilité individuelle.

La voie de la Lune n'est pas seulement un concept spirituel, mais aussi une invitation à la réflexion sur nos actions et leurs conséquences. Elle souligne l'importance de vivre en harmonie avec les lois universelles pour atteindre une renaissance favorable.

 

La voie des dieux (Devayâna)

 

La voie des dieux (Devayâna) est une voie réservée à ceux qui, durant leur existence terrestre, ont cherché à réaliser l'unité du soi individuel avec l'être suprême, le Brahman-âtman. Cette voie représente une quête spirituelle profonde, une aspiration à transcender les limites de l'individualité pour se fondre dans l'essence divine.

Les adeptes de la voie des dieux suivent un chemin de délivrance graduelle (kramamukti), où chaque étape de leur progression spirituelle les rapproche un peu plus de la réalisation ultime. Contrairement à ceux qui reviennent sur terre après avoir goûté aux fruits de leurs bonnes actions dans le monde de la Lune, les pratiquants du Devayâna aspirent à une libération progressive, à une élévation constante de leur conscience vers des plans de réalité supérieurs.

Cette voie exige une discipline rigoureuse, une pratique spirituelle assidue et une profonde compréhension des enseignements sacrés. Les adeptes du Devayâna cultivent la méditation, la prière et la contemplation pour se connecter avec la dimension divine et s'ouvrir aux influx spirituels qui les guident vers l'unité avec le Brahman.

La délivrance graduelle offerte par le Devayâna est un cheminement intérieur où chaque instant de vie est une opportunité de croissance spirituelle. Les pratiquants de cette voie aspirent à transcender les limites de l'ego pour se fondre dans l'océan de la conscience universelle, réalisant ainsi l'unité fondamentale de toute existence.

 

Conséquences d'une vie non conforme à la Loi cosmique

 

Les conséquences d'une vie non conforme à la Loi cosmique sont profondément ancrées dans la philosophie hindoue. Selon cette croyance, les âmes qui ne parviennent pas à atteindre Candraloka et qui renaissent dans des formes inférieures subissent un destin particulier.

En effet, ces âmes sont confrontées à des expériences douloureuses et à des situations difficiles tout au long de leurs incarnations successives. Elles peuvent renaître dans des conditions de vie précaires, souffrir de maladies, de pauvreté extrême ou même être confrontées à des environnements hostiles.

La notion de formes inférieures ne se limite pas uniquement à des aspects physiques, mais englobe également des aspects spirituels et émotionnels. Ces âmes peuvent être en proie à des tourments intérieurs, à des conflits karmiques récurrents et à une incapacité à progresser sur le chemin de l'évolution spirituelle.

Il est essentiel de comprendre que cette situation n'est pas une punition arbitraire, mais le résultat direct des actions et des choix effectués par ces âmes au cours de leurs vies antérieures. Chaque incarnation offre l'opportunité de rectifier les erreurs passées et de progresser vers une conscience supérieure.

Face à ce destin potentiellement difficile, il est recommandé aux croyants de se tourner vers la pratique spirituelle, la méditation et la recherche de la connaissance pour élever leur âme et transcender les limitations karmiques. En cultivant la compassion, la bienveillance et la sagesse, il est possible de transformer un destin sombre en une opportunité de croissance et d'éveil spirituel.

 

 

Le rôle du yogi dans le cycle de la renaissance

 

La pratique du yoga et du hatha-yoga

 

Les yogis œuvrent avec une intention profonde et précise : influencer leur cycle de renaissance. Pour ces pratiquants, chaque action, chaque pensée, chaque respiration a un impact direct sur leur karma et par conséquent sur leur futur retour dans ce monde.

Le yoga, par sa dimension spirituelle et physique, permet aux yogis de purifier leur être intérieur et d'atteindre un état de conscience supérieur. En cultivant la discipline du corps et de l'esprit à travers les postures (asanas) et les techniques de respiration (pranayama), les yogis cherchent à éliminer les impuretés accumulées au fil des vies antérieures.

Le hatha-yoga, branche du yoga plus axée sur la pratique des postures et de la respiration, vise à équilibrer les énergies subtiles du corps (prana) pour favoriser l'harmonie physique et mentale. Les yogis considèrent que cette harmonisation est essentielle pour transcender les limites du corps et de l'esprit, et ainsi progresser vers la libération (Moksha).

En pratiquant régulièrement, les yogis s'efforcent de rompre le cycle des renaissances et d'atteindre l'union ultime avec l'être suprême. Chaque posture, chaque souffle conscient, chaque méditation contribue à leur évolution spirituelle et à la purification de leur karma.

Les enseignements transmis par les anciens yogis mettent en lumière l'importance de la pratique régulière et de l'engagement total dans le chemin du yoga. Les yogis sont encouragés à cultiver la patience, la persévérance et la discipline pour progresser sur la voie de la réalisation de soi.

