Association YOG'ART - Cours de Yoga à Vergèze (Gard) © Monyoga.fr

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yoga à vergèze 2019/2020

Bienvenue sur le site de l'association YOG'ART dédié au yoga et à la pratique du yoga!  Les cours de yoga ont lieu au  centre Marcel Pagnol à Vergèze, entre Nîmes et Montpellier, dans la région du Gard. Ayelet Girard enseigne pour la dixième année consécutive au sein de l'association YOG'ART. Elle propose un yoga pour tous, traditionnel, avec une approche basée sur la simplicité, et le plaisir de la découverte et de la pratique.

    yoga à vergèze

Bienvenue sur le site de l'association YOG'ART dédié au yoga et à la pratique du yoga!  Les cours de yoga ont lieu au  centre Marcel Pagnol à Vergèze, entre Nîmes et Montpellier, dans la région du Gard. Ayelet Girard enseigne pour la dixième année consécutive au sein de l'association YOG'ART. Elle propose un yoga pour tous, traditionnel, avec une approche basée sur la simplicité, et le plaisir de la découverte et de la pratique.

rishikesh mon amour ((chap 2) comme un poisson dans l'eau)

05/12/2019

rishikesh mon amour ((chap 2) comme un poisson dans l'eau)

« Les hommes disciplinés, qui sont libérés du désir et de la colère, qui ont discipliné leurs pensées et réalisé le Soi, trouvent en tous lieux la liberté éternelle de la conscience divine. » Bhagavad-Gita 5, 26

"Comme un poisson dans l’eau. "

 

« Les hommes disciplinés, qui sont libérés du désir et de la colère, qui ont discipliné leurs pensées et réalisé le Soi, trouvent en tous lieux la liberté éternelle de la conscience divine. » Bhagavad-Gita 5, 26


Les gardiens de la tradition à Rishikesh sont surement les sadhus (ascète hindou qui a renoncé aux attaches de la vie matérielle). Avec eux, tout est sacré ! J’aime le contact des sadhus et leur énergie communicative. Ils sont diaboliquement intenses. Lorsqu’ils séjournent à l’ashram, ils supervisent ma sadhana avec swami, et m’initient en même temps à leur art de vivre, si attirant et tellement déroutant à la fois. J’ai vraiment l’impression qu’ils vivent dans un autre monde que nous. Fasciné, j’applique à fond toutes leurs instructions : Kumbakha à répétition (rétention du souffle) pendant le Pranayama, et méditations intensives, à raison d’une heure matin et soir.   Bientôt, je n’aurai plus qu’un seul mantra en tête durant la journée : « Kumbak ! » (Retiens ta respiration). Pour être plus à l’aise dans ma sadhana de tous les jours (chemin spirituel), j’ai définitivement adopté le dhoti (tenue traditionnelle qui consiste en une longue pièce de tissu en coton). Le mien est de couleur orange, exactement comme eux. Ils m’ont aussi appris à nouer les cheveux au-dessus de ma tête, et à appliquer la tika rouge après la puja du matin (marque portée sur le front par la plupart des hindous). Il y a quelque chose de Shiva en moi. Je suis comme un poisson dans l’eau.

 

« Le sadhu a renoncé à la vie en société et à la compagnie des hommes. Son appel à lui est ailleurs, d’autres ont à s’occuper des affaires de ce monde. Le sadhu lui, se tient près de la Source. Ce n’est point son affaire de s’occuper des barrages et canaux d’irrigation qui se construisent en aval. Son travail à lui, c’est de veiller que l’eau coule à flots de la Source même… »

 


Explorer Rishikesh me remodèle en même temps. Mentalement et physiquement. Je m’en rends compte de plus en plus. Ce sont au départ des sensations déroutantes, que j’associe au profond bouleversement exercé sur mon corps, par la pratique du yoga. Le yoga est une machine à laver le karma - le karma résume toute la pensée indienne : il désigne à la fois l’acte et la conséquence de cet acte. J’apprends à désapprendre, à chaque nouvelle lessive.  Sur les conseils de mon professeur, et pour accélérer le processus de purification, je vais souvent méditer près du Gange. Chaque nouvelle méditation me transporte, et me régénère en profondeur. La magie des lieux opèrera-t-elle aujourd’hui ? (Surtout ne rien attendre de l’expérience.)


Je me suis éloigné à pieds de la ville sainte. Le ciel s’est alourdi en chemin. De grosses grappes de nuages noirs ont assombri au fur et à mesure l’ensemble de la vallée. Mais ça ne fait rien, ma décision est prise, la pluie ne me fera pas changer d’avis. Le Gange a changé de couleur et gonflé pendant la mousson. Le courant du fleuve est extraordinairement rapide, et plus puissant que jamais. Son niveau est très haut. La jungle compacte et luxuriante a colonisé les berges. Je me suis installé dans une crique isolée, en retrait sous une grande pyramide de rochers blancs, pour m’abriter et rester bien au sec, en cas d’orage. Parfaitement seul au monde. Un vieux manguier sauvage derrière moi, étire ses longues branches jusqu’à l’entrée improvisée de ma grotte. Le cadre est parfait.


Premier Pranayama. Mon souffle se synchronise naturellement à la mélodie du Gange, et au mouvement de va-et-vient de mes pensées. Un silence bouillonnant s’installe en moi. Mon corps se réchauffe progressivement. De temps en temps, une pensée remonte comme une bulle à la surface. Je la tamise, et elle s’efface de mon esprit. Mise à la corbeille. Des singes en profitent pour chahuter dans la forêt. Le chant des arbres caresse mes sens. Nettoyage de la corbeille. Je plonge tranquillement en méditation profonde. L’air est lent, paisible. Le bourdonnement familier et si pesant de tous les jours, a complètement disparu de ma tête. Une vague gigantesque de silence me submerge à nouveau. Comme un  tsunami. Je lutte de toutes mes forces à l’intérieur pour ne pas m’étourdir, et me faire emporter par elle. En même temps, je me sens délicieusement plus léger, comme en apesanteur. Apaisé, c’est ça. Ma respiration s’est ralentie, un calme profond a envahi tout mon corps. Avec une sensation d’harmonie et de douceur exquise. La forêt s’imprègne du parfum de la pluie toute proche. Un vent frais et léger crisse sur le sable près de moi.

 


Trou noir. « L’ombre et la lumière se sont évanouies, les voiles d'affliction se sont évaporés, Les joies passagères ont fui comme des voiliers rapides, le mirage des sens n'existe plus pour moi. Maladie ou santé, haine, amour, vie ou mort, ombres vaines à l'écran de la dualité - tout cela n'est plus. Sarcasme, éclats de rire, mélancolie funeste, ont fondu dans un seul océan bienheureux. La méditation, cette baguette magique, vient d'apaiser l'orage de maya. Passé, présent, futur, ne sont pour moi qu'un éternel présent [...] Samadhi - béatitude - tu n'es pas un état inconscient, vain produit de quelque chloroforme mental, tu élargis, ô Samadhi, le champ de ma conscience par-delà les limites de mon corps mortel, jusqu'aux ultimes frontières de l’Eternel » Paramhansa Yogananda


Combien de temps ai-je médité ? j’ai perdu la notion du temps. De grosses gouttes s’écrasent en tapotant sur le sable, et des roulements de tambours me sortent définitivement de méditation.  Sita Ram ! Sita Ram ! Sita Ram ! Il est temps de revenir à l’ashram.


 

 

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