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Maharishi Mahesh Yogi, le gourou du monde entier

31/12/2021

Maharishi Mahesh Yogi, le gourou du monde entier

Maharishi Mahesh Yogi


Maharishi Mahesh Yogi était probablement le gourou du yoga le plus connu et le plus influent de l’Inde au cours des 50 dernières années, avec des millions de pratiquants dans toutes les parties du monde. Ses enseignements fondés sur la méditation ont eu un impact énorme, y compris sur certains des esprits et des personnalités les plus instruits, les plus riches et les plus éminents de l’Orient et de l’Occident. L’influence de Maharishi a été considérable en Inde, où il a redéfini l’image du gourou et le corpus de connaissances qu’il était censé représenter. Il a fait revivre, remodelé et modernisé les profondes traditions yogiques et thérapeutiques de l’Inde et les a portées sur la scène mondiale avec respect et élégance, en les considérant comme utiles et applicables à tous. Maharishi est devenu une figure emblématique en Occident – le visage médiatique du yogi, du maître de mantra et du maître de méditation.

 

Pourtant, malgré l’adulation dont il a fait l’objet, il n’a encouragé aucun culte de la personnalité autour de sa personne. Au contraire, il mettait l’accent sur la “connaissance” supérieure qui est impersonnelle par nature. Il a été capable d’articuler l’ancienne tradition de la connaissance védique et yogique dans toutes ses branches pour que l’esprit moderne puisse l’apprécier et la respecter.

 

Maharshi a peut-être été le premier gourou important à utiliser avec succès les médias modernes et les méthodes de marketing, y compris la télévision et la vidéo. Il a remarquablement repris les enseignements des anciens pandits de l’Inde – qui étaient méprisés dans leur propre pays comme des pièces de musée d’une autre époque – et, grâce à sa reformulation habile, les a fait respecter dans le monde entier en leur fournissant les clés intérieures de la conscience universelle, les dernières avancées de la science et de la médecine, et l’évolution future de l’humanité.

 

Maharshi était profondément préoccupé par l’état du monde et de l’humanité. Il a élaboré des projets visionnaires pour de nouvelles institutions éducatives, de nouvelles communautés et de nouvelles villes. Il a cherché comment introduire les valeurs védiques et les principes du Dharma dans la gouvernance mondiale, y compris comment protéger la nature, la Terre et son écologie. Fidèle à sa nature universelle, il a pu attirer dans son organisation des personnes de tous les pays, de tous les groupes d’âge, de toutes les religions et de toutes les cultures.

Maharishi a constitué une organisation mondiale très importante, dotée de fonds énormes et de projets précis. Naturellement, la présence d’une telle personnalité sur la scène mondiale, en particulier dans un pays arriéré et non chrétien comme l’Inde, a suscité de nombreuses controverses. Sa notoriété et ses nombreux adeptes remettaient en question les points de vue existants de la religion et de la science concernant la nature de la conscience. Il n’est pas surprenant que certaines autorités politiques et religieuses se soient senties menacées par son influence, en particulier sur les jeunes. Il est probable qu’aucun gourou indien n’ait eu un tel impact sur le monde, ni n’ait été confronté à une surveillance aussi implacable.

 

L’histoire de la vie de Maharishi fournit peu de détails. Il est né à Jabalpur, aujourd’hui dans le Madhya Pradesh, alors dans les provinces centrales de l’Inde britannique, sous le nom de Mahesh. Il était issu de la caste érudite des Kayastha. Il a étudié la physique à l’université d’Allahabad et a obtenu son diplôme en 1942.

 

 

Swami Brahamanda Saraswati, le maître de Maharishi


Maharishi suit l’inspiration de son gourou, le vénérable Swami Brahmananda Saraswati, Shankaracharya de JoshiMath dans l’Himalaya, qui est l’un des plus grands maîtres illuminés de l’Inde moderne. Il a rencontré son gourou pendant ses années d’université. Il est rapidement devenu le disciple proche et le secrétaire de confiance de son gourou, un honneur et une responsabilité extraordinaires qui lui ont donné accès à la sagesse insondable du gourou, une relation qui s’est poursuivie jusqu’au décès de Brahmananda en 1953.

 

En 1955, Maharishi a commencé à enseigner la méditation telle qu’il l’avait apprise de son gourou, qu’il a affinée en techniques pratiques simples et accessibles à tous. Ses disciples l’ont rapidement honoré du nom de “Maharishi” ou “grand voyant”. Non content d’enseigner en Inde, il décida de s’adresser au monde entier, alors que peu de professeurs indiens se rendaient à l’étranger. De sa première tournée mondiale en 1958 à sa rencontre avec les Beatles en 1967, ses enseignements ont explosé sur la scène mondiale. Sa renommée s’étend rapidement au Royaume-Uni, aux États-Unis, puis aux quatre coins du monde. Il a rapidement développé une organisation mondiale pour représenter ses enseignements. De 1991 à sa mort en 2008, il a vécu aux Pays-Bas et a communiqué avec ses disciples par le biais de la télévision par satellite, et son impact principal s’est déplacé en Europe.