 




L'impeccabilité dans la gestion des actions

 

La pratique du yoga et de la méditation implique pour le yogi une gestion minutieuse et impeccable de ses actions. Chaque geste, chaque pensée, chaque parole est scrutée avec une attention particulière, car le yogi sait que ces actions auront un impact direct sur sa réincarnation future.

Pour un yogi, l'impeccabilité dans la gestion des actions signifie agir en accord avec les principes éthiques et spirituels du yoga. Cela implique d'être conscient de chaque acte posé, de cultiver la bienveillance, la compassion et la non-violence dans toutes ses interactions.

Un yogi cherche à purifier son karma en agissant de manière désintéressée, en se détachant des fruits de ses actions. Cette approche permet de briser le cycle des naissances et des morts répétitives, en progressant vers une libération spirituelle ultime.

Par la pratique régulière du yoga, le yogi apprend à canaliser son énergie vitale (prâna) de manière équilibrée, ce qui contribue à une gestion harmonieuse de ses actions. Cette maîtrise de l'énergie interne favorise un état de conscience élevé et une meilleure compréhension de son chemin spirituel.

En cultivant l'impeccabilité dans la gestion des actions, le yogi s'engage dans une voie de croissance personnelle et spirituelle constante. Chaque action devient une opportunité d'évolution, de transformation et d'élévation de la conscience.

 

L'énergie et les éléments dans la spiritualité

 

Les yogis, dans leur quête spirituelle, ont une profonde compréhension de l'énergie et des éléments qui les entourent. Pour eux, l'énergie n'est pas simplement une force abstraite, mais une essence vitale qui peut être canalisée et dirigée pour atteindre des objectifs spirituels. L'énergie est perçue comme le souffle de vie qui anime l'univers et chaque être vivant.

Les chamans utilisent l'énergie pour guérir, équilibrer et harmoniser le corps, l'esprit et l'âme. Leur connexion avec les éléments naturels comme la terre, l'eau, le feu et l'air leur permet d'entrer en résonance avec les forces cosmiques. Par exemple, en utilisant des rituels, des plantes sacrées et des incantations, les chamans invoquent l'énergie des éléments pour purifier les énergies négatives et favoriser la guérison.

Quant aux yogis, leur pratique du yoga repose sur la maîtrise de l'énergie interne, connue sous le nom de prana. À travers des postures, des techniques de respiration et de méditation, les yogis canalisent et élèvent leur énergie vitale pour atteindre l'harmonie intérieure et la connexion avec le divin. La discipline yogique vise à équilibrer les différents aspects de l'être pour transcender les limites du corps et de l'esprit.

La connaissance des éléments est essentielle dans la spiritualité des chamans et des yogis. Chaque élément est associé à des qualités spécifiques et à des énergies distinctes. Par exemple, la terre symbolise la stabilité et la fertilité, l'eau représente la purification et l'émotion, le feu incarne la transformation et la volonté, et l'air symbolise la liberté et la communication.

En comprenant et en travaillant avec les éléments, les praticiens spirituels peuvent équilibrer les forces cosmiques en eux-mêmes et dans leur environnement. Cette harmonie élémentaire favorise l'élévation spirituelle et la réalisation de soi. Les chamans et les yogis considèrent que l'interaction consciente avec l'énergie et les éléments est essentielle pour évoluer sur le chemin de la spiritualité et de la connaissance de soi.

 

 

Pour conclure

 

 

La nature éphémère de la vie décrite par Bouddha nous invite à contempler la fugacité des existences humaines. Cette comparaison avec une cascade de lumière souligne la beauté transitoire de notre passage sur terre, rappelant que tout est en mouvement constant. Comme des danseurs dans un ballet infini, nous sommes appelés à harmoniser nos mouvements avec ceux de l'univers, à trouver notre place dans cette chorégraphie universelle. Rien n'est permanent, tout est impermanent. C'est dans cette impermanence que réside la beauté de l'existence, dans la capacité à s'adapter, à évoluer, à se transformer au fil des saisons de la vie.

 

huiles essentielles antivirales

29/12/2023

huiles essentielles antivirales

 

 

 

 

 

Les huiles essentielles agissent efficacement sur tous les virus, alors que la médecine chimique est encore souvent désarmée.

 

Les virus sont très sensibles aux molécules aromatiques. Certaines pathologies virales graves sont très nettement améliorées par les huiles essentielles. De plus, les cellules saines deviennent très résistantes aux virus.

 

Attention!


Certaines huiles essentielles doivent être utilisées avec discernement et précaution. Notamment celles à phénols ne doivent pas être inhalées. Elles peuvent être toxiques pour le foie et très irritantes pour la peau ! Les huiles essentielles ci-dessous sont sûres si vous suivez les conseils d’utilisation.

