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Rishikesh mon amour ((chap 1) la porte du palais des dieux)

01/23/2019

Rishikesh mon amour ((chap 1) la porte du palais des dieux)

« … Des bruits de rire, des ombres de lumière résonnent à travers mes oreilles, me séduisant et m’invitant. L’amour éternel et sans limite qui brille autour de moi comme un million de soleils, m’appelle encore et encore à travers l’univers. Jai Guru Deva Om. Rien ne changera mon monde. » « Across the Universe » John Lennon (Rishikesh 1968)

"La porte du palais des dieux."

 

« … Des bruits de rire, des ombres de lumière résonnent à travers mes oreilles, me séduisant et m’invitant. L’amour éternel et sans limite qui brille autour de moi comme un million de soleils, m’appelle encore et encore à travers l’univers. Jai Guru Deva Om. Rien ne changera mon monde. » « Across the Universe » John Lennon (Rishikesh 1968)

Indira Gandhi airport a l'air d'un pot de masalas sur le feu prêt à exploser, et ce n'est pas la mousson au dehors qui va arranger les choses. Elle a déferlé toute la nuit sur Dehli, qui se réveille sous un ciel de charbon. Débauche d'énergie, de couleurs, et de sons assourdissants, au départ de la capitale indienne. Plus de huit heures de vol depuis la France, pour atterrir à Delhi. Il m'en faudra presque autant pour rejoindre Rishikesh, la capitale mondiale du yoga.

Dépassé Haridwar (c’est l’une des sept villes sacrées en Inde). Welcome, bienvenue dans la somptueuse et mythique vallée des Saints. C’est à Rishikesh « la porte du pays des dieux » selon la mythologie hindoue, que se trouve le passage qui mène au paradis.  Les premiers contreforts des Himalayas se dessinent en fond de carte postale, à mon arrivée. Le crépuscule pointe son nez. Il fait un peu moins chaud maintenant, et l’air est enfin plus respirable. Le Gange a littéralement doublé de volume pendant la saison des pluies. Les eaux du fleuve laiteuses et crémeuses à souhait, scintillent dans l’obscurité naissante. Le légendaire ashram de Maharishi mahesh Yogi (l’ashram des Beatles pour les touristes) s'est engourdi avec nostalgie dans les brumes, sur les hauteurs de Ram Jhula.  Pour trouver un endroit sûr où dormir ce soir, il me faudra traverser le fleuve et Laxman Jhula Bridge, qui danse le moonwalk, et se déhanche dangereusement sous l'effet du vent.

Première nuit indienne, hypnotique à souhait. Où je rêve tout le long de Rishikesh et de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant (dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation, dans le panthéon des divinités hindoues). Les grondements magiques du Gange en bande sonore m’accompagnent jusqu’au réveil, en fanfare, avec les cloches et les chants de l’ashram. Le ton de mon séjour est donné. Premier réflexe après le surprenant chai épicé, se faufiler entre les gouttes de pluie tièdes du matin, et enchainer des positions de yoga comme elles viennent, sur la terrasse de ma chambre. Comme dans un rêve, je m’enroule et je m’étire un long moment, au-dessus du Gange. Prolongation toute naturelle de ma séance en mode Pranayama (yoga du souffle et de la respiration), le cœur au repos et la tête dans les nuages.



« En des temps très anciens vivait un "voyant", un Rishi qui se nommait Raibhya. Un jour, il vit apparaître le seigneur Vishnou sur la branche d'un manguier qui se courba sous le poids divin. Ainsi naquit la légende de la Terre du Manguier incliné, Kubjamraka, que l'on appela aussi Rishikesh, en hommage à celui qui y maîtrisa ses sens. Ce lieu est depuis les origines un havre de paix et de quiétude, où les chercheurs de vérité viennent se recueillir, se ressourcer, et méditer sur l'Absolu. » Joël Médina

Il règne à Rishikesh une atmosphère unique et spéciale, quelque chose de mystique. Que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Lovée aux pieds des Himalayas dans le nord de l’Inde, traversée par le Gange, la Mecque du yoga est vénérée par les hindous (Hrishika signifiant sens et Isha signifiant seigneur, « seigneur des sens » en référence au dieu hindou Vishnou). Elle est considérée comme un haut lieu de pèlerinage sacré. C’est aussi le point de départ vers les temples et les ashrams de BadrinathKedarnathGangotri et Yamnotri, plus haut dans les Himalayas. Quand Maharishi mahesh Yogi (fondateur du mouvement de méditation transcendantale) invite les Beatles dans son ashram à la fin des années soixante, le monde entier se tourne vers l’éblouissante Rishikesh, qui décroche le titre prestigieux de capitale mondiale du yoga. Une vraie légende est née.  « Il est possible à tout homme de saturer sa conscience avec le bonheur intérieur, cette intelligence illimitée, qui demeure à la source de la pensée. (Maharishi mahesh Yogi) » 

Victime ou pas de son succès, Rishikesh s’est développée « à l’indienne ». Les écoles de yoga, les centres ayurvédiques, les ashrams, ont prospéré depuis, et poussé un peu partout. Au programme, sans modération : tous les types de yoga, méditation, massage, cure de Panchakarma (processus de purification et de réjuvénation du corps en cinq étapes, selon la médecine ayurvédique indienne) … la totale.  Une seule ombre au tableau peut-être, l’afflux de touristes à la saison chaude. Mon objectif, c’est de m’installer quelques temps à Rishikesh, pour réapprendre le hatha-yoga traditionnel. Quelques mois, voire plus. Sadhana à plein temps (pratique, chemin spirituel), me fondre dans la ville sainte, et me laisser porter par l’incroyable énergie des lieux. Prochaine étape : trouver « un Maître de yoga ».



« Le seul enseignement qui soit valable est celui que l’on accepte dans le plaisir. Il est impossible de ne pas le reconnaître car il éveille en vous la certitude d’avoir toujours su ce qu’il vous apprend. »  Alain Daniélou

De la découverte à la pratique, de la pratique à la découverte du yoga. Tout s’est passé comme prévu. Les premiers contacts ont été les bons. Ma pratique s’est « spiritualisée en profondeur » et je « m’indianise » aussi, sans m’en rendre compte. Rapidement, j’ai trouvé un professeur qui m’initie aux subtilités du hatha-yoga traditionnel. Exactement ce que je voulais. J’apprends et je pratique avec lui, un peu plus de deux heures par jour environ. Plus les travaux pratiques, tout seul, de retour sur la terrasse de mon ashram. L’engagement me donne des ailes. En même temps, j’ai exploré la ville avec passion. Première surprise, le peuple de Hanuman s’est emparé de Rishikesh et l’a prise en otage. Les singes acrobates sont au spectacle partout. Ils piratent avec malice, et rackettent tout le monde sans exception aucune : les résidents, les pèlerins et les touristes. J’ai dû dès le départ moi aussi, faire le ménage sur la terrasse de ma chambre, et  trouver un terrain d’entente avec eux. Ils sont chez eux et font ce qu’ils veulent. Ne pas les provoquer surtout ! Régulièrement, à la tombée du jour, je participe à la magie du spectacle de l’Aartî (célébration des lumières) sur les marches de Parmath Niketam Ashram, en face du Gange à Ram Jhula. Perpétuellement en mouvement, Rishikesh vit au rythme des rites et des traditions. L’Inde n’est-elle pas la terre des Védas (Védas, connaissance et l’ensemble des textes sacrés révélés aux sages indiens, les Rishis) ?


 

Laurent Girard

relation guru/disciple, une expérience personnelle Recettes et gestes simples pour lutter contre les maux de l'hiver