 

On pourrait continuer pendant des pages avec les noms des personnes célèbres qui l’ont suivi, à commencer par les Beatles et les Beach Boys dans les années 1960, dont il a initié la génération de la contre-culture à la méditation et au mantra. Il a inspiré de grands enseignants et écrivains, notamment Sri Sri Ravi Shankar, qui a une stature mondiale et poursuit un travail similaire, et Deepak Chopra, qui est longtemps resté l’écrivain le plus populaire dans le domaine de la spiritualité et de la guérison en Occident. Son impact a été fort sur Hollywood, notamment sur le cinéaste novateur David Lynch et l’actrice Goldie Hawn. Pourtant, pour être fidèle à la vision de Maharishi, examinons les voies de la connaissance qui constituaient son principal engagement.

 


David Lynch et Russel Brand - Méditation de groupe


Yoga, méditation et mantra


Si le yoga est aujourd’hui principalement connu comme une tradition d’asanas, notamment en Occident, il est apparu dans le monde moderne comme une pratique spirituelle, à commencer par Swami Vivekananda à la fin du XIXe siècle, qui a associé le yoga à la grande philosophie du Vedanta, visant la réalisation de Soi. Maharishi, en tant que yogi au sens supérieur du terme, comme Vivekananda, a mis l’accent sur le yoga de la méditation, notamment le mantra yoga et le raja yoga de Patanjali. Il n’a pas gardé le yoga confiné dans des limites physiques mais l’a ouvert aux domaines les plus élevés de la conscience, le restaurant comme une science de la méditation. Sur cette base, il a élargi les enseignements védiques et yogiques pour montrer leur pertinence pour tous les aspects de la vie et toutes les branches du savoir. La renommée de Maharishi a commencé avec son enseignement de la méditation dans le monde entier. Il a fait la promotion de la Méditation transcendantale (MT) en Occident à une époque où le terme “méditation” était peu connu et où de nombreux groupes religieux s’y opposaient.

 

Aujourd’hui, des décennies plus tard, la méditation, sous de nombreux noms, formes et traditions, est mise en avant dans le monde entier. Maharishi a été le principal pionnier qui a mis ce processus en marche. Comme son approche de la méditation MT repose sur l’utilisation de mantras spéciaux, Maharishi a fait du terme mantra un mot courant dans le vocabulaire mondial. Il a simplifié et rationalisé la méditation mantra par des bija mantras spéciaux qui ont changé la vie de millions de personnes.

 

Ayurveda

 

 

Dr Triguna, Dwivedi et Balraj Maharshi

Trois parmi les médecins ayurvédiques les plus renommés de l’Inde


L’Ayurveda était presque inconnu en Occident lorsque Maharshi l’a introduit dans les années 1980. Il se morfondait en Inde, avec peu de soutien, comme un système de médecine arriéré, voire primitif. Aujourd’hui, l’Ayurveda s’est répandu dans le monde entier comme un système avant-gardiste de santé et de bien-être basé sur l’esprit, le corps et la conscience, tel que Maharishi l’a révélé. De nombreux gourous indiens du yoga possèdent aujourd’hui leurs propres centres et produits ayurvédiques. Cela n’aurait pas été possible sans la promotion mondiale de Maharishi.

 


Diagnostic par le pouls - Un trésor de l’Ayurveda remis en valeur par Maharishi


Jyotish, astrologie védique, Vastu et architecture védique


Si l’on défend la cause de l’astrologie dans les cercles intellectuels, on risque d’être dénigré comme étant superstitieux. Maharshi a redonné reconnaissance et dignité à la pratique de l’astrologie védique. Il a donné l’impulsion nécessaire pour faire du jyotish un mouvement mondial, comme il l’a fait pour l’ayurveda.

 

Le jyotish est maintenant pratiqué avec le yoga et l’ayurveda dans le monde entier.

 


Correspondance des planètes dans l’astrologie védique avec les aires du cerveau


Le vastu est la science védique de l’architecture et des influences directionnelles qui était également largement oubliée. Maharishi l’a remise au goût du jour, notamment dans le cadre de ses nombreux projets de construction.

 


Influence de l’orientation des habitations


Enseignements védiques

 

 

Maharishi avec des pandits (érudits) des Vedas


Maharshi a fait remonter ses enseignements au Rigveda, le plus ancien texte védique, expliquant ses mantras énigmatiques comme des clés de la connaissance cosmique, ce que peu de gourous modernes ont fait. Son soutien à l’Inde et au monde entier pour qu’ils se réapproprient leur héritage védique a été crucial et a changé l’image des Vedas, qui sont passés du culte de la nature à la révélation de l’intelligence cosmique.

Tout en élargissant la vision védique vers le futur, la science védique et la physique moderne, la gestion védique, Maharshi était un exposant de l’Advaita ou Vedanta non-dualiste, que son gourou enseignait. Il a montré comment le Vedanta est intimement lié à toutes les sciences védiques. La pensée védique et la physique moderne postulent toutes deux un champ de conscience unique pour expliquer les lois de la nature. Maharishi a montré la concordance entre les deux. Dans l’étude du cerveau, Maharishi a révélé comment les mantras védiques interagissent avec les fonctions cérébrales et peuvent aider à développer les potentiels cérébraux supérieurs. Maharshi a introduit les principes védiques dans la gestion des affaires, en détaillant comment le Dharma supérieur peut élever le domaine des entreprises et créer un nouveau système d’économie basé sur le Dharma. Il a démontré la pertinence de la connaissance védique dans tous les domaines de la vie et à tous les niveaux du discours social et intellectuel.