 

Sélection d’huiles essentielles pour épidémies ORL virales, grippe…


Ravintsara

 

Voie cutanée : 3 gouttes à répartir dans le bas du dos, le long de la colonne vertébrale et sur le thorax, 4 à 5 fois par jour, jusqu’à amélioration.
Voie orale : 1 goutte dans une cuillère à café de miel ou d’huile d’olive ou sur un sucre, 4 fois par jour, jusqu’à amélioration.


SYNERGIE


Réservée aux + de 6 ans. À renouveler 6 fois par jour pendant 2 à 3 jours. Déposer 3 gouttes de ce mélange sur le thorax et sur le haut du dos :

60 gouttes d’huile essentielle de Ravintsara
40 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus Radiata
20 gouttes d’huile essentielle de Laurier Noble
40 gouttes d’huile essentielle d’Épinette Noire


Eucalyptus Radiata

 

Voie orale, 2 gouttes pures sous la langue, 4 fois par jour pendant 2 jours.
Inhalation, 1 grande inspiration directement au-dessus du flacon ouvert, 4 à 6 fois par jour.


Thym à Thymol

 

Voie cutanée, diluez 1 goutte de Thym à Thymol dans 20 gouttes d’huile végétale à appliquer sur la plante des pieds, 2 à 3 fois par jour pendant 4 à 5 jours.
Voie orale sur avis médical, diluez 1 goutte de Thym à Thymol dans une cuillère de miel, et ingérez 3 fois par jour pendant 5 jours maximum.


Tea Tree

 

Voie cutanée, 1 goutte dans 4 gouttes d’huile végétale à appliquer sur le thorax 4 fois par jour pendant 5 à 7 jours.
Voie cutanée, 1 goutte diluée dans 9 gouttes d’huile végétale à appliquer sur le thorax 4 fois par jour pendant 5 à 7 jours.


Eucalyptus globulus (spécialiste de la sphère ORL)

 

Voie cutanée, 1 goutte diluée dans 4 gouttes d’huile végétale sur le thorax, 3 à 4 fois par jour pendant 5 à 7 jours.


Thym à Thujanol

 

Voie orale, 2 gouttes mélangées à du miel, 3 fois par jour, pendant 3 à 5 jours.
Voie cutanée, diluez 1 goutte dans 9 gouttes d’huile végétale à appliquer sur le thorax et le long de la colonne vertébrale 3 fois par jour pendant 3 à 5 jours.


Niaouli

 

Voie orale, 2 gouttes sur un comprimé neutre, 3 fois par jour pendant 5 jours.
Voie cutanée, diluer 1 goutte dans 9 gouttes d’huile végétale, à masser sur les poignets, le plexus solaire et la plante des pieds.


Pour assainir l’air


Citron ou pamplemousse

 

En diffusion, environ 30 minutes.
SYNERGIE

40 gouttes d’huile essentielle de Pamplemousse
20 gouttes d’huile essentielle de Ravintsara
20 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus Globulus
20 gouttes d’huile essentielle de Citron


Pour booster l’Immunité


Ravintsara

 

Voie cutanée : 3 gouttes sur les poignets et respirer profondément, en prévention, une fois par jour, pendant les périodes à risques. Faire une pause d’une semaine après trois semaines d’utilisation.


SYNERGIE

 

À renouveler 3 fois par jour entre 1 et 3 semaines. Appliquer en massage 3 gouttes du mélange sur le thorax et 3 gouttes sur le dos :

100 gouttes d’huile essentielle de Ravintsara
30 gouttes d’huile essentielle de Tea Tree
10 gouttes d’huile essentielle de Thym à Thymol
30 gouttes d’huile essentielle de Citron


Appliquer en massage 3 gouttes du mélange sur le thorax et 3 gouttes sur le dos. Renouveler l’application 3 fois par jour entre 1 et 3 semaines.

 

Informations tirées de l’excellent site : compagnie-des-sens.fr

Pour des huiles essentielles de très haute qualité sélectionnées par l’Ayurveda Maharishi : vedaroma.eu

 

 

 

 

 

Bertrand Canac

Professeur de méditation transcendantale

 

Avec l'aimable autorisation de

 sagessevedique

 

Retraite Yoga et Ayurvéda au cœur des Cévènnes sauvages

Ayelet Girard et Virginie Pierrepont vous invitent à une retraite Yoga et Ayurveda cet été. Le stage se déroulera du dimanche 26 au vendredi 31 juillet 2026 dans un cadre magnifique, à  Saint André de Valborgne, au cœur des Cévennes sauvages.  La propriété (un mas d’exception, niché en pleine nature) compte 5 hectares de prés en bordure du Gardon qui coule en contrebas et 13 hectares de forêts, principalement de chênes verts. Ce séjour est pensé comme un retour à soi, un véritable temps de douceur et de ressourcement.