Bienvenue dans votre espace de bien-être
Ici, chaque respiration est une occasion de se reconnecter à soi-même, chaque posture un pas vers un meilleur équilibre, et chaque instant un moment précieux consacré à votre bien-être.
Que vous soyez débutant, pratiquant régulier ou simplement curieux de découvrir les bienfaits du yoga, vous trouverez des conseils, des pratiques, des inspirations et des ressources pour vous accompagner à chaque étape de votre parcours. Yoga prénatal, yoga thérapeutique, méditation, respiration, relaxation ou développement personnel… chaque article est pensé pour vous aider à cultiver une vie plus sereine, plus consciente et plus harmonieuse.
Respirez profondément… votre voyage vers le bien-être commence ici. Le yoga est une invitation à ralentir, à respirer pleinement et à retrouver l'harmonie entre le corps, le cœur et l'esprit.
23/05/2024
Salabhasana, la posture de la sauterelle : s’élever avec force et légèreté
Salabhasana, la posture de la sauterelle, est une posture qui invite à trouver sa force dans l'ancrage, l'élévation et la persévérance. Allongé sur le ventre, le corps se soulève progressivement dans un mouvement qui sollicite profondément le dos, les jambes et la sangle abdominale. Mais au-delà de son aspect physique, Salabhasana nous enseigne une qualité essentielle du yoga : avancer avec détermination sans jamais perdre le contact avec soi-même. Le souffle devient un guide, le corps un terrain d'exploration et l'effort une invitation à développer patience et confiance. Pratiquée avec régularité et respect des limites du corps, cette posture peut contribuer à renforcer la musculature du dos, à améliorer la mobilité de la colonne vertébrale et à libérer certaines tensions. Elle offre également un précieux moment de concentration et de recentrage.
Origine et signification de Salabhasana
Le nom Salabhasana vient du sanskrit Shalabha, qui signifie « sauterelle », et asana, qui désigne une posture. La forme du corps dans cette posture évoque effectivement l'insecte qui s'élève avec légèreté et puissance. Dans la symbolique du yoga, la sauterelle peut évoquer l'agilité, l'élan et la capacité à s'élever. Salabhasana nous invite ainsi à développer notre force tout en conservant une certaine légèreté intérieure.
Cette posture appartient à la famille des extensions de la colonne vertébrale. Elle demande un engagement important des muscles du dos et des jambes, tout en sollicitant la sangle abdominale. Le travail consiste moins à chercher à monter le plus haut possible qu'à créer une extension harmonieuse de l'ensemble du corps. Salabhasana peut également être envisagée comme une posture de détermination. Pour la maintenir, il faut accepter l'effort, respirer à travers les sensations et apprendre à rester présent. Elle devient alors une véritable exploration de la relation entre force, souffle et conscience.
Les fondements d'une pratique régulière
Comme pour toutes les postures de yoga, les bénéfices de Salabhasana se développent davantage dans la régularité que dans la recherche de performance. Une pratique constante permet au corps de découvrir progressivement la posture, de renforcer les muscles nécessaires et d'améliorer la coordination entre le mouvement et la respiration. Elle permet également de mieux identifier ses limites et de pratiquer avec davantage de confiance.
Le yoga nous rappelle ici que la progression n'est pas toujours spectaculaire. Elle peut se manifester par une respiration plus libre, une meilleure stabilité, une sensation de confort accrue ou simplement une présence plus attentive. La régularité devient alors un chemin de transformation douce, où chaque pratique compte.
Comment pratiquer Salabhasana
Préparer le corps
Avant d'entrer dans Salabhasana, prenez quelques instants pour préparer le corps. Allongez-vous sur le ventre et laissez les jambes s'étendre naturellement vers l'arrière. Vous pouvez commencer par mobiliser doucement les chevilles, les genoux, les hanches et les épaules. Quelques mouvements simples de la colonne permettront également de réveiller progressivement le dos.
Prenez ensuite le temps d'observer votre respiration. Le ventre en contact avec le tapis, les inspirations et les expirations deviennent particulièrement perceptibles. Cette préparation est importante : elle permet d'aborder l'extension de la colonne avec davantage de conscience et d'éviter de chercher immédiatement une amplitude importante. Le corps n'a pas besoin d'être forcé pour s'ouvrir. Il a besoin d'être écouté.
Les étapes de Salabhasana
Allongez-vous sur le ventre, les jambes étirées vers l'arrière. Placez les bras le long du corps, les paumes tournées vers le sol ou vers les cuisses selon la variante choisie. Étirez doucement les jambes vers l'arrière comme si les orteils cherchaient à s'éloigner du bassin. Sur une inspiration, engagez progressivement les muscles du dos et soulevez légèrement la tête et la poitrine. Selon vos possibilités, décollez ensuite les jambes du sol, sans chercher à les monter excessivement haut.
Gardez la nuque longue et le regard dirigé vers le sol ou légèrement vers l'avant. Évitez de jeter la tête en arrière. Respirez lentement et régulièrement pendant quelques instants. Cherchez davantage la sensation d'allongement que la hauteur. Sur une expiration, redescendez progressivement et reposez le corps au sol. Prenez quelques respirations avant de recommencer, puis pratiquez de l'autre manière si vous explorez une variation asymétrique. Pour les débutants, il est tout à fait possible de travailler séparément : lever une seule jambe, puis l'autre, ou simplement décoller légèrement la poitrine. Ces préparations permettent de construire progressivement la force nécessaire.
Les erreurs courantes à éviter
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à vouloir monter trop haut. Dans Salabhasana, l'amplitude n'est pas l'objectif principal. Une élévation modeste, réalisée avec un bon engagement musculaire et une respiration fluide, peut être beaucoup plus intéressante qu'un mouvement forcé. Il est également important de ne pas comprimer la nuque. Gardez le cou dans le prolongement de la colonne et évitez de chercher à regarder loin devant vous.
Une autre erreur consiste à retenir sa respiration. L'effort peut naturellement rendre le souffle plus court, mais essayez de conserver une respiration aussi régulière que possible. Enfin, veillez à ne pas créer toute l'extension depuis les lombaires. Pensez plutôt à allonger le corps dans deux directions opposées : le sommet du crâne vers l'avant et les jambes vers l'arrière.
Les bienfaits de Salabhasana
Bienfaits physiques
Salabhasana est particulièrement intéressante pour le renforcement de la chaîne postérieure du corps. La posture sollicite notamment les muscles du dos, les fessiers et l'arrière des jambes. Elle peut ainsi participer au développement d'une meilleure stabilité du tronc et soutenir une posture plus consciente au quotidien. L'extension de la colonne vertébrale contribue également à entretenir sa mobilité, lorsqu'elle est réalisée avec douceur et dans une amplitude adaptée.
La posture demande par ailleurs un engagement de la sangle abdominale. Le travail coordonné du dos et du centre du corps favorise une meilleure conscience de l'axe corporel. Sur le plan abdominal, la position ventrale et le mouvement peuvent également créer une sensation de stimulation de la région digestive. Il est toutefois préférable de considérer cet effet comme un accompagnement du bien-être digestif et non comme un traitement des troubles digestifs.
Bienfaits mentaux et émotionnels
Salabhasana demande une attention particulière au souffle, à l'alignement et aux sensations corporelles. Cette concentration peut aider à ramener l'esprit vers l'instant présent. La posture demande également de la patience. Le corps ne peut pas être contraint à s'élever davantage simplement par la volonté. Il faut construire progressivement la force nécessaire et apprendre à reconnaître le moment où il convient de relâcher. Cette expérience peut nourrir une forme de confiance intérieure : je peux faire un effort sans me brusquer, avancer sans me comparer et progresser sans précipitation. Salabhasana peut ainsi devenir un moment de recentrage et de déconnexion des préoccupations quotidiennes.
Intégrer Salabhasana dans votre pratique du yoga
Quand pratiquer Salabhasana ?
Salabhasana trouve naturellement sa place dans une séance consacrée au renforcement du dos et aux extensions de la colonne. Le matin, elle peut accompagner une pratique dynamique destinée à réveiller progressivement le corps. Quelques répétitions douces permettent de mobiliser la colonne et d'activer les muscles du dos. En revanche, dans une pratique du soir, il peut être intéressant de privilégier une version plus douce, suivie de postures de récupération et de relaxation. Quelle que soit l'heure choisie, l'essentiel reste de pratiquer lorsque le corps est suffisamment préparé et de laisser la respiration guider l'intensité.
Associer Salabhasana à d'autres postures
Salabhasana peut être intégrée dans une séquence de manière harmonieuse. Elle peut notamment être associée à Bhujangasana, la posture du cobra, pour explorer différentes formes d'extension de la colonne et travailler progressivement l'ouverture du devant du corps. Dhanurasana, la posture de l'arc, peut également trouver sa place dans une pratique plus avancée, après une préparation suffisante.
Après les extensions, il est intéressant d'offrir au corps un temps de récupération. Balasana, la posture de l'enfant, ou une posture de repos confortable peuvent permettre de retrouver progressivement une sensation de neutralité dans la colonne. Une séquence peut ainsi suivre un principe simple : préparer → renforcer → explorer → relâcher.
Adapter Salabhasana à son niveau
Une progression en douceur
La posture complète n'est pas nécessairement la première étape. Pour commencer, vous pouvez simplement travailler l'allongement des jambes et l'engagement du dos. Puis soulever une jambe à la fois avant d'ajouter progressivement la poitrine et les bras. Vous pouvez également pratiquer plusieurs répétitions courtes plutôt que de chercher à maintenir longtemps la posture. Avec le temps, la force et la coordination se développent naturellement. L'objectif n'est pas de reproduire une forme parfaite, mais de trouver une version de Salabhasana qui respecte votre corps aujourd'hui.
L'utilisation des accessoires
Salabhasana nécessite généralement peu d'accessoires, mais certains peuvent améliorer le confort. Une couverture fine sous le bassin peut, par exemple, rendre le contact avec le sol plus agréable. Un tapis suffisamment confortable permet également de mieux se concentrer sur la pratique. Les accessoires ne servent pas à aller plus loin à tout prix : ils peuvent simplement créer les conditions permettant de pratiquer avec davantage de confort et de conscience.
Écouter son corps
Comme toute posture d'extension, Salabhasana demande une attention particulière au dos et aux lombaires. Si vous ressentez une douleur, notamment une douleur vive ou inhabituelle, sortez de la posture et revenez à une position neutre. Une sensation d'effort musculaire peut être normale ; une douleur n'est jamais un objectif de pratique. Les yogis présentant des problèmes importants au niveau du dos, une blessure récente ou une condition particulière devraient demander conseil à un professionnel de santé ou à un enseignant de yoga qualifié avant d'explorer les formes intenses de cette posture. La pratique du yoga ne consiste pas à dépasser ses limites, mais à apprendre à les connaître.
Salabhasana, une invitation à s'élever
Salabhasana nous enseigne une belle alliance entre ancrage et élévation. Le corps reste proche de la terre tandis que le dos, la poitrine et les jambes s'élèvent progressivement. Cette image peut devenir une véritable métaphore de la pratique : pour grandir, nous avons besoin de racines. Pour nous élever, nous devons d'abord trouver notre stabilité. À travers le souffle et la présence, la posture nous invite à quitter peu à peu la recherche de performance pour entrer dans une écoute plus subtile du corps.

Pour conclure
Salabhasana, la posture de la sauterelle, est une invitation à trouver sa force sans perdre sa légèreté. Elle renforce la chaîne postérieure, mobilise la colonne vertébrale et développe la conscience du corps tout en sollicitant concentration, patience et persévérance. Pratiquée régulièrement et avec douceur, elle peut devenir un précieux rendez-vous avec soi-même. Sur le tapis, il ne s'agit pas de s'élever le plus haut possible, mais de découvrir jusqu'où l'on peut aller tout en restant à l'écoute de son souffle et de son corps. S'ancrer dans la terre, respirer, puis s'élever… telle est peut-être la véritable sagesse de Salabhasana.
28/04/2024
Il ne s'agit pas seulement de satisfaire notre intellect, mais d'éveiller l'intelligence profonde de chaque cellule de notre organisme. Une alimentation vivante favorise une clarté mentale accrue, essentielle pour cultiver un état de bonheur durable. Quel serait en effet l'intérêt de vivre cent ans si nous ne pouvions pas savourer pleinement chaque instant, ou si nos perceptions manquaient de ce raffinement nécessaire pour contempler la beauté du monde qui nous entoure ? En choisissant des aliments frais et naturels, nous développons une plus grande vitalité et une présence plus intense au quotidien. Cette conscience affinée nous permet de prendre de meilleures décisions, qu'il s'agisse de notre hygiène de vie ou de nos projets personnels. En harmonisant notre corps et notre esprit grâce à une alimentation consciente, nous créons un cercle vertueux dont les conséquences favorables nous mènent naturellement vers davantage de réussite, de sérénité et d'épanouissement dans toutes nos entreprises...
Quelles sont les conséquences sur la santé si on mange des aliments de la veille ?
L’Ayurveda recommande de manger les aliments dans les 5 heures après leur cuisson et de ne pas manger de restes, d’aliments réchauffés, insipides, rances, conserves…
Quelle est la logique ?
On peut diviser les sciences de la santé en trois catégories : Biophysique, la médecine occidentale qui ne comprend que la matière (lipides, protéines, calories…). Bioénergétique : la médecine chinoise qui considère aussi l’énergie des aliments, de l’air, de l’eau… (énergie chaude, froide, lourde, légère…). Biospirituelle : l’Ayurveda qui comprend l’effet des aliments et de toutes influences externes et internes aux niveaux physique, énergétique, et de la conscience. L’Ayurveda, comme toutes les sciences védiques, reconnaît que la conscience est l’aspect le plus important de la vie.
En réalité, rien d’autre n’existe que la conscience. Énergie et matière sont des expressions de la conscience. Pour en revenir à la nourriture, ce qui est le plus important est de nourrir la conscience, la qualité d’éveil, l’intelligence, pas seulement intellectuelle, aussi l’intelligence de toutes les cellules du corps. Quel est l’intérêt de vivre 100 ans si on n’est pas heureux, si nos perceptions manquent du raffinement nécessaire pour voir et apprécier la beauté en toute chose ? Plus de conscience signifie plus de clarté d’esprit, de bonheur, plus de vitalité, de vie. On est aussi capable de faire des meilleurs choix, dont les conséquences favorables nous amènerons toujours plus de bonheur et de réussite dans ce qu’on fait.
Comment on sait si un aliment nourrit la conscience ?
Le mot sanskrit est Prana, qui signifie vie, vitalité, énergie vitale. Aussi important que les qualités nutritives d’un aliment est sa quantité de Prana. Ça ne veut pas dire de tout manger cru… le Prana de l’air est absorbé par les poumons, et le Prana de la nourriture est absorbé par la langue. Il est donc lié au goût des aliments.
La sensibilité aux goûts diffère d’une personne à l’autre. Elle est surtout le résultat de notre éducation culinaire, de ce qu’on a été habitué à manger toute notre vie. Quand on pratique la méditation régulièrement, les sens se développent et on devient de plus en plus sensible au raffinement des goûts. Certains goûts font vibrer les papilles de bonheur. On sait déjà quand l’aliment est dans la bouche qu’il nous apporte plus de clarté d’esprit et de vitalité.

Dravyaguna, la pharmacologie de l’Ayurveda
Contrairement à la pharmacologie occidentale, Dravyaguna donne des clés pour connaître les effets des aliments et plantes par expérience directe. Le premier critère est le goût. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, juste quelques indications : les aliments insipides, avariés, fermentés, vieux, rances, en conserve… n’ont pas de Prana. Ils obscurcissent l’esprit, rendent apathique, indolent, sans entrain et conduisent aux maladies dégénératives en général.
Les aliments au goût très fort, particulièrement très piquant, salé, acide, sont trop stimulants. Ils créent de l’agitation mentale, énervement, colère… qui nous poussent à des actions non réfléchies, trop intenses, et néfastes pour notre santé. Ils rendent plus sujet aux infections et inflammations. Les aliments frais, aux goûts subtils, délicats et doux amènent le bonheur, la clarté de l’esprit, et la santé. Ils nous poussent dans la direction de l’évolution.
Bertrand Canac
Professeur de méditation transcendantale
27/04/2024
Veda signifie connaissance
Le Veda est la connaissance complète de toutes les lois de la nature, de toutes les lois qui structurent et maintiennent l'univers. Maharishi Mahesh Yogi définit le Veda comme la constitution de l'univers.
D'où vient le Veda?
Tout dans l'univers est parfaitement ordonné. Si c'est le cas, c'est qu'il y a une intelligence qui opère dans chaque chose. S'il y a intelligence, il y a forcément conscience. L'intelligence est le dynamisme de la conscience. Nous savons par nous-même que la première étape avant de créer quoi que ce soit est de le concevoir. Toute notre activité commence par une idée, une pensée, une expression verbale. La première expression de l' intelligence qui crée l'univers est, elle aussi une expression verbale. "Au commencement était le verbe". Le Veda est l'ensemble des sons, des mots, qui sont la première étape de la création de l'univers.

La tradition védique
Les sages antiques pouvaient percevoir les sons du Veda parce que d'une part leur conscience était très complètement développée, et d'autre part parce que l'atmosphère de la terre était pure à cette époque était pure. Aujourd'hui ce n'est plus possible parce que l'atmosphère est pour ainsi dire "polluée" par les pensées de millions de personnes pendant des milliers d'années. Les Rishis (sages) savaient qu'un temps viendrait où la perception du Veda ne serait plus possible. Aussi ont-ils initié une tradition de répéter le Veda de père en fils. Cette tradition a été maintenue jusqu'à nos jours. Maharishi Mahesh Yogi a sauvé cette précieuse tradition védique en créant des écoles partout en Inde, en formant des milliers de Pandits qui apprennent à réciter le Veda.
Comment l'homme a-t-il pu connaître ces sons du Veda?
Il y a très longtemps, personne ne sait quand... peut-être des millions d'années... les sages, appelés Rishis, percevaient les sons du Veda comme les impulsions de leurs propre conscience.
Comment expliquer ce processus de "cognition" ?
Par notre propre expérience nous savons qu'il existe différents niveaux de la pensée. Certaines pensées sont des expressions verbales. Elles nous viennent en mots articulés. D'autres, plus profondes, compactes et englobantes, sont les idées. Ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale font l'expérience qu'il existe de nombreux niveaux de la pensée, des plus articulés aux plus subtils, et qu'il est même possible de transcender toutes les pensées pour faire l'expérience la pure conscience.
Une autre expérience possible pendant la méditation est celle de percevoir le processus de création des pensées... ouh là là... De là à percevoir les processus de création de l'univers...
Une tradition très précieuse
Deux éléments font du Veda une tradition précieuse et unique : toute la sagesse de l'univers est contenue dans ces expressions compactes des lois de la nature. Si les sages d'aujourd'hui ne peuvent plus percevoir le Veda comme l'ont fait les Rishis, d'âge en âge, des grands sages, appelés Maharishis, par la clarté de leur conscience ont la capacité de comprendre la sagesse immense contenue dans les mots du Veda et de mettre cette sagesse en pratique pour guider l'humanité vers plus de sagesse.
Outre la signification des mots du Veda, les sons eux-mêmes ont un puissant effet harmonisant sur l'environnement. Certaines récitations védiques sont connues pour leur effet de créer de l'ordre, et même d'arrêter les guerres..
Bertrand Canac
Professeur de méditation transcendantale
23/03/2024
Première partie : un malentendu
La “présence” est une des expressions qu’utilisent les personnes éveillées pour parler de leur expérience. Des synonymes d’éveillé sont : qui a réalisé la permanence de l’Être, ou le Soi ; qui a atteint l’illumination ou le nirvana…
Il y a deux manières de réaliser le Soi
Spontanément, sans rien faire de spécial, juste parce que le moment est venu. Ou, par l’expérience régulière de la pure conscience par la pratique de la méditation. Ce sont les premiers qui utilisent le mot “présence” pour décrire leur expérience. Ils veulent dire par là le simple fait que la sublime douceur, la paix et la béatitude qui est leur propre Être est toujours présente, même quand ils pensent, parlent, marchent ou dorment.
Le malentendu vient du fait que parce qu’ils ont réalisé cet état naturel de la vie spontanément, ils ont du mal à concevoir le chemin qui mène à cette expérience, puisque eux-mêmes n’ont pas suivi de chemin. Alors, ils parlent de leur expérience, de leur perception de la vie.
Ceux qui ont réalisé le Soi par la méditation savent par expérience que le chemin consiste à contacter l’Être absolu à la source des pensées. Et que c’est uniquement le contact régulier de l’Être ou Soi ou pure conscience qui peut permettre au système nerveux de stabiliser l’expérience. Plutôt que d’utiliser le mot “présence”, ils parlent de pure conscience, de paix intérieure, de transcendance, de Samâdhi (l’état complètement apaisé de l’esprit). Les premiers pensent que par le simple fait de décrire ce qu’ils vivent, ils amèneront les gens à vivre leur expérience.
Alors, les gens inspirés par l’idée de vivre cette sérénité de la présence essaient de ressentir la “présence”, et là… c’est la fin des haricots. Bien sur, ils ressentent “un certain calme”, “une certaine présence” puisqu’ils ne sont plus impliqués dans le tourbillon des pensées… mais ce niveau de calme n’a rien à voir avec l’expérience complètement spontanée de la pureté, de l’illimité, de la divinité, de ceux qui la vivent 24h sur 24.
Le seul chemin vers la véritable “présence” est l’expérience répétée de la pure conscience. C’est l’expérience la plus simple et innocente qui soit. Ces gens qui essaient de vivre le moment présent pensent sincèrement “méditer”, mais leur pratique ne mène pas au but. Plus ils “méditent”, plus ils s’écartent de la spontanéité de la vie, et plus le but du chemin s’éloigne… Les rares personnes qui ont atteint l’illumination spontanément sont comme Obélix qui est tombé dans la marmite quand il était petit. Et nous tous, sommes comme Astérix. Nous devons “boire” la potion magique chaque jour.
Deuxième partie
La “présence” n’a rien à voir avec “être sciemment conscient, et/ou pleinement présent à ce qui est (ici et maintenant)”. La présence, c’est la présence à soi, au Soi. C’est Samâdhi. Dans les Yoga Sutra, le texte de référence du Yoga, Pantañjali définit Samâdhi par ces mots : “l’objet d’attention devient comme vide de son contenu et seule la lumière de la conscience demeure”. Samâdhi est le résultat automatique de Dhyâna (la méditation).
Un quatrième état de conscience
Donc, Présence = la pure conscience = l’état autoréférent de la conscience = l’âme = Samādhi = Transcender le niveau le plus fin des pensées et perceptions, le temps, l’espace et tout le monde relatif = Turiya (quatrième état de conscience – après sommeil, rêve et veille). Oui, c’est bien une expérience, c’est l’expérience de l’Absolu illimité, non né, dont le goût est la béatitude, et l’expérience que CELA je suis.
C’est L’EXPÉRIENCE à vivre dans cette vie. “Atma vare drishtavya, shrotavya, mantavya, niti dyashitavya” “Seul cet ātma, le Soi, la forme la plus simple de la conscience, est digne d’être vu, entendu, contemplé et réalisé.” (Brihad Aranyaka Upanishad) Cette expérience ne dépend pas de, et ne peut être réalisée par, la volonté, l’intention, la détermination ou l’effort. Elle est le résultat AUTOMATIQUE du raffinement de l’activité mentale dans la Méditation Transcendantale.
L’expérience de la pure conscience échappe complètement à notre contrôle et ne supporte aucun contrôle et aucun effort. C’est seulement l’attrait d’un bonheur croissant qui conduit spontanément l’esprit des niveaux superficiels de la pensée aux niveaux plus fins et finalement à transcender la pensée.
Parce qu’il s’agit d’une expérience concrète, elle a une contrepartie physiologique.

Cohérence EEG
Relaxation complète du corps (respiration très lente et fine, voir arrêt de la respiration…). Cohérence maximum des EEG dans tout le cerveau, particulièrement des ondes Alpha qui correspondent à un état de profonde relaxation, de grand bien être et de vigilance. En deux mots : éveil au repos.
L’Erreur
Est de croire que l’expérience dont parlent Eckhart Tolle ou Nisargadatta pour ne citer que deux personnes qui vivent la présence, signifie “être pleinement conscient de ce qui est…”. C’est UNIQUEMENT quand le système nerveux s’est familiarisé avec la pure conscience, sans les pensées… que l’expérience de la pure conscience (la présence) peut être vécue d’abord conjointement aux pensées et actions paisibles, puis de plus en plus actives et dynamiques.
Cinquième état de conscience
Quand la pure conscience est maintenue en permanence, nuit et jour, c’est un cinquième état de conscience (Conscience cosmique ou Nirvana). C’est l’état de conscience dont parle Eckhart Tolle. Il n’y a aucun moyen de savoir dans quel état de conscience se trouve une personne. Mais celui qui est en conscience cosmique, lui le sait.
La conscience ou présence n’est plus perdue, même quand mon corps dort profondément. Que je parle, que je coure, que je rêve ou que je dorme, je SUIS. C’est ce que la religion a appelé “la vie éternelle”.
Contrepartie physiologique du cinquième état de conscience
Un très haut niveau de cohérence EEG des ondes Alpha est établi dans le cerveau tout entier non seulement pendant la méditation mais également pendant l’activité. Ce haut niveau de cohérence EEG n’est plus limité aux ondes Alpha mais apparaît dans toutes les fréquences. Ce qui veut dire que le cerveau tout entier participe à chacune des pensées en fonctionnant d’une façon parfaitement homogène et harmonieuse.
Le résultat est que l’action est spontanément juste parce que l’intelligence qui propulse les pensées n’est plus l’intelligence humaine limitée produite par le fonctionnement d’une partie du cerveau mais du cerveau entier. Cet état de conscience complètement naturel à l’homme, vécu par des milliers de personnes est LA SEULE SOLUTION aux problèmes de notre société.
Bertrand Canac
Professeur de méditation transcendantale
13/03/2024
Pour nous, Occidentaux, appréhender le concept d'Ojas peut s'avérer complexe, car il nous invite à sortir des sentiers battus de la pensée analytique classique. L'Ayurvéda nous propose ici un mode de réflexion holistique où le corps et l'esprit ne font qu'un, rendant parfois difficile la traduction littérale de ces termes sanskrits dans notre langage moderne. Pourtant, comprendre Ojas, c'est apprendre à cultiver notre propre réserve de bien-être, tel un nectar précieux que nous nourrissons par nos choix de vie, notre alimentation consciente et notre pratique régulière du yoga.
Considéré comme le "jus" de la vie, Ojas est ce qui nous permet de rayonner, de renforcer notre système immunitaire et de maintenir une clarté mentale face aux agressions extérieures. En intégrant cette philosophie dans votre routine, vous ne vous contentez pas de pratiquer des postures ; vous apprenez à préserver cette essence rare pour cultiver une harmonie durable, transformant ainsi votre approche de la santé et de l'équilibre intérieur.
Pour cette nouvelle année, cultivons OJAS !
Ojas veut dire en sanscrit en Vigueur, Vitalité, Santé, Joie...
Bon mais comment le cultiver ?
Bing, kézako ce truc, encore un machin exotique incompréhensible… Ben oui un peu, mais je vais vous expliquer, succinctement, car si Ojas est précieux comme le Ghee, vous savez ce beurre clarifié qui possède tant de vertus, on pourrait aussi en écrire des bouquins… Alors en deux mots, Ojas est une notion extrêmement subtile, entre matière et énergie, substance et sensation, qui se produit dans notre corps, et qui apporte la Vitalité, la Vigueur, la Santé, la Joie !
C’est une notion, vous l’avez deviné, qui nous vient de l’Ayurvéda, donc qui fait partie de toute cette philosophie souvent difficile à appréhender pour nous Occidentaux, tant le mode de pensée est différent. Et précisément, c’est pour cela que je nous souhaite Ojas : car nous avons besoin de penser différemment pour créer une société différente de celle qui est en train de se tordre dans le chaos. Mais cela est un autre sujet, restons positifs et lumineux, car Ojas c’est la Lumière, c’est la Vigueur, la Vitalité, et Ojas est donc aussi l’Immunité !
Mais comment cultiver Ojas dans notre vie quotidienne ?
Il y a plein de façons, en voici quelques-unes… vous pourrez trouver bien plus d'infos en cherchant sur le net, évidemment...
Ici, juste un aperçu
Une nourriture saine, produits frais, cuisinée avec amour, si possible en accord avec les règles de nutrition de l’ayurvéda (on en reparlera, ça n’est pas si difficile), en prenant le temps pour manger, en étant reconnaissant de la nourriture qui est dans notre assiette, et dans la casserole Un rythme de vie sain, en accord avec les biorythmes du corps, couché tôt levé tôt, un sommeil profond, réparateur,
Des pratiques qui nous relient à nous-même : yoga, méditation, relaxation, taichi, chiqong etc... Proximité nature, jardin, forêt, lieux forts en énergie, la nature nous relie à nous-même
Les arts, la musique, la danse, sont aussi des pratiques qui nous relient à nous-même. Toutes les émotions dites « positives », et actions qui en découlent : amour, compassion, confiance, bienveillance, partage, entraide, soin… Vous le voyez, Ojas se cultive autant par des actions très concrètes dans la matière (nourriture, jardinage par exemple) que par des pensées / émotions élevées (entraide, compassion par exemple) ou par l’absence de pensée (méditation, sommeil)...
C’est parce que toutes ces pratiques nous relient à nous-mêmes. C’est ce dont nous avons le plus besoin. Entendons par « nous-même », l’âme, l’être profond, le cœur, le centre spirituel, utilisez le nom qui vous convient. D’ailleurs la « réserve » d’Ojas est située dans le centre du cœur, tiens tiens ! Au niveau individuel, plus notre niveau d’Ojas est haut, plus nous sommes forts à tous les niveaux, joie de vivre, vitalité, confiance, vigueur, et par-dessus tout : Immunité élevée ! C’est le manque de cette connexion qui fait de nous des êtres perdus, peureux, malades, fragiles, vulnérables, influençables etc. Et aussi un mode de vie pas approprié (le mode de vie typique moderne occidental est tout sauf sain)...
La connexion à l’être profond rallume la flamme intérieure, réveille les qualités de l’âme qui sont par essence, la confiance, l’amour, le partage, la bienveillance, le respect, l’équité etc. car étant connecté à l’âme, nous sommes connectés à tous les êtres, et à l’univers, la nature, les arbres, les animaux… Cultiver Ojas, c’est cultiver notre jardin intérieur. Cultiver Ojas c’est créer notre écologie intérieure, qui débouche inévitablement sur une écologie extérieure spontanée et juste. Vous le voyez, cultiver Ojas n’est pas une pratique égo centrée. Comme toutes les pratiques spirituelles, elle commence par soi, puis rejaillit sur le monde en des bienfaits illimités. Par cette connexion à l’âme. On peut voir entre parenthèses que tout ce que nous demandent présentement nos responsables étatiques, rapport à la situation que vous connaissez, va totalement à l’encontre de la production d’Ojas, donc détruit l’immunité. Sans commentaire. Fin de parenthèse.

Voilà
En conclusion, dansons, chantons, méditons, yogons, partageons, aimons, aidons, mangeons sain, vivons sain, dormons la nuit, et nous aurons un big OJAS qui rejaillira sur toute la société et facilitera la transformation sociétale que nous vivons, cette métamorphose si profonde qui ébranle tout sans exception, jusqu’à ce que cette nouvelle Terre dont nous parlons depuis des années émerge enfin. Le temps est venu, nous le savons, nous le sentons, et même si nous voudrions parfois revivre « comme avant » il faut bien se dire que c’est impossible. La société d’avant est en pleine dégringolade et il est urgent de penser autrement, d’agir autrement, pour que cette nouvelle Terre émerge enfin.
Et de toute façon il n'y a pas de retour arrière ni dans le temps ni dans les planètes, et rappelez-vous, notre belle planète Terre vogue vers Alcyone, le grand soleil et son Aura de Conscience. La transformation que nous vivons est inéluctable. C'est un dur labeur, un pénible accouchement, que l’on peut faciliter en cultivant Ojas ! Cultivons Ojas ! Et Récoltons la Joie, la Santé, la Vigueur, l'Immunité, et une société juste.
Cultivons Ojas
Avec l'aimable autorisation de Mirabelle Forsythia