 

Écoles et pandits védiques, héritage de l’éducation

 

Les jeunes pandits apprennent à réciter les Vedas


Maharshi a créé de nombreuses écoles et universités, notamment l’Université internationale Maharishi (MIU) aux États-Unis, rebaptisée Université Maharishi de Management (MUM), et l’Institut européen de recherche Maharishi (MERU) aux Pays-Bas, ainsi que plusieurs universités en Inde avec le soutien du gouvernement. Il a développé une formation spéciale pour valoriser les pandits védiques en Inde. Ses écoles ont mené des recherches scientifiques sur les bienfaits de la méditation qui sont largement étudiées et citées.

 

Méditation de groupe à Maharishi International University, Fairfield, Iowa, USA
Méditation de groupe dans le dome de MIU (Maharishi International University), Fairfield, Iowa, USA


L’expansion du monde védique


Certains peuvent reprocher à Maharishi d’utiliser les médias et le marketing pour promouvoir les enseignements yogiques. Il était certainement un orateur impressionnant lorsque cela était nécessaire. Certains de ses projets étaient spectaculaires, comme son programme de vol yogique visant à enseigner aux gens comment léviter. Mais ils ont permis d’attirer l’attention sur les enseignements qu’il espérait.

L’immense quantité de richesses et de biens acquis par son organisation a été remise en question, et tous ses projets ou centres n’ont pas prospéré. Mais si l’on examine la manière dont il a utilisé les immenses ressources à sa disposition, on constate qu’il s’est toujours focalisé sur la connaissance. D’autres ont critiqué sa façon de nommer les enseignements védiques “Ayurveda Maharishi”, “Jyotish Maharishi” et ainsi de suite, comme si son organisation était propriétaire de ces anciennes traditions. Mais il ne faut pas oublier que sans sa validation moderne, de nombreuses personnes n’auraient peut-être pas été disposées à étudier ces enseignements ésotériques de l’Inde ancienne. Certains de ses disciples ont trouvé son organisation rigide et ont fini par suivre leur propre voie, parfois avec sa bénédiction. Pourtant, sa capacité à maintenir une telle organisation mondiale doit être admirée.

 

La renaissance spirituelle en Inde et dans le monde d’aujourd’hui a été rendue possible dans une large mesure par les efforts inlassables de Maharishi Mahesh Yogi dans de nombreux domaines des connaissances supérieures. Il a créé un public pour les enseignants et les médecins indiens qui voyagent en Occident et dont beaucoup ont bénéficié. Il nous a donné une vision élargie du yoga, fondée sur les Vedas, les mantras et la méditation, qui demeure complète, convaincante et transformatrice.

 

Maharishi a fait de la connaissance védique un enseignement d’une perspective pour le future et d’une compréhension cosmique respecté dans le monde entier. Son nom, son image et sa mission sont largement reconnus et resteront probablement proéminents pour les décennies à venir. Maharishi a marqué une nouvelle ère dans la manière de présenter la sagesse la plus profonde de l’Inde, le yoga de la conscience, et la façon dont elle peut guider l’humanité vers un nouvel âge d’illumination.

 

David Frawley 

 

  

Sources

 

Article paru en anglais le 28 décembre 2021 dans India Today Magazine

 

David Frawley est certainement le plus grand érudit et enseignant des sciences védiques occidental. Il est médecin ayurvédique, astrologue, expert en yoga et plusieurs branches de la littérature védique.


Il est fondateur de l’American Institute of  Vedic Studies à Santa Fe, Nouveau-Mexique, États-Unis.

 

Note : Cet hommage à Maharishi est d’autant plus remarquable qu’il est un point de vue extérieur. David Frawley, à ma connaissance, n’a ni étudié les science védiques par Maharishi, ni pratiqué la Méditation Transcendantale qui sont le cœur de son enseignement. Bravo. Pourtant, David Frawley a oublié de mentionner l’Effet Maharishi qui prouve scientifiquement que la technologie de la conscience développée par Maharishi a le pouvoir d’arrêter les guerres instantanément et de créer très rapidement  une société idéale pour toute l’humanité.


Plus sur l’Effet Maharishi

 

Avec l'aimable autorisation de Sagesse Védique

Catégorie(s) : Maharishi, Méditation Transcendantale, Sciences védiques, Veda, Yoga - Méditation
Étiqueté : David Frawley, Maharishi Mahesh Yogi

Bertrand Canac (administrateur du blog et professeur de méditation transcendantale)

 

 

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bija et mantra

22/12/2021

bija et mantra

Les bîjas sont des phonèmes mono syllabiques. Ils sont de véritables germes de pouvoir présents au sein de la conscience. Ces germes sont autant de caractéristiques résidant en latence dans la conscience. Ce sont toutes les catégories de la conscience représentées par toutes les lettres du langage. C’est pourquoi on associe volontiers le pouvoir de la conscience à celui du verbe créateur, car lorsque ces formes archétypales entrent en vibration, elles engendrent toute la manifestation et gouvernent toute la réalité observable. Les bîjas les plus couramment utilisés sont Om, So, Ham, Sa, Yam, Ram, Hrim, etc. ... chacun possède une énergie particulière. Ils sont couramment employés dans la pratique en fonction de la séquence et de l'effet recherché. Il est à noter que parmi tous les bîjas, le phonème Om est dit « Pranava », c'est à dire, contenant à lui seul tous les autres. Son énonciation dans les pratiques est donc toujours appropriée.

 

Bîja du souffle dans la colonne : Soh (inspir) Ham (expir)

Bîja du souffle dans le cœur : Ham (inspir) Sa (expir)

Bîja de l’énergie : Aim, Hrim, Shrim,

Bîja de l’espace : Ha, Kha, Ksha

Bîja de la terre : Lam, Gam, Phat

Bîja du désir : Klim, Kam

 

Etc...

 

Les mantras sont des formules multi syllabiques. Ils sont souvent associes à des divinités du panthéon hindou. Les mantras constituent des techniques simples mais réputées pour leurs efficacités. La répétition d’un mantra (japa) a pour effet de substituer le dialogue intérieur ordinaire par une structuration mentale possédant sa propre efficience. Les mantras sont innombrables et constituent une science à part entière (śabda yoga).

 

Associé à Ganesh : Om Shri Ganeshaya Namah

Associé à Kâli : Om Krim Kâliké Svaha

Associé à Shiva : Om Namah Shivaya

 

Etc...

 

Les mantras sont traditionnellement répétés à l’aide d’un mâlâ ou chapelet indien. Dans le Nâtha Yoga les mâlâs sont généralement constitués de graine de Rudraksha, un arbre sacré qui pousse en Asie (Elaeocarpus ganitrus). Le mâlâ compte 108 graines plus une grosse graine appelée Sumeru, coiffée d’un pompon, le plus souvent de couleur rouge. Le Sumeru représente le Mont Meru, une montagne mythique considérée comme l'axe du monde dans les mythologies persane, bouddhiste, jaïne et surtout hindoue. Certains Shakta (adorateurs de la Shakti) et certains Tantrika, (voués au culte des divinités féminines), utilisent un mâlâ en cristal de roche. D’autres voués au culte de Durga ou Vishnu utilisent un mâlâ en bois de santal. Un mâlâ en bois de curcuma est utilisé pour le culte de Bagalamukhi, et en bois de basilic pour le culte de Lakshmi et Krishna. La pratique la plus usuelle est de répéter le mantra à chaque graine du mâlâ. C'est habituellement la main droite qui tient le mâlâ et il faut égrener le mâlâ en ramenant les graines vers soi à l’aide du pouce et du majeur, l'index restant tendu et les autres doigts repliés. Lorsqu'on arrive à la graine principale appelée Sumeru, il faut retourner le mâlâ et recommencer à l'envers et ainsi de suite. Il est à noter que le Sumeru ne peut être franchi, car il représente également dans la tradition shivaïte la dimension infinie du dieu Shiva en sa forme de trait de lumière.

 

Au-delà de l’aspect formel, la récitation des mantras cherche surtout la vibration et la résonnance engendrée au niveau du corps subtil. Comme nous le savons les nadis qui forment le corps subtil sont sensibles au son (nada) et à la vibration (spanda). Les chakras et les adharas sont également sensibles à la vibration des mantras. L’ensemble du corps subtil peut ainsi être stimulé par les mantras. Dans la tradition, à chacun des 50 pétales des 6 chakras manifestés dans le corps subtil, correspond une lettre de l’alphabet sanskrit. Par exemple au niveau du chakra du front (ājñā) sur le pétale de droite, au niveau à l’hémisphère droit du cerveau, correspond la lettre Ha ou aspirée pure et sur le pétale de gauche, au niveau de l’hémisphère gauche du cerveau, correspond la lettre Kṣa ou première des ligatures du sanskrit.

 

La récitation des mantras permet également d’influencer le mental de manière très efficace. Le mental contrairement à l’idée reçue est un principe plutôt inerte et immobile. Il coordonne les sens qui sont eux-mêmes en relation directe avec les éléments physiques (mahā bhūta). C’est pour cette qualité en relation avec Tamas que la tradition lui attribue cet aspect statique. C’est seulement parce que le mental est puissamment réactif, que les sensations qu’il reçoit le mettent en agitation. C’est par sa nature fluide, que le mental, au contact des sens ou de leurs souvenirs remontant de la mémoire, entre en agitation. Qu’on le prive des sensations et le mental retrouve son calme et son immobilité naturelle. C’est ainsi que les mantras vont agir sur la plasticité du mental pour le structurer et lui faire prendre des formes neuronales particulières. La diction des mantras résonne de manière harmonieuse et engendre des stimulations toujours positives et favorables. À vrai dire, la pratique des mantras procure beaucoup de satisfaction et de plaisir, le mantra agit comme une nourriture en enrichissant l’esprit et en régénérant le corps.

 

Néanmoins, la pratique des mantras demande beaucoup de temps pour produire des résultats probants. Il est couramment admis qu’un mantra doit être répété au moins sur 5 mâlâs par jour pendant 20 jours soit environ 11 000 récitations au moins pour produire son effet. Dans cet exemple, l’adepte doit y consacrer environ 1 heure par jour soit une vingtaine d’heures en tout. Au plus le temps consacré par jour est important au plus l’effet recherché sera puissant. De la même manière, au plus le nombre de jour sera élevé au plus le mantra délivrera ses bienfaits sur le corps et l’esprit du pratiquant.

 

Dans la tradition Nâtha, les mantras sont formulés en sanskrit. Le sanskrit est la langue sacrée du yoga, elle lui est indissociable. Le sanskrit provient des rishis, des sages qui méditaient dans les Himalaya. Les rishis entendirent le cosmos proférer de lui-même le son fondamental et firent passer les phonèmes élémentaires du sans forme au monde manifesté. Le sanskrit fait partie de la Shruti c’est-à-dire d’une connaissance auto-révélée ou encore entendue par les sages des temps anciens. C’est pourquoi, l’élève doit intégrer le plus tôt possible l’apprentissage du sanskrit en même temps que la pratique du yoga.

 

Le sanskrit est basé sur la théorie de l’alphabet (mātṝkā) ou roue des phonèmes (varna mālā) qui décrit précisément la création du monde manifesté suivant la puissance du verbe créateur. Dans cette théorie, le son et la parole (vāc) sont à l’origine de la manifestation du monde. Toutes les manifestations observables sont engendrées par des fréquences vibratoires suivant une expression orale divine. Shiva assume l’aspect statique de la conscience en laquelle se trouvent toutes les caractéristiques de l’être sous forme de Nexus, c’est-à-dire de germes ou encore de signes contenus en latence au sein de la conscience. Lorsque ces germes entrent en vibration par l’énergie de la prise de conscience, la Shakti, ils deviennent des Plexus, c’est à dire des roues vibrantes capables de manifester toutes les formes observables. Il est possible de prendre en comparaison le mécanisme de la musique jouée à travers un haut-parleur. Enfin cette émission est toujours accompagnée d’extase, elle devient alors Sexus, c’est-à-dire l’union de l’invisible et du visible, du sans forme et de la forme, du statique et du dynamique soit l’union de Shiva et Shakti.

 

L’alphabet sanskrit est composé usuellement de 48 phonèmes élémentaires auxquels on ajoute traditionnellement deux phonèmes (Li long et Ksha) pour correspondre aux 50 pétales des 6 chakras manifestés. Comme nous l’avons vu précédemment, l’alphabet sanskrit est calqué sur les chakras. À ce titre, le corps subtil de l’être humain est une parfaite reproduction de toute la manifestation, identique à l’univers déployé par le Verbe Créateur divin.

 

Étant pure conscience, l’Être se sait exister et possède la volonté de se connaitre. De par cette réflexion au sein de la Conscience, naissent tous les éléments créateurs de l’Univers (tattva). C’est ainsi que chaque lettre correspond à un état de conscience et à l’énergie correspondante qui en résulte dans le processus d’éveil de l’Être à lui-même. Le grammairien Pânini a codifié, vers 400 ans avant notre ère, l’alphabet sanskrit tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il est composé de 9 voyelles simples + 4 diphtongues + 2 sons accessoires + 33 consonnes. Les voyelles correspondent aux énergies subtiles et à l’évolution intérieure de l’éveil de l’Être à lui-même. Elles sont réputées les plus puissantes car empreintes d’énergie pure. Il est à noter qu’en sanskrit il existe des voyelles courtes (a, i, u …) et longues (ā, ī, ū, etc..), les premières correspondent à des états de conscience qui apparaissent spontanément dans le processus d’éveil de l’Être, les secondes correspondent à une réflexion, soit une prise de conscience de chacun de ces états. À partir de la lettre spéciale ou accessoire deux point l’un sur l’autre ‘ :’ (visarga), sont émises toutes les consonnes qui correspondent à une double évolution à la fois intérieure et extérieure, manifestant ainsi tous les 36 tattvas du monde manifesté tel que nous les connaissons à travers l’expérience sensorielle.

 

C’est ainsi que le yogin comprend qu’il peut se servir des bîjas et des mantras pour reproduire en son sein la manifestation cosmique. Il se sert des racines sanskrites pour stimuler l’ensemble du corps subtil et réveiller Kundalini Shakti. Pour ce faire le yogin doit retrouver la vibration sacrée, unie à la Conscience, qui déverse son flot de science pure sur tout l’univers. Il doit ressentir en lui cette émotion et cette dimension affective, pour stimuler et mettre en mouvement tous les chakras du corps subtil. En effet pour qu’un mantra puisse être efficient et délivrer sa puissance, il doit être prononcé avec sincérité, ferveur et grande foi envers la divinité. Sans quoi, le mantra deviendrait une diction mécanique, il ne pourrait agir sur les couches profondes du corps subtil et resterait à un niveau purement grossier.

 

Sur ce sujet la tradition distingue quatre niveaux de la parole :

 

Vaikhari : C’est le niveau grossier de la parole, il comprend le langage ordinaire, il utilise les lèvres et la langue pour formuler des sons audibles. Il peut être également le niveau de la parole murmurée, voire silencieuse mais avec une activité résiduelle de la langue. Il correspond à l’état de veille.

 

Madhyamā : C’est le niveau intermédiaire de la parole, il s’agit d’un état purement mental, sans verbalisation, ni sensation physique, sans aucune agitation de la langue ni des lèvres. Il correspond à l’état de rêve.

 

Paśyantī : C’est le niveau indifférencié de la parole, le son se manifeste comme un sentiment, une idée sans mots ou une visualisation Il s’agit d’un son intuitif dont la nature et au-delà des formes ou des cadres linguistiques définis. Il correspond à l’état de sommeil profond.

 

Paravak : C’est le niveau suprême de la parole dans lequel n’existe plus aucun son, juste la conscience universelle. Il représente l’état d’absorption dans le samadhi, la méditation profonde sans le souffle. Il correspond au quatrième état transcendant ou Turya.

 

L’utilisation des mantras peut se faire en groupe, ils sont alors énoncés oralement ou même scandés avec beaucoup de puissance. La répétition des mantras la plus efficace est solitaire et s’effectue de manière purement mentale. La répétition ordinaire du mantra est dite « japa », elle doit être pratiquée de manière insistante et prolongée pour obtenir l’efficience du mantra. Au bout d’un moment de cette pratique, la répétition devient automatique et comme entendue par le pratiquant, elle est dite alors « ajapa japa ».

 

La pratique des mantras est souvent associée aux divinités du panthéon hindou et notamment aux divinités du Mahâ Vidya Yoga. Combinée avec la visualisation de diagramme (yantra) et de rituels (puja) la pratique peut alors devenir magique dans le sens où elle permet d’établir un lien efficient avec la divinité. Dans cette forme de pratique, les qualités de la divinité se manifestent chez l’adepte qui en reçoit tous les effets aussi bien au niveau matériel que spirituel. Contrairement à la croyance ordinaire, ce niveau de pratique est parfaitement accessible au commun des mortels, il suffit juste de s’y essayer de manière véritable et sincère. Il est tout de même nécessaire d’y consacrer une grande énergie pendant un laps de temps assez important. (Une à deux heures par jour pendant deux à trois années au minimum).

 

Une des grandes déesses de l’hindouisme, particulièrement vénérée dans le Tantra, est la Grande Déesse du Mahâ Vidya Yoga, Impératrice de Beauté, régnant sur les 3 états, veille, rêve, sommeil et les transcendant en un continuum de conscience, Turya le quatrième état, identique à la Conscience Absolue : sa Majesté Tripura Sundari.

 

De la Bahvricha Upanishad dédié à la Grande Déesse du Mahâ Vidya, Tripura Sundari :

 

1- Au tout début de l'univers la déesse était seule. Elle émit l'Oeuf du monde. Elle était alors le son IM et la résonance nasale par quoi OM se prolonge.

 

2- C'est d'Elle que Brahmâ naquit d'Elle, Vishnu, d'Elle, Rudra, d'Elle, tous les Maruts, en bandes, d'Elle, les Gandharvas, les Apsaras, les Kimnaras et tous les musiciens du Ciel. D'Elle naquit le Désirable et tout ce qui a l'Énergie, d'Elle aussi tous les Êtres qu'ils aient pour origine l'œuf, l'eau, la graine, ou la matrice : les végétaux, les animaux, tous, tant qu'ils sont ! D'Elle aussi les humains...

 

3- C'est qu'Elle est l'Énergie suprême, la Doctrine apaisante qui consiste en trois mantras : KA É Î LA HRÎM HA SA KÂ HA LA HRÎM SA KÂ LA HRÎM C'est là le secret d'OM car OM a pour support la déesse-Parole !

 

4- Elle s'est diffusée dans les trois corps, les trois villes, rayonnant sur eux Sa lumière à l'intérieur, à l'extérieur ! Parce qu'Elle est intimement mêlée au temps et à l'espace on dit qu'Elle est la Conscience Intérieure, Mahâ-Tripurâ-Sundarî !

 

5- Elle seule est l'Ame cosmique car en dehors d'Elle il n'y a que mensonge et non-âme ! Elle est donc le brahman comme Conscience universelle, et réunit en Elle-même à la fois l'Être et le Non-Être ; par Elle on connait la Conscience en tant que brahman sans second comme une vague d'Existence, de Conscience, et de Joie !

 

Elle est entrée dans tous les êtres, Mahâ-Tripurâ-Sundarî, à l'intérieur, à l'extérieur de chacun d'eux ; et sur chacun Elle rayonne sa lumière !

 

Ce qui n'est qu'Être seulement, et que Conscience illuminante, ce qu'est l'Amour, ce qu'est la Joie, C'est la déesse créatrice,

 

Mahâ-Tripurâ-Sundarî !

 

Divinité universelle elle est tout à la fois et le Toi, et le Moi, et tous les êtres et tout ce qui existe,

 

Mahâ-Tripurâ-Sundari !

 

Elle est la seule Vérité, la Nature, Elle : la Charmante,

 

Mahâ-Tripurâ-Sundarî

 

en Elle il nous faut reconnaitre le brahman sans second !

 

6- Détaché des cinq formes et des cinq éléments, seul reste le Mahant, support universel ultime vérité.

 

En conclusion, il est vivement conseillé aux pratiquants qui seraient encore rebutés par l’apprentissage de la civilisation traditionnelle de l’Inde, de franchir le cap et d’apprendre un peu de sanskrit pour mieux intégrer les sons et la prononciation correcte des bîjas et des mantras. Passées les premières difficultés avec l’assimilation des notions de base, s’ouvrira alors un champ d’investigation tout à fait nouveau et passionnant. En effet la signification ésotérique de l’alphabet sanskrit permet une compréhension totalement nouvelle sur la pratique du yoga.

 

L’exposé synthétique de la Théorie de l’Alphabet Sanskrit : https://www.yoganet.fr/blog/enseignement-110.html

 

Sources 

 

Sivasutra et Vimarshini de Kshemarâja Traduction commentaires de Lilian Silburn Shivaïsme du Cachemire le secret Suprême de Swami Lakshman Ji (d’après Tara Michaël il s’agirait plutôt de Swami Lakshman Joo)

 

Les enseignements oraux directs de Yogi Mastsyendranath qui m’a permis de comprendre réellement tous les aspects subjectifs de la Matrika

 

Les enseignements d’Hélène Marinetti, sanskritiste de longue date.

 

De la Bahvricha Upanishad dédié à la Grande Déesse du Mahâ Vidya, Tripura Sundari extrait de "textes sacrés d'Orient" de Marc de Smedt Éditeur : P. Belfond (1 janvier 1976)

 

 

Michel Chauvet

 

Michel Chauvet   Yoganet 

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l'hymne aux flots d'or

11/12/2021

l'hymne aux flots d'or

Adi Shankara (Sankara ou Saṃkara, « celui qui apporte la félicité », une des épithètes de Siva), est au 8° siècle, un des plus célèbres maîtres spirituels de l'hindouisme. Le nom du philosophe indien suscite partout en Inde et dans le monde, un grand respect qui s'adresse à la fois à la gloire spirituelle du maître, à sa perfection poétique et littéraire, à sa ferveur dévotionnelle et à sa profondeur philosophique. Adi Shankara est le philosophe qui a mis l'Advaita Védanta  sous sa forme finale et il est à ce titre considéré comme le maître de la Non-dualité.

 

L’Advaïta Védanta est l’une des écoles principales du Védanta qui naît en Inde du nord, avec l’avènement des Upanishads, des Brahma sutras et de la Bhagavad-Gita ce, entre 500 et 200 av. J.-C. « Vedanta » provient de la combinaison du mot « ved » qui correspond à la « connaissance » et de « anta » qui signifie littéralement « au-delà de ». Le terme « Advaïta » se traduit littéralement par « non duel ». L’Advaïta Vedanta est donc cette philosophie qui est au-delà de la connaissance et qui a pour fondement la non-dualité. Elle explique l’avènement de l’univers, la place de l’être dans cet univers, la formation de l’ego, le fonctionnement du mental, les mécanismes du désir et de la peur, l’origine de la souffrance, la quête de soi et du bonheur ainsi que le sens de la vie. Adi Shankara est reconnu comme le maître de la non dualité.   

 

 

 

 

Kanakadhara Stotram, l'hymne aux flots d'or


Alors qu'il était jeune garçon (Adi Shankara a pris ses vœux de Sanyasi -renoncement- à l'âge de 8 ans) et faisait l'aumône pour de la nourriture, Shankara rencontra une pauvre femme sur le devant de sa hutte. N'ayant rien à lui offrir, elle lui donna le seul fruit qui lui restait, une groseille de maquereau (amla) avec hésitation. Adi Shankara fut tellement ému par la gentillesse et l'altruisme de cette femme qu'il composa sur le champ l'hymne aux flots d'or, 22 strophes à la louange de la déesse Laxmi. Réjouie et satisfaite par la puissance de l'hymne, la déesse apparut au jeune garçon et lui demanda ce qu'il désirait. Le jeune garçon supplia la Déesse Laxmi de renverser la fortune de la famille de cette dame en lui accordant des richesses.

 

Au début, la déesse refusa, arguant que la dame n'avait pas été charitable lors de sa naissance précédente, et qu'elle était liée par les lois du karma à la pauvreté dans sa naissance actuelle. Sankara implora encore la Déesse que l'acte d'altruisme absolu de la pauvre femme l'absolve de ses péchés du passé. Il ajouta que seule Lakshmi était capable de changer le destin de quelqu'un, en effaçant ou en changeant les écrits du futur faits par Brahma. La déesse Lakshmi fut  si heureuse qu'elle inonda immédiatement la maison de la dame de baies d'oie en or pur.


Bienfaits


Adi Shankara a compose l'hymne aux flots d'or pour le bien-être de tous ceux qui souffrent de leur karma passé. Kanakadhara Stotram repousse les énergies négatives. Sa récitation élimine la pauvreté et apporte le bonheur. Adi Shankara y décrit la beauté, la grâce, la sagesse et le pouvoir de la déesse de la richesse et de la prospérité, Laxmi (Kanak signifie or et Dhara signifie flux). L'hymne aux flots d'or confère bonne fortune et prospérité. Il est particulièrement auspicieux les vendredis et matins et soirs, et les jours de pleine lune (l'alignement des étoiles et des planètes est considéré comme très propice ces jours-là). 


L'hymne récité avec une pleine dévotion, élèvera les gens à un niveau supérieur de conscience spirituelle. Leur vision de la vie changera.

 

 

Sources

 

Brahmananda Saraswati Foundation

https://www.chinmayafrance.fr/

https://www.yay-yoga.com/yoga-et-savoirs/

https://www.astroved.com/blogs/

 

 

Asso YOG'ART

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qu'est-ce que la présence? 2

10/12/2021

qu'est-ce que la présence?  2

La “présence” n’a RIEN À VOIR avec “être sciemment conscient, et/ou pleinement présent à ce qui est (ici et maintenant)”.


La présence, c’est la présence à soi, au Soi. C’est Samâdhi.


Dans les Yoga Sutra, le texte de référence du Yoga, Pantañjali définit Samâdhi par ces mots : “l’objet d’attention devient comme vide de son contenu et seule la lumière de la conscience demeure”.


Samâdhi est le résultat automatique de Dhyâna (la méditation).


Un quatrième état de conscience


Donc, Présence = la pure conscience = l’état autoréférent de la conscience = l’âme = Samādhi = Transcender le niveau le plus fin des pensées et perceptions, le temps, l’espace et tout le monde relatif = Turiya (quatrième état de conscience – après sommeil, rêve et veille).

Oui, c’est bien une expérience, c’est l’expérience de l’Absolu illimité, non né, dont le goût est la béatitude, et l’expérience que CELA je suis.

 

C’est L’EXPÉRIENCE à vivre dans cette vie

 

“Atma vare drishtavya, shrotavya, mantavya, niti dyashitavya”


“Seul cet ātma, le Soi, la forme la plus simple de la conscience, est digne d’être vu, entendu, contemplé et réalisé.”
(Brihad Aranyaka Upanishad)

 

Cette expérience ne dépend pas de, et ne peut être réalisée par, la volonté, l’intention, la détermination ou l’effort. Elle est le résultat AUTOMATIQUE du raffinement de l’activité mentale dans la Méditation Transcendantale.

 

L’expérience de la pure conscience échappe complètement à notre contrôle et ne supporte aucun contrôle et aucun effort. C’est seulement l’attrait d’un bonheur croissant qui conduit spontanément l’esprit des niveaux superficiels de la pensée aux niveaux plus fins et finalement à transcender la pensée.

 

Parce qu’il s’agit d’une expérience concrète, elle a une contrepartie physiologique :

 


 

  • Cohérence EEG
  • Relaxation complète du corps (respiration très lente et fine, voir arrêt de la respiration…)
  • Cohérence maximum des EEG dans tout le cerveau, particulièrement des ondes Alpha qui correspondent à un état de profonde relaxation, de grand bien être et de vigilance. En deux mots : éveil au repos.


L’Erreur

 

Est de croire que l’expérience dont parlent Eckhart Tolle ou Nisargadatta pour ne citer que deux personnes qui vivent la présence, signifie “être pleinement conscient de ce qui est…”.

 

C’est UNIQUEMENT quand le système nerveux s’est familiarisé avec la pure conscience, sans les pensées… que l’expérience de la pure conscience (la présence) peut être vécue d’abord conjointement aux pensées et actions paisibles, puis de plus en plus actives et dynamiques.


Cinquième état de conscience


Quand la pure conscience est maintenue en permanence, nuit et jour, c’est un cinquième état de conscience (Conscience cosmique ou Nirvana). C’est l’état de conscience dont parle Eckhart Tolle.


Il n’y a aucun moyen de savoir dans quel état de conscience se trouve une personne. Mais celui qui est en conscience cosmique, lui le sait.


Le test à l’acide 


La conscience ou présence n’est plus perdue, même quand mon corps dort profondément.

Que je parle, que je coure, que je rêve ou que je dorme, je SUIS.

C’est ce que la religion a appelé “la vie éternelle”.


Contrepartie physiologique du cinquième état de conscience


Un très haut niveau de cohérence EEG des ondes Alpha est établi dans le cerveau tout entier non seulement pendant la méditation mais également pendant l’activité.


Ce haut niveau de cohérence EEG n’est plus limité aux ondes Alpha mais apparaît dans toutes les fréquences. Ce qui veut dire que le cerveau tout entier participe à chacune des pensées en fonctionnant d’une façon parfaitement homogène et harmonieuse.


Le résultat est que l’action est spontanément juste parce que l’intelligence qui propulse les pensées n’est plus l’intelligence humaine limitée produite par le fonctionnement d’une partie du cerveau mais du cerveau entier.

 

Cet état de conscience complètement naturel à l’homme, vécu par des milliers de personnes est LA SEULE SOLUTION aux problèmes de notre société.

 

 

Bertrand Canac

Professeur de méditation transcendantale

Avec l'aimable autorisation de Sagesse Védique